Montagny (Savoie)

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Montagny
Montagny (Savoie)
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Savoie
Arrondissement Albertville
Canton Bozel
Intercommunalité Communauté de communes Val Vanoise Tarentaise
Maire
Mandat
Gérard Clerc
2014-2020
Code postal 73350
Code commune 73161
Démographie
Population
municipale
662 hab. (2015 en augmentation de 0,91 % par rapport à 2010)
Densité 50 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 27′ 25″ nord, 6° 35′ 33″ est
Altitude Min. 657 m
Max. 2 444 m
Superficie 13,26 km2
Localisation

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Montagny est une commune française située dans le département de la Savoie, en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Géographie[modifier | modifier le code]

1 326 hectares dont 334 en bois, exposés au sud, au centre des pentes allant du massif du mont Jovet au Doron de Bozel, en face des stations de ski de Courchevel, La Tania, Méribel.

La commune est limitée à l'est par celle de Bozel, à l'ouest par Feissons-sur-Salins, au sud par le village de La Saulce qui dépend de Brides-les-Bains. Au nord, la limite est l'arête de La Grande Côte qui culmine à 2 485 mètres et où convergent les communes de Saint Marcel et de Notre Dame-du-Pré. La limite est avec Bozel se situe à ce niveau à quelques centaines de mètres du chalet du C.A.F. du Jovet.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Montagny
Saint-Marcel Notre-Dame-du-Pré
Feissons-sur-Salins Montagny Bozel
Brides-les-Bains Courchevel

Toponymie[modifier | modifier le code]

La forme ancienne du nom est Montaniaco : domaine (acum) appartenant à Montanius, nom romain assez fréquent et les toponymes Montagny sont nombreux - au moins 11 communes en France - sans compter les Montagnac du Sud-Ouest qui ont la même origine étymologique.

Un texte latin du 4 novembre 1652 émanant de l'Official de l'Archevêché de Tarentaise à Moutiers commence ainsi : « Venerandis curatis, suis vicariis Montagniaci et Fessonis superioris... » (Aux vénérables curés, à leurs vicaires de Montagny et de Feissons d'en haut -Feissons-sur-salins-...)

Dans un texte français de 1561, « Chronique de Savoie » de G. Paradin, on lit « Montaigny », devenant définitivement Montagny à partir de XVIIe siècle.

En francoprovençal, le nom de la commune s'écrit Montènyi, selon la graphie de Conflans[1].

Histoire[modifier | modifier le code]

La Maison Blanche[modifier | modifier le code]

En 1861, le Conseil Municipal fait son acquisition et le bâtiment a depuis été utilisé, entre autres, pour loger les ouvriers étrangers de la mine (voir plus loin) puis pour des séjours brefs (colonies de vacances par exemple). En 2011, la « Maison Blanche » a servi de décor pour l'auberge « Edelweiss » dans le film de Charlotte de Turckheim, Mince alors !.

Église Saint-Germain[modifier | modifier le code]

L'église dédiée à Saint-Germain est reconstruite au XVIIe siècle, dans un style nouveau style, même s'il reste quelques traces de roman. Au XIXe siècle, le sous-sol s’affaissant, la décision fut prise de reconstruire l’église à un autre emplacement. Les lieux autour du cimetière furent défrichés par des moines de Moûtiers au IXe siècle.

Chapelle de Notre-Dame-des-Neiges[modifier | modifier le code]

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Une première chapelle fut érigée en 1750 au lieu-dit la Bonne Fontaine sur le plateau de « LA CHAL », où se trouvait déjà un petit oratoire. Il s'agissait de concrétiser un vœu des villageois, en reconnaissance de l'intercession de la Vierge Marie qui les avait préservés des conséquences d'une extraordinaire quantité de neige du mois de février à la fin du mois de juin 1749 (d'où son nom). La première messe y sera célébrée en août 1750.

En mauvais état (en particulier après l'hiver de 1886-1887), trop petite et éloignée de près de 2 heures de marche du village (à l'altitude 1740), elle fut reconstruite au lieu-dit le Chatelard  visible des 4 villages et à seulement 1/2 heure de marche du chef-lieu. La pose et bénédiction de la première pierre eut lieu le 14 juillet 1889 et le 21 mai 1891 une procession suivie d'une messe et d'une bénédiction solennelles marquèrent la fin des travaux, mais la fête de Notre-Dame-des-Neiges a lieu le 5 août, la statue de l'Immaculée Conception érigée sur le clocher et celle de Notre-Dame-du-Sacré-Cœur d'Issoudun qui orne la niche de façade ayant été bénies respectivement le 5 août 1890 et le 5 août 1891.
Cependant, vers 1918-1920 commencent à apparaître de sérieuses fissures, probablement secondaires aux détonations de la mine de charbon située sous la chapelle et dont l'exploitation a été accélérée pendant la grande guerre, et à partir du 5 août 1950, la messe et les pèlerinages durent se tenir à l'extérieur sur l'esplanade.
Enfin, une restauration complète put intervenir en 1970-1971...

L'ancienne chapelle de LA CHAL fut quant à elle démolie durant l'année 1891 et remplacée de nouveau par un petit oratoire, maintenant en ruines.

Les mines[modifier | modifier le code]

Le sous-sol, en grande partie, est dans la zone houillère du Briançonnais (sous la Révolution, la présence de charbon a même fait surnommer le lieu Mont-Noir).

Des mines d’anthracite sont exploitées depuis le XVIIIe siècle[2]. Madame de Warens investit d'ailleurs dans l'exploitation[2]. Leur exploitation a maintenu un chiffre de population comparativement plus élevé que dans les autres communes rurales du secteur du XVIe siècle au milieu du XIXe siècle. La ressource était destiné aux salines situées à Moûtiers[2].

Vers la fin du XIXe siècle, grâce à la présence d'anthracite dans son sous-sol, Bozel a également vu s'ouvrir une nouvelle ère avec l'exploitation de ses mines dès 1880, l'implantation d'une usine au Villard du Planay en 1898, et celle d'une centrale électrique aux Moulins en 1910. Employant jusqu'à 200 ouvriers en 1920, l'usine du Villard ferme ses portes en 1984.

Cette industrialisation de la vallée et de Moutiers a favorisé le maintien de la population en même temps que celui de l'agriculture, permettant ainsi aux habitants d'exercer une double activité. Le phénomène des ouvriers-paysans était ici particulièrement bien représenté.

Une mine de gypse était également exploitée depuis des temps immémoriaux à l'ouest de La Thuile, basée sur une bande étroite du Trias partant de Brides jusqu'à Longefoy-sur Aime (ancienne commune ayant fusionné avec Aime). Ce gypse était cuit dans des « fornets » pour obtenir un plâtre de couleur légèrement rosé, précieux pour les voûtes et les murs des étables car absorbant l'humidité provenant en particulier de l'haleine du bétail.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

La commune comporte 4 anciens villages habités à l'année : « Le Villard de Montagny », « Montagny-la-Thuile », « Montagny-la-Roche » et « Montagny-Chef-Lieu » où se trouve la mairie, ainsi que des hameaux habités seulement l'été : "Moranche", « Prachepaix », « La Balme »...

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1860 1863 Jean Baptiste Blanc : syndic en exercice en 1860    
1er janvier 1864 12 août 1865 Joseph-Marie Chapuis    
12 août 1865 8 octobre 1870 Germain Blanc    
  15 mai 1871 Antoine Dravet    
15 mai 1871 1876 Joseph Leger    
1876 1888 Esprit    
1888 1892 Joseph Leger    
1892 1896 Esprit Dravet    
1896 1900 Jean Feu Joseph Marie Roche    
1900 1904 Marie Joseph Roche    
1904 1908 Maurice Chapuis    
1908 1912 Antoine Eynard-Machet    
1912 1919 Célestin Eynard    
1919 1924 Ferdinand Leger    
1924 1925 Jean Séverin Roche    
1925 1928 Jean Marie Chapuis    
1928 1939 Pierre Maurice Blanc    
1939 1941 Ernest Chapuis    
1941 1941 Marcel Eynard    
1941 1944 Pierre Beroud    
1944 1945 Jean Eynard-Machet    
1945 1947 Pierre Beroud    
1947 1952 Joseph Ulliel    
1952 1953 François Marie Blanc    
1953 1959 Joseph Ulliel    
1959 1973 Pierre Beroud    
1973   Gilbert Clerc    
mars 2008 2014 Jean-Pierre Vibert ... ...
2014   Armand Favre    

Modèle:Élu Actuel Gérard Clerc

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[3]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[4].

En 2015, la commune comptait 662 habitants[Note 1], en augmentation de 0,91 % par rapport à 2010 (Savoie : +3,19 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1822 1838 1848 1858 1861 1866
639675715730757794636681806
1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906 1911
679644643657625627604586603
1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975
519534526530517524563581536
1982 1990 1999 2005 2010 2015 - - -
507505577579656662---
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2006[6].)
Histogramme de l'évolution démographique

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Orgue à rouleaux de Clément-Dumont de 1832-34 classé Monument Historique le 01/03/1984 avec ses 23 rouleaux...

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Lexique Français - Francoprovençal du nom des communes de Savoie - Lé Kmoune in Savoué, Bruxelles, Parlement européen, , 43 p. (ISBN 978-2-7466-3902-7, lire en ligne), p. 19
    Préface de Louis Terreaux, membre de l'Académie de Savoie, publié au Parlement européen à l'initiative de la députée Malika Benarab-Attou.
  2. a b et c Histoire des communes savoyardes - Tarentaise, p. 250.
  3. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  4. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  5. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  6. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.