Montaut (Landes)

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Montaut
Montaut (Landes)
Vue de Montaut et de l'église Sainte-Catherine.
Blason de Montaut
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Landes
Arrondissement Mont-de-Marsan
Intercommunalité Communauté de communes Chalosse Tursan
Maire
Mandat
Anne-Marie Larrère
2020-2026
Code postal 40500
Code commune 40191
Démographie
Gentilé Montalde
Population
municipale
620 hab. (2019 en diminution de 1,74 % par rapport à 2013)
Densité 42 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 44′ 30″ nord, 0° 39′ 18″ ouest
Altitude Min. 25 m
Max. 121 m
Superficie 14,88 km2
Type Commune rurale
Aire d'attraction Mont-de-Marsan
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Chalosse Tursan
Législatives Troisième circonscription
Localisation
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Montaut
Liens
Site web montaut.org

Montaut (Mont Aut, en occitan[1]) est une commune du Sud-Ouest de la France, située dans le département des Landes (région Nouvelle-Aquitaine).

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

La commune est située à une vingtaine de kilomètres au sud-ouest de Mont-de-Marsan, sur la D32 entre Saint-Sever (8,5 km à l'est) et Dax (35 km à l'ouest-sud-ouest). Le Gers est à quelque 40 km à l'est, les Pyrénées-Atlantiques sont à 28 km au sud.
Aire-sur-l'Adour, contigu au Gers, est à 40 km à l'est, avec accès à l'autoroute A65 (échangeur no 6 au nord d'Aire-sur-Adour ; l'échangeur no 7 au sud de la ville ne permet que l'accès en direction du nord et la sortie en venant du nord)[2].

Les principaux hameaux sont Arcet et Trolle à l'est, Layerte au sud-est et Brocas au sud-ouest[3].

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Montaut[3]
Toulouzette Saint-Sever
Hauriet Montaut Banos
Saint-Aubin,
Maylis
Doazit

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La commune est bordée au nord par la rivière le Gabas[3].

Deux autres cours d'eau arrosent la commune :

  • le ruisseau de Bazin, affluent de la Gouaougue et qui prend source au sud-est du bourg puis s'écoule vers l'ouest, quittant la commune à 1,3 km au nord-ouest de Brocas[3] ;
  • et le ruisseau de Saint-Pierre, affluent du Bazin, qui prend source à la fontaine Saint-Pierre (1,9 km à l'est de Brocas, tout près de la commune de Doazit) puis coule vers l'ouest et rejoint le Bazin à 700 m au nord-ouest de Brocas[3].

Géologie[modifier | modifier le code]

La commune est sur le flanc nord de l'anticlinal d'Audignon[4], une structure née des contraintes pyrénéennes avec en son centre des affleurements de terrains carbonatés marins du Crétacé et du Tertiaire[5]. Les environs ne présentant pas d'autre accident géologique marquant, les différents substrats présents sur la commune sont restés organisés en bandes orientées est / ouest[4]. On y trouve du nord au sud :

  • Une terrasse à galets, graviers et matrice sableuse du Pléistocène supérieur dans la vallée du Gabas[6] (Fx, en gris clair sur la carte[4]).
  • Cette terrasse à matrice sableuse est bordée au sud par une terrasse du Pléistocène moyen ancien faite de galets, graviers et matrice argileuse rubéfiée[7] (Fv, en gris plus foncé)[4].
  • Le flanc sud de la vallée du Gabas, jusqu'au village perché tout en haut, est fait de molasses ou argiles carbonatées versicolores de l'Oligo-Miocène[8] (g3-m2, en rose)[4]).
  • La formation des sables fauves du Serravallien (Miocène moyen), des sables jaune-ocre à graviers et galets rubéfiés par la présence de fer[9] (m4, en jaune à pois rouges[4]).
  • Les calcaires blancs parfois dolomitisés à silex et algues du Danien (Paléocène inférieur, Tertiaire[10] ; « e1 », en marron sur la carte[4]). Normalement placée entre les formations des sables fauves et les calcaires du Maastrichtien qui suivent, sur la commune ces calcaires daniens ont pratiquement disparu comme bande intermédiaire ; on les retrouve seulement sur un petit hectare en limite ouest de la commune, vers Tauziède ; et sur un peu plus de 9 ha dans l'est à la carrière d'Arcet. L'affleurement type de la partie inférieure de cette formation danienne d'Arcet a été emprunté au front de taille de la carrière[10].
  • Les calcaires beiges à rudistes et foraminifères, géodes de silice et silex bruns, déposés au Maastrichtien[11] (« C7 », en jaune[4]). Les géologues les appellent localement « Couches de Dumes », lieu où leur stratigraphie est particulièrement bien présentée[11].
  • Les calcaires blancs du Campanien à silex et calcaires argileux gris-beige[12] (« C6 », en vert clair[4]). Ces formations sont appelées « Couches de Pé-Marie », du nom de l'endroit où ont été levées les coupes de référence en rive gauche du Gabas, à l'ouest du village d'Eyres-Moncube[12].
  • Les marnes intermédiaires[13] du Crétacé supérieur[14] (Cénomanien ou Turonien) (« C3-5 », en vert plus soutenu[4]). Ce sont des argiles gris bleuâtre fortement carbonatées, qui peuvent prendre aussi des teintes beige clair en surface. On note la présence de nodules carbonatés centimétriques à décimétriques blanchâtres[13].
Cette étroite surface de marnes est interrompue par une nappe isolée de sables fauves de 12 ha entre Nébout et Guardères au sud-est de Montaut ; les mêmes sables fauves la surmontent en limite ouest de commune sur environ 18 ha vers le hameau d'Argelès[4].
  • Les calcaires plus ou moins dolomitiques du Cénomanien, blancs à beiges, parfois siliceux[14] (« C1-2 », en vert pâle[4]). Ces formations cénomaniennes sont appelées localement « Couches de Pilo », à cause des nombreuses petites carrières autrefois exploitées autour du lieu-dit Pilo au nord-est d'Audignon (carrière Maçon légèrement au nord du lieu-dit Buret). Du bas vers le haut semblent s'individualiser quatre horizons (calcaires à orbitolines, calcaires à préalvéolines et ovalvéolines, marnes intermédiaires et calcaires supérieurs)[14].
  • Ces calcaires du Cénomanien contournent par l'ouest une masse de calcaire gris bleuté de l'Albien[15] (n7, en vert foncé[4]). Ces formations sont appelées localement « Couches de Lagouardère », du nom du lieu où se trouvent les affleurements types[15]. À leur extrémité Est, dans la pointe sud-est de la commune vers Layerte, se trouvent 75 ha de sables fauves (« m4 »)[4].

Sur la commune, le ruisseau de Bazin et sa branche méridionale le ruisseau de Saint-Pierre coulent presque entièrement sur les calcaires du Cénomanien. En allant vers le sud, on retrouve les marnes du Crétacé supérieur (« C3-5 ») ; puis les calcaires blancs du Campanien (« C6 ») en traces entre Caluchet et Cazaoubidaou ; enfin les calcaires du Maastrichtien (« C7 »), qui entourent une zone de sables fauves (« m4 ») à Gasseneilh (sur les hauteurs de Mondiron)[4].

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat qui caractérise la commune est qualifié, en 2010, de « climat océanique altéré », selon la typologie des climats de la France qui compte alors huit grands types de climats en métropole[16]. En 2020, la commune ressort du même type de climat dans la classification établie par Météo-France, qui ne compte désormais, en première approche, que cinq grands types de climats en métropole. Il s’agit d’une zone de transition entre le climat océanique et les climats de montagne et le climat semi-continental. Les écarts de température entre hiver et été augmentent avec l'éloignement de la mer. La pluviométrie est plus faible qu'en bord de mer, sauf aux abords des reliefs[17].

Les paramètres climatiques qui ont permis d’établir la typologie de 2010 comportent six variables pour les températures et huit pour les précipitations, dont les valeurs correspondent à la normale 1971-2000[Note 1]. Les sept principales variables caractérisant la commune sont présentées dans l'encadré ci-après.

Paramètres climatiques communaux sur la période 1971-2000[16]

  • Moyenne annuelle de température : 13,3 °C
  • Nombre de jours avec une température inférieure à −5 °C : 1,8 j
  • Nombre de jours avec une température supérieure à 30 °C : 7,4 j
  • Amplitude thermique annuelle[Note 2] : 14,1 °C
  • Cumuls annuels de précipitation[Note 3] : 1 119 mm
  • Nombre de jours de précipitation en janvier : 12,6 j
  • Nombre de jours de précipitation en juillet : 7,9 j

Avec le changement climatique, ces variables ont évolué. Une étude réalisée en 2014 par la Direction générale de l'Énergie et du Climat[20] complétée par des études régionales[21] prévoit en effet que la température moyenne devrait croître et la pluviométrie moyenne baisser, avec toutefois de fortes variations régionales. Ces changements peuvent être constatés sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, « Benquet », sur la commune de Benquet, mise en service en 1972[22] et qui se trouve à 16 km à vol d'oiseau[23],[Note 4], où la température moyenne annuelle est de 13,5 °C et la hauteur de précipitations de 1 005,6 mm pour la période 1981-2010[24]. Sur la station météorologique historique la plus proche, « Mont-de-Marsan », sur la commune de Mont-de-Marsan, mise en service en 1945 et à 21 km[25], la température moyenne annuelle évolue de 13,1 °C pour la période 1971-2000[26], à 13,5 °C pour 1981-2010[27], puis à 13,9 °C pour 1991-2020[28].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Montaut est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 5],[29],[30],[31].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Mont-de-Marsan, dont elle est une commune de la couronne[Note 6]. Cette aire, qui regroupe 101 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants[32],[33].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (76,7 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (78,2 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (61,5 %), forêts (20,8 %), zones agricoles hétérogènes (15,2 %), zones urbanisées (2,6 %)[34].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Préhistoire[modifier | modifier le code]

L'important atelier de taille de silex à Arcet, souvent cité comme le site de Montaut, se trouve sur un plateau à 1,3 km à l'est de Montaut. Il est associé à une carrière[35]. Découvert en 1889 par F. Mascaraux[36], il révèle une présence importante au Solutréen[37], mais a aussi livré des traces de Gravettien, d'Aurignacien et d'Azilien[36].

Quelques années après Mascaraux, Pierre-Eudoxe Dubalen réalise des fouilles assez étendues au centre du gisement[37] et y collecte une série lithique importante[36]. Lui succèdent J. Delaporterie et Letailleur, M. Neuville[36] et plusieurs autres fouilleurs. L'exploitation de ce gisement se termine à la fin des années 1960[38] mais les recherches continuent sur le matériel recueilli, dont celles de Merlet (1980[39]).

Le site comporte deux loci d'ateliers et des vestiges d'occupation. Le silex travaillé est d'origine locale[38].

En 2006 Michel Lenoir et Jean-Claude Merlet publient leurs recherches d'inventaire et d'étude des pièces conservées[38]. Les pointes du site ont donné naissance à une typologie nouvelle : la pointe de « type Montaut »[40], que l'on retrouve — pour une pièce foliacée asymétrique — jusqu'à la grotte de Roquecourbère à Betchat (à environ 200 km au sud-est[41], 23 km à l'est de Saint-Gaudens en Ariège[42]). La pointe de Montaut est illustrée par une sculpture monumentale en métal (cuivre ?) de Michel Rozier au milieu du rond-point créé entre 1989 et 2008 (maire Gérard Labadie)[43].

Lenoir et Merlet déterminent aussi que les pointes à cran présentes sur le site seraient plutôt du Gravettien que du Solutréen. Leur étude conclut que le site ne présente pas de Solutréen « typique » ; ils trouvent également des pièces curieuses, qu'ils nomment « Solutréen gascon »[38].

Antiquité[modifier | modifier le code]

Un castra se trouve au Casterot[44], hameau à 2,5 km au sud-est de Montaut[3]. Le lieu-dit Monta a aussi livré des traces de défense en terre[44].

Moyen-Âge[modifier | modifier le code]

Brocas

(Ne pas confondre avec la commune de Brocas à 17 km au nord de Mont-de-Marsan.)

Brocas est le centre du pouvoir de la famille de Brocas au XIIIe siècle[45],[Note 7],[Note 8]. C'est le chef-lieu de la paroisse « depuis un temps immémorial », jusqu'à ce que le petit hameau de Montaut ne se développe en bourg fortifié au gré des rivalités seigneuriales et des conflits de la féodalité. Ce développement date essentiellement des guerres de religion du XVIe siècle car Montaut a de meilleures défenses naturelles[46], perché à 120 m d'altitude avec des pentes d'accès nettement plus escarpées qu'à Brocas qui est de surcroît à seulement 90 m d'altitude[3]. L'église Saint-Pierre de Brocas, la plus ancienne et longtemps seule église de la paroisse[47], date du XIIIe siècle[48]. Une fontaine miraculeuse lui est associée, la fontaine de Saint-Pierre[47], à 1,9 km à l'est de Brocas[3] ; au XIXe siècle celle-ci est encore recouverte d'une construction en pierre en forme de reliquaire surmonté d'une croix, avec en façade une niche abritant une statue en terre cuite de saint Pierre[47].

Lorsque l'église paroissiale est construite, celle de Brocas lui est annexée même après que l'église de Montaut soit devenue une succursale en 1808. Mais au moins jusqu'au XIXe siècle inclus, les fêtes de la Toussaint et de Saint-Pierre sont célébrées dans l'église de Brocas[47]. Elle est inscrite aux Monuments historiques par arrêté du [49].

L'église Sainte-Catherine date du XIVe siècle[50].

Temps modernes[modifier | modifier le code]

Château d'Arcet

Lors de la formation des communes en 1790, Montaut absorbe Arcet, commune éphémère[51]. Jusque là, Arcet dépendait de la paroisse d'Audignon. La petite église d'Arcet, bâtie par les Jacobins de Saint-Sever[52] à 3,7 km au nord-ouest d'Audignon et seulement 1,3 km à l'est de Montaut[3], est devenue peu après sa construction la chapelle du nouveau château d'Arcet[47]. Avant la Révolution, elle était une sous-annexe de l'église de Banos, elle-même une annexe de la paroisse d'Audignon ; elle était desservie par le vicaire de Banos, entretenu par le curé d'Audignon. Outre d'être le siège d'une confrérie en l'honneur de saint Michel, elle est particulièrement dédiée au culte du diacre martyr saint Vincent de Saragosse, patron des vignerons ; la fontaine miraculeuse qui est un attribut de ce culte (voir photo plus bas) attirait de nombreux pèlerins[52].

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

Le , la commune passe dans la région Nouvelle-Aquitaine à la suite de la fusion de son ancienne région l'Aquitaine avec les régions Poitou-Charentes et Limousin.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
avant 1981 ? Jean Constans    
1983 1989 Roger Dupouy    
mars 1989 2008 Gérard Labadie    
mars 2008 2020 Mme Claude Boisseau Deschouarts   Cadre de direction retraitée
mai 2020 En cours Anne-Marie Larrère    
Les données manquantes sont à compléter.

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Dans son palmarès 2020, le Conseil national de villes et villages fleuris de France a attribué deux fleurs à la commune[53].

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[54]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[55]. En 2019, la commune comptait 620 habitants[Note 9], en diminution de 1,74 % par rapport à 2013 (Landes : +4,14 %, France hors Mayotte : +2,17 %).
Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 1488651 0601 3721 4071 3011 1801 2271 205
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 2281 1351 1071 0621 0501 1041 0331 0351 219
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
956964962909856819812811758
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2013
794766704556592604567556631
2018 2019 - - - - - - -
617620-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[56] puis Insee à partir de 2006[57].)
Histogramme de l'évolution démographique

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Lavoir Saint-Vincent, quartier d'Arcet.
  • Le Hameau de Brocas : Cet ancien fief appartenait au XIVe siècle à la famille de Brocas. Il était une paroisse rattachée à Montaut.
  • L'église Saint-Pierre de Brocas date du XIIIe siècle. Elle est inscrite aux Monuments historiques par arrêté du [49].
  • L'église Sainte-Catherine du XIVe siècle est inscrite aux Monuments historiques par arrêté du [58].
  • Les arènes : Tous les villageois ont participé à leur construction. Situées en contrebas de l'église Sainte-Catherine, les arènes sont la fierté du village.
  • Le chêne centenaire : Sur la place de l'église subsiste la souche d'un chêne quadri-centenaire dont le tronc faisait six mètres de circonférence. Une plaque commémore sa chute, le 20 août 2011.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Montaut Blason
Parti : au 1er d'or à la tour flanquée à senestre d'une échauguette (église Sainte-Catherine de Montaut), au trait de sable, au 2d de gueules à l'église du lieu (église Saint-Pierre de Brocas) au trait de sable, au silex taillé au trait de sable brochant en chef sur la partition[59].
Détails
Le statut officiel du blason reste à déterminer.
Alias
Alias du blason de Montaut
Fascé d'or et de gueules.
Armes attribuées par Charles d'Hozier en 1696.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • [Burrows 1886] (en) Montagu Burrows, The Family of Brocas of Beaurepaire and Roche Court, hereditary masters of the royal buckhounnds, with some account of the english rule in Aquitaine, London, Longmans, Green & Co, , 496 p., sur books.google.fr (lire en ligne). Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article.
  • [Lamaignère 1943] Raphaël Lamaignère (abbé), Église Saint-Pierre de Brocas, , sur dzt-isto.chez-alice.fr (lire en ligne).
  • [Sébie 1864] Abbé Sébie, « La paroisse de Montaut (Landes) pendant la Révolution française », Revue de Gascogne,‎ , p. 209-228 (lire en ligne [sur gallica]). Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes et cartes[modifier | modifier le code]

  • Notes
  1. Les normales servent à représenter le climat. Elles sont calculées sur 30 ans et mises à jour toutes les décennies. Après les normales 1971-2000, les normales pour la période 1981-2010 ont été définies et, depuis 2021, ce sont les normales 1991-2020 qui font référence en Europe et dans le monde[18].
  2. L'amplitude thermique annuelle mesure la différence entre la température moyenne de juillet et celle de janvier. Cette variable est généralement reconnue comme critère de discrimination entre climats océaniques et continentaux.
  3. Une précipitation, en météorologie, est un ensemble organisé de particules d'eau liquide ou solide tombant en chute libre au sein de l'atmosphère. La quantité de précipitation atteignant une portion de surface terrestre donnée en un intervalle de temps donné est évaluée par la hauteur de précipitation, que mesurent les pluviomètres[19].
  4. La distance est calculée à vol d'oiseau entre la station météorologique proprement dite et le chef-lieu de commune.
  5. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  6. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  7. La famille de Brocas, noble sans titre, serait originaire de la commune de Brocas près de Mont-de-Marsan. Une branche de la famille est à Saint-Sever où elle se fait remarquer pour ses dons à l'abbaye ; de là viennent les Brocas qui ont tenu Saut et son château. Voir Burrows 1886, p. 267.
  8. En Gascogne, la notion de fief s'implante tardivement : les relations féodales commencent à peine à s'y esquisser au tournant du XIIe siècle. Des seigneurs de moindre rang possèdent des mottes en alleu (pour lesquelles ils ne rendent de comptes à personne) : « La plupart des possesseurs de mottes, de la Garonne aux Pyrénées, étaient des possesseurs de biens allodiaux » (voir [Higounet 1980] Charles Higounet, « Structures sociales, castra et castelnaux dans le Sud-Ouest aquitain (Xe – XIIIe siècles) » (Actes du Colloque de Rome (10-13 octobre 1978)), Publications de l'École Française de Rome, no 44 « Structures féodales et féodalisme dans l'Occident méditerranéen (Xe – XIIIe siècles). Bilan et perspectives de recherches »,‎ , p. 109-117 (lire en ligne [sur persee]), p. 112).
  9. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2022, millésimée 2019, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2021, date de référence statistique : 1er janvier 2019.
  • Cartes
  1. « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes », sur remonterletemps.ign.fr, IGN (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.

Références[modifier | modifier le code]

  1. https://locongres.org/fr/ressources/telechargements/func-startdown/12/lang,fr-fr/
  2. « Montaut », sur google.fr/maps. Les distances par route entre deux points donnés sont calculées dans le panneau latéral (dans l'onglet à gauche de l'écran, cliquer sur "Itinéraires").
  3. a b c d e f g h et i « Montaut, carte IGN » sur Géoportail. Couches « Cartes IGN classiques » et « Hydrographie » activées. Vous pouvez bouger la carte (cliquer et maintenir, bouger), zoomer (molette de souris ou échelle sur l'écran), moduler la transparence, désactiver ou supprimer les couches (= cartes) avec leurs échelles d'intensité dans l'onglet de "sélection de couches" en haut à droite, et en ajouter depuis l'onglet "Cartes" en haut à gauche. Les distances et surfaces se mesurent avec les outils dans l'onglet "Accéder aux outils cartographiques" (petite clé à molette) sous l'onglet "sélection de couches".
  4. a b c d e f g h i j k l m n et o « Montaut, carte géologique interactive » sur Géoportail. Couches « Cartes IGN classiques » et « Géologie » activées.
  5. [Capdeville et al. 1997] Jean-Pierre Capdeville, Marie-Christine Gineste (Préhistoire, archéologie), Alain Turq (Préhistoire, archéologie) et Philippe Vergain (Préhistoire, archéologie), Notice explicative de la carte de géologie au 1/50000e « Hagetmau » no 978, Orléans, BRGM, , 70 p. (lire en ligne [PDF] sur ficheinfoterre.brgm.fr), p. 17.
  6. Capdeville et al. 1997, Notice géologique, p. 44.
  7. Capdeville et al. 1997, Notice géologique, p. 43.
  8. [Capdeville et al. 1990] Jean-Pierre Capdeville, Patrick Andreieff (microfaune), Alain Cluzaud (macrofaune), Jean-François Lesport (macrofaune), Geneviève Farjanel (microflore) et Danièle Fauconnier (microflore), Notice explicative de la carte de géologie au 1/50000e « Mont-de-Marsan » no 951, Orléans, BRGM, , 41 p. (lire en ligne [PDF] sur ficheinfoterre.brgm.fr), p. 12.
  9. Capdeville et al. 1997, Notice géologique, p. 35.
  10. a et b Capdeville et al. 1997, Notice géologique, p. 21.
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