Montagnac-sur-Lède

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Montagnac-sur-Lède
Mairie.
Mairie.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Lot-et-Garonne
Arrondissement Villeneuve-sur-Lot
Canton Le Haut agenais Périgord
Intercommunalité Communauté de communes des Bastides en Haut-Agenais Périgord
Maire
Mandat
Yvon Setze
2014-2020
Code postal 47150
Code commune 47181
Démographie
Population
municipale
250 hab. (2014 en diminution de 1,57 % par rapport à 2009)
Densité 13 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 32′ 33″ nord, 0° 50′ 42″ est
Altitude 130 m
Min. 85 m
Max. 231 m
Superficie 19,55 km2
Localisation

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Montagnac-sur-Lède est une commune du Sud-Ouest de la France, située dans le département de Lot-et-Garonne (région Nouvelle-Aquitaine).

Géographie[modifier | modifier le code]

Commune située sur la Lède.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Montagnac-sur-Lède
Paulhiac Gavaudun
Monflanquin Montagnac-sur-Lède Salles
Lacaussade Monségur

Histoire[modifier | modifier le code]

Le 21 mai 1944, lors d'une opération contre le maquis engagée sur un front allant de Villeneuve-sur-Lot à Frayssinet-le-Gelat, des éléments de la 2e division SS Das Reich raflent plusieurs otages, qui sont enfermés à Vergt-de-Biron avant d'être envoyés à Agen. D'autres rafles et épisodes sanglants ont lieu à Lacapelle-Biron, Dévillac, Frayssinet-le-Gélat, Vergt-de-Biron, Salles, Fumel, Monsempron-Libos, le même jour[1].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 mars 2014 Annie Dupré   Agricultrice
mars 2014 en cours Yvon Setze[2] DLF Menuisier et ébéniste, président de la CPME du Lot-et-Garonne et de la Fédération française du bâtiment du Lot-et-Garonne[3],[Note 1]
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population

effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[4]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[5].

En 2014, la commune comptait 250 habitants[Note 2], en diminution de 1,57 % par rapport à 2009 (Lot-et-Garonne : +1,07 %).
          Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 914 832 946 993 990 913 923 915 870
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
804 785 745 686 721 695 670 649 628
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
608 590 540 525 506 473 448 436 368
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
362 335 284 290 259 267 262 261 246
2014 - - - - - - - -
250 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2006[7].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Montagnac-sur-Lède, commune rurale du canton de Monflanquin, possède plusieurs secteurs d'activité :

  • l'agriculture, dont la surface représentent environ le tiers de la surface totale de la commune ;
  • le tourisme avec de nombreuses hébergement de vacances ;
  • l'artisanat (garagiste, boulanger, deux menuisiers) ;
  • un musée de la Boulangerie, le moulin du Cros[8].

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Église Saint-Martin - façade.
Église Saint-Martin - chevet et monument aux morts.

L’église fut citée par le Saisimentum de 1271 sous le nom de Parrochia de Montanhaco (capitulaire d'Agen). Le patron en était saint Martin de Tours et la fête fixée au 11 novembre.

Construite en style roman, elle eut beaucoup à souffrir du vandalisme huguenot au temps des guerres de religion, à tel point que Nicolas de Villars, écrit en 1601 dans ses Mémoires: "Église toute découverte excepté‚ ce qui couvre l'autel qui est tout ruiné. Il ne s'y fait aucun service."

Le procès-verbal de Mascaron la décrit ainsi:" L’église est champêtre, dans un vallon (sic), longue de 7 cannes, large de 3, haute de 4. Il y a vers cette époque 15 ou 16 maisons huguenotes dans le village."

En 1739, monsieur de Chabannes déclare: "Il y a trois chapelles du côté‚ de l’évangile le long de la nef dont les voûtes sont crevées."

Par contre, en 1769, monsieur de Bonnac affirme : "Les trois chapelles de Notre-Dame-de-Saint-Louis et de Saint-Eutrope sont en bon état."

Restaurée en 1850, la toiture fut exhaussée d'un mètre et une voûte remplace le lambris. Trois chapelles furent construites à droite de l’édifice et un peu plus tard, on perce six fenêtres dans la nef qui en était dépourvue, les jours étant pris dans les chapelles.

Les deux cloches ont respectivement pour millésimes : 1761 et 1884 (cette dernière cloche pesant 900 kilos).

Le chœur est vaste et d'une architecture remarquable. Voûté‚ en berceau plein cintre, il est séparé‚ du cul de four de l'abside par un doubleau. Une arcature plein cintre surcolonnes enceint l’hémicycle. Ce sanctuaire, la seule partie qui remonte à l’époque romane, n'a pas de contreforts. La plupart des chapiteaux sont ornés d'un seul rang de feuilles bien découpées. Les volutes des angles, profondément fouillées, se rattachent entre elles par des liens en relief, analogues à celles des ouvrages de ferronnerie. Tous les tailloirs sont décorés de perles. Les trois travées de la nef sont recouvertes de simples croisées d'ogives. Les chapelles ont des croisées doubles, renforcées de tiercerons. La plupart des arcs reposent sur des consoles représentant des têtes saillantes. Le dernier des édicules fut construit en 1545 comme l'atteste l'inscription sur l'un des supports :

« L’M DXLV MAISTRE J

SERAING CURE DE CAU

RIS FIST FAIRE LA PNT(présente) CHA

PELLE A HOUNEUR DE DIEU

DE NOSTRE DAMME DE PITIE

ET DE S. J. EVANGELISTE »

On peut‚ également admirer, dans une chapelle latérale, un curieux autel en bois doré‚ de d’époque Renaissance. À signaler aussi une ancienne statue de sainte Philomène.

la façade orientale est flanquée de deux petites tourelles carrées reliées à une certaine hauteur par une galerie en porte à faux sur plusieurs assises. En arrière de cette galerie crénelée, s’élève un pignon à arcades qui constitue le clocher.

Cette église, dont la taille semble importante desservait, il y a un peu plus d'un siècle, une paroisse qui comptait encore 923 âmes!...

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Il est également vice-président de ces deux syndicats en Aquitaine, président bénévole de la commission de recours gracieux du RSI Aquitaine, co-fondateur en 1994 d'une ONG "Orphelins du Rwanda" qui sauve 1 200 enfants au Rwanda, détenteur du prix national de la République française des Droits de l'Homme qu'il reçut en 1995 pour cette initiative
  2. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2017, millésimée 2014, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2016, date de référence statistique : .

Références[modifier | modifier le code]

  1. L'affaire de Vergt-de-Biron et Lacapelle-Biron
  2. [1]
  3. Fédération française du bâtiment du Lot-et-Garonne
  4. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  5. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  6. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  7. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013 et 2014.
  8. Moulin du Cros
  9. d’après les documents conservés aux archives d’Agen
  10. d’après Architecture religieuse de l'Agenais