Montcombroux-les-Mines

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Montcombroux-les-Mines
Montcombroux-les-Mines
Paysage champêtre.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Allier
Arrondissement Vichy
Intercommunalité Communauté de communes Entr'Allier Besbre et Loire
Maire
Mandat
Guillaume Lacroix
2020-2026
Code postal 03130
Code commune 03181
Démographie
Gentilé Montcombrouxois, Montcombrouxoises [1]
Population
municipale
296 hab. (2019 en diminution de 11,38 % par rapport à 2013)
Densité 13 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 21′ 12″ nord, 3° 41′ 28″ est
Altitude Min. 281 m
Max. 414 m
Superficie 23,42 km2
Unité urbaine Commune rurale
Aire d'attraction Commune hors attraction des villes
Élections
Départementales Canton de Dompierre-sur-Besbre
Législatives Troisième circonscription
Localisation
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Montcombroux-les-Mines

Montcombroux-les-Mines est une commune rurale française, située dans le centre-est du département de l'Allier en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Sa population était en 2019 de 296 habitants.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

La commune se trouve dans les Basses Marches du Bourbonnais, dans le centre-est du département de l'Allier. Elle est située à vol d'oiseau à 12 km au nord-nord-est de Lapalisse, à 26 km au sud-ouest de Digoin (Saône-et-Loire), à 33 km au nord-est de Vichy et à 36 km au sud-est de Moulins,

Ses communes limitrophes sont[2] :

Communes limitrophes de Montcombroux-les-Mines
Saint-Léon Liernolles
Sorbier Montcombroux-les-Mines Le Donjon
Bert

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Le Roudon, affluent gauche de la Loire, prend sa source dans la commune.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Montcombroux-les-Mines est une commune rurale[Note 1],[3]. Elle fait en effet partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[4],[5]. La commune est en outre hors attraction des villes[6],[7].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (93,7 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (94,4 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : prairies (65,6 %), zones agricoles hétérogènes (14,8 %), terres arables (13,3 %), forêts (5,4 %), zones urbanisées (1 %)[8].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le terme « les mines » ajouté au nom de la commune vient de l'exploitation du gisement de schiste houiller de Bert-Montcoubroux à partir du début du XIXe siècle.

Histoire[modifier | modifier le code]

Un atelier de bracelets en schiste de l'âge du bronze a été découvert en 1892 par Albert de Bure au lieu-dit Malbruneau (écrit également Malbruno). Ces bracelets taillés dans des plaques de schiste d'une épaisseur uniforme variant de 15 à 25 mm semblent avoir été fabriqués à l'aide de silex et peuvent être rattachés à l'époque morgienne, où l'emploi du bronze était connu et pas encore répandu loin des grandes cités[9]. Le schiste provient d'un affleurement de schiste noir qui recouvre le bassin des mines de Bert[10].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 1971 mars 2001 Jean-François Alizard PCF  
mars 2001 mars 2008 Alain Bevilacqua    
mars 2008 mai 2020 Claire Tognon DVG fonctionnaire
mai 2020 En cours
(au )
Guillaume Lacroix[11] DVG ouvrier

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[12]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[13].

En 2019, la commune comptait 296 habitants[Note 2], en diminution de 11,38 % par rapport à 2013 (Allier : −2,17 %, France hors Mayotte : +2,17 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
455306368380429453586635676
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
6948489289951 3341 3291 3221 4471 330
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 3201 3061 3501 3571 3251 182904958751
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
747645592512439427410349320
2019 - - - - - - - -
296--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[14] puis Insee à partir de 2006[15].)
Histogramme de l'évolution démographique

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Jean-Baptiste.
La chapelle des mines.
  • Château des Prureaux, demeure construite au XIXe siècle par la famille Meilheurat, mais la seigneurie des Prureaux est attestée anciennement. Corps de bâtiment rectangulaire à trois niveaux, avec une tour hexagonale engagée au centre de la façade[16]. Le château est occupé aujourd'hui par l'association « Le Créneau », qui organise des chantiers internationaux et des ateliers d'insertion[17].
  • Chevalement créé par l'association des Gueules Noires, en partenariat avec la municipalité, rappelant le travail des mineurs, situé à l'entrée de la commune, vers le stade municipal et ouvert aux visites.
  • Église Saint-Jean-Baptiste
  • Chapelle des mines

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Annexes[modifier | modifier le code]

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Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes et cartes[modifier | modifier le code]

  • Notes
  1. Selon le zonage publié en décembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2022, millésimée 2019, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2021, date de référence statistique : 1er janvier 2019.
  • Cartes
  1. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.

Références[modifier | modifier le code]

  1. https://www.habitants.fr/allier-03
  2. Géoportail (consulté le 28 mai 2017).
  3. « Zonage rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le )
  4. « Commune urbaine-définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  5. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  6. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le ).
  7. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  8. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  9. Revue scientifique du Bourbonnais et du Centre de la France, Moulins, Auclaire, 1892 ; François Pérot, « Note sur des bracelets et des brassards en schiste de l'âge du bronze. Atelier de bracelets en schiste de Montcombroux (Allier) », Autun, Imprimerie Dejussieu père et fils, 1894.
  10. Revue La curiosité universelle, no 264, du 08 février 1892, page 5.
  11. « Liste nominative des communes de l'Allier » [PDF], sur maires-allier.fr, Association des maires et présidents d'intercommunalité de l'Allier, (consulté le ).
  12. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  13. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  14. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  15. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018 et 2019.
  16. René Germain (dir.), Dominique Laurent, Maurice Piboule, Annie Regond et Michel Thévenet, Châteaux, fiefs, mottes, maisons fortes et manoirs en Bourbonnais, Éd. de Borée, , 684 p. (ISBN 2-84494-199-0), p. 588.
  17. Site du Créneau.