Mont Saint-Romain

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche

Mont Saint-Romain
Auberge au sommet du mont Saint-Romain.
Auberge au sommet du mont Saint-Romain.
Géographie
Altitude 579 m
Massif Monts du Mâconnais
Coordonnées 46° 29′ 36″ nord, 4° 45′ 16″ est
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne-Franche-Comté
Département Saône-et-Loire
Géolocalisation sur la carte : Saône-et-Loire
(Voir situation sur carte : Saône-et-Loire)
Mont Saint-Romain
Géolocalisation sur la carte : France
(Voir situation sur carte : France)
Mont Saint-Romain
Table d'orientation du mont Saint-Romain.

Le mont Saint-Romain est un sommet situé sur la commune de Blanot en Saône-et-Loire, dans la région Bourgogne-Franche-Comté du sud. Culminant à 579 mètres, il fait partie des monts du Mâconnais. Il possède une table d'orientation.

Un lieu de dévotion[modifier | modifier le code]

  • L'habitude d'allumer un grand feu au sommet du mont Saint-Romain laisse penser que celui-ci est un ancien lieu de culte druidique ; de plus, la légende évoque une lutte sans merci entre l’ancienne et la nouvelle religion sur ce site boisé et rocheux.
  • L'oratoire édifié au sommet est cédé à Cluny en 927[1]. Le cartulaire de l'abbaye mentionne l'acquisition de l’« ecclesia sancti romani ». Dans la première moitié du XIIe siècle, le lieu devient assez fréquenté ; l’abbé Pierre le Vénérable vient s’y reposer à plusieurs reprises. L’ancienne chapelle du mont-Saint-Romain abritera un collège de deux à trois moines, jusqu’à ce qu’elle soit réduite en une simple chapelle desservie par un ermite au XVIIe siècle, ermitage qui sera vendu le . Il n'en subsiste rien aujourd'hui.
  • La fontaine du Plâtre, ou de Saint-Romain, non loin de l'ancienne chapelle, fut l'objet d'un pèlerinage jusqu'à la fin du XIXe siècle. Celui-ci se déroulait de nuit. Les pèlerins se lavaient les yeux, buvaient l'eau, puis plaçaient dans les interstices des pierres du bassin des pièces de monnaie. On y venait notamment pour la guérison des fièvres. On prétendait que l'eau sortait du corps de saint Romain inhumé non loin de là, sous une croix (qui a disparu)[2].

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Maurice Bonnefoy et Henri Parriat, « Un monument énigmatique : la "Tour" du Châtelet au mont Saint-Romain », La Physiophile, no 59 .

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. fédération des sites clunisiens
  2. André Jeannet, « Les monuments de l'eau », revue Images de Saône-et-Loire, no 30, juin 1976, pages 3 à 7.