Mont Touleur

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Mont Touleur
Le mont Touleur, dominant le hameau de Saint-Gengoult (Larochemillay) et la rivière de la Roche
Le mont Touleur, dominant le hameau de Saint-Gengoult (Larochemillay) et la rivière de la Roche
Géographie
Altitude 582 m
Massif Morvan
Coordonnées 46° 52′ 52″ nord, 3° 58′ 54″ est
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne-Franche-Comté
Département Nièvre

Géolocalisation sur la carte : Nièvre

(Voir situation sur carte : Nièvre)
Mont Touleur

Géolocalisation sur la carte : France

(Voir situation sur carte : France)
Mont Touleur

Le mont Touleur est un sommet du Morvan sur la commune de Larochemillay, dans le département de la Nièvre.

Géographie[modifier | modifier le code]

Culminant à 582 mètres d'altitude, le mont Touleur est connu pour son panorama, le signal de Touleur qui domine de 270 mètres la vallée du ruisseau de la Roche. Le mont est entièrement boisé. Son sommet est une masse rocheuse.

Le mont est lié géologiquement au mont Beuvray, dont il partage l'origine volcanique.

Au pied du versant méridional du mont Touleur se trouve le hameau de Saint-Gengoux, autrefois une paroisse, mais rattachée depuis la Révolution française (entre 1790 et 1794) à la commune de Larochemillay[1],[2].

Histoire[modifier | modifier le code]

Sur le mont Touleur se trouvent les ruines d'un oppidum éduen, puis ancien poste romain[3]. En fait, son emplacement commande l'un des principaux accès à Bibracte. Il y avait aussi une forteresse carolingienne, donnant face au rocher de Larochemillay à l'est.

Cette forteresse a été détruite en 1474 par le comte de Rousoy, comme toutes les autres défenses de hauteurs du Morvan, lors des troubles qui ont suivi la guerre de Cent Ans.

Aujourd'hui, il ne subsiste que la base des murs de 1,80 m d'épaisseur, qui délimitait une surface mesurant 21 m sur 13 m[4] ; les murs se prolongent par deux lignes de pierres au nord.

Au sud, on peut observer les traces d'une tour, et au nord-est les vestiges d'une dépression de près de 7 m de diamètre pour une profondeur de 3 m, qui pourrait être une ancienne citerne[4].

Légende[modifier | modifier le code]

  • La Wivre du mont Thouleur : la tradition place au sommet du mont Thouleur le séjour d'une wivre (ou vouivre) gardienne de trésors enfouis dans des souterrains qui ne s'ouvrent qu'une fois l'an au moment où « le bon Dieu enchaîne le diable », c'est-à-dire le dimanche des Rameaux, à l'instant où le curé frappe à la porte de l'église. Mais cela ne dure qu'un moment. Une bonne femme des environs s'y laissa prendre en y abandonnant son enfant. Chaque matin elle lui apportait un pain à la porte. Un jour, elle oublia et il se dévora le poignet. L'enfant fut délivré un an après, le même dimanche des Rameaux, dénommé dans le Morvan le « dimanche des Pâques fleuries »[5].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Larochemillay sur le site de Ehess/Cassini
  2. Saint-Gengoux sur le site de Ehess/Cassini
  3. Larochemillay (Nièvre)
  4. a et b Le Mont Touleur dans la commune de Larochemillay sur le site de l'historien Roland Niaux
  5. Musée de l'Homme, Revue des traditions populaires, janvier 1904, lire en ligne