Mont Ida (Troade)

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Mont Ida
Carte de localisation du mont Ida.
Carte de localisation du mont Ida.
Géographie
Altitude 1 774 m, Pic Karataş
Superficie 700 km2
Administration
Pays Drapeau de la Turquie Turquie
Région Marmara
Provinces Balıkesir, Çanakkale

Le mont Ida (en ionien-attique Ἴδη / Idê, en dorien Ἴδα / Ida) en Troade (ou Ida phrygien, par opposition à l'Ida crétois), actuel Kaz Dag (en turc Kaz Dağı), est une chaîne montagneuse (1774 m d'altitude au point culminant) de Mysie, en Asie mineure, délimitant la région de Troie. Ses plus hauts sommets sont le Cotyle et le Gargare. Ce dernier est souvent enneigé. Le promontoire qui s'avance en Troade est nommé le Lectos.

Mythologie[modifier | modifier le code]

Les légendes issues des textes homériques et du Cycle en font le théâtre de nombreuses épisodes mythologiques :

  • le prince troyen Ganymède y est enlevé par Zeus ;
  • Aphrodite y a rencontré le mortel Anchise ;
  • Hermaphrodite, fils de Hermès et d'Aphrodite y est élevé jusqu'à son adolescence, peu avant sa rencontre avec la nymphe Salmacis.
  • Pâris, fils du roi Priam, y est exposé à la naissance et y a plus tard rencontré sa future épouse, la nymphe Œnone. C'est aussi là qu'il a rendu son célèbre jugement. Pâris demande à ses serviteurs de le transporter sur le mont Ida lorsqu'il est abattu par une flèche provenant de l'arc d'Héraclès aux mains de Philoctète et où Œnone avait promis de le guérir. La nymphe refuse de porter secours à celui qui l'avait abandonné depuis dix-neuf ans et renvoie son ancien époux mourir à Troie. Elle regrette ensuite son geste et se pend.
  • les dieux olympiens s'y installent pour observer le déroulement de la guerre de Troie.

Le lieu est également un sanctuaire d'Héra et de Cybèle. Cette dernière y est appelée Mater deum magna Idaea, « Grande Mère des dieux, déesse de l'Ida ». Elle s'y serait établie au VIIe siècle av. J.-C., après avoir quitté Pessinonte, en Galatie.

Les fleuves Scamandre, Simoïs et Granique y prennent leur source, tout comme une multitude de rivières et de ruisseaux. Homère qualifie la chaîne d'« Ida aux mille sources » (Iliade, XIV, 307). Les pentes des montagnes sont couvertes de forêts abritant un grand nombre de bêtes sauvages, aussi l'Ida est-elle également qualifiée de « mère des fauves » (ibid., XIV, 283).

Le nom « Ida » désigne parfois l'ensemble de la Troade (cf. Il., XII, 14)[1].

L'un des sommets de l'Ida, le Phalacra (Φαλάκρα / Phalákra), littéralement le « chauve[2] », est dit porter son nom depuis que ses forêts ont été déboisées pour fournir le bois de construction d'une flotte construite par Phéréclos et commandée par Pâris afin de se rendre en Grèce, alors que son père Priam vient de devenir roi de Troie après la mort de Laomédon[3],[4],[5],[6],[7],[8],[9].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Çoban, Ramazan Volkan. İda Dağı'ndan Kaz Dağına; Yöre Anlatılarının Karşılaştırmalı Mitoloji Tarafından İncelenmesi, III. Ulusal Kazdağları Sempozyumu (Balıkesir, 2012)
  2. Dictionnaire grec-français (Bailly), édition de 1935 [lire en ligne], p. 2051.
  3. Homère, Iliade [détail des éditions] [lire en ligne], V, 59-68.
  4. Darès le Phrygien, Histoire de la destruction de Troie [détail des éditions] [lire en ligne], VIII.
  5. Scholie de Tzétzès à propos de Lycophron, 24, (grc) Christian Gottfried Müller, Ισαακιου και Ιωαννου του τζετζου Σχολια εις Λυκοφρονα [« Isaac et Jean Tzétzès Scholies sur Lycophron »], Leipzig, Sumtibus F.C.G. Vogelii,‎ (lire en ligne), p. 316-317 (402-403).
  6. Scholie de Tzétzès à propos de Lycophron, 1170, (grc) Christian Gottfried Müller, Ισαακιου και Ιωαννου του τζετζου Σχολια εις Λυκοφρονα [« Isaac et Jean Tzétzès Scholies sur Lycophron »], Leipzig, Sumtibus F.C.G. Vogelii,‎ (lire en ligne), p. 943-944 (997-998).
  7. Lycophron, Alexandra, [lire en ligne] [(grc) lire en ligne], 1170.
  8. Scholie sur l'Iliade d'Homère, Chant 14, 284 (b). Voir (grc) Gulielmus Dindorfius, Scholia Graeca in Homeri Iliadem, t. 2, Londres, A. Macmillan et Socios, , env. 436 p. (lire en ligne [PDF]), p. 226 (235).
  9. Coluthos, L'Enlèvement d'Hélène [détail des éditions] [lire en ligne], 196-199.