Mont Dardon

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Mont Dardon
Vue du sommet.
Vue du sommet.
Géographie
Altitude 506 m
Massif Morvan
Coordonnées 46° 40′ 38″ nord, 4° 02′ 11″ est[1]
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne-Franche-Comté
Département Saône-et-Loire

Géolocalisation sur la carte : Saône-et-Loire

(Voir situation sur carte : Saône-et-Loire)
Mont Dardon

Géolocalisation sur la carte : France

(Voir situation sur carte : France)
Mont Dardon

Le mont Dardon, situé dans le Charolais, est partagé entre les trois communes d'Issy-l'Évêque, Uxeau et Sainte-Radegonde, en Saône-et-Loire, dans le sud de la Bourgogne-Franche-Comté. De son sommet qui culmine à 506 mètres, on aperçoit entre autres le mont Beuvray, Uchon, Mont-Saint-Vincent, et, par temps clair, le mont Blanc.

On y trouve une table d'orientation et trois croix. Mais il a également été occupé par un oppidum gaulois, puis, au Xe siècle, par une chapelle aujourd'hui disparue.

Depuis mars 2017, le site dispose d'un émetteur radio (Fusion FM 94.7), tirant partie de l'altitude et permettant une diffusion sur l'ensemble du secteur du sud Morvan et le pays charolais.

Étymologie[modifier | modifier le code]

Dardon vient du mot « dard » suivi du suffixe diminutif on.

Histoire[modifier | modifier le code]

Archéologie[modifier | modifier le code]

Entre 1965 et 1975, l'archéologue Henri Parriat met en évidence la présence d'un niveau de l'âge du bronze et ouvre la voie en 1976 aux fouilles archéologiques dirigées par Carole Crumley[2], qui révèlent un haut-lieu de l'âge du fer.

Les trois croix[modifier | modifier le code]

Les trois croix qui se dressent au sommet du mont Dardon ont leurs bras orientés vers les trois paroisses d'Issy-l'Évêque, Uxeau et Sainte-Radegonde. C'est en 1855 que trois premières croix avaient été installées à cet endroit. En 1890, deux de ces croix furent abattues par les vents violents qui soufflaient sur la région. En 1892, elles furent remplacées par des croix de chêne provenant de chacune des trois communes. En 1935, le chêne étant rongé par les ans, on décida d'ériger les trois croix en ciment armé actuellement en place. L'inauguration, immortalisée sur une carte postale, attira une foule nombreuse.

Activités[modifier | modifier le code]

Le mont Dardon est le siège de nombreuses activités (parapente, randonnée, fêtes traditionnelles, etc.)

Culture populaire[modifier | modifier le code]

Poésie[modifier | modifier le code]

Extrait d'un poème de Michel Monnot[3] :

Mont Dardon, mon Dardon
Tu embaumes nos têtes
Des rituels feux et fêtes
De la Saint Jean
Et bénévole veilleur
De tes remparts anciens
Démolis puis enfouis
Tu gardes un œil discret
Sur tout le val d’Arroux

Mont Dardon, mon Dardon
De Montmort et d’Uxeau
Et d’ailleurs de partout
Même des Carolines
Savants, généraux et docteurs
T’investissent et te fouillent
Te triturent et t’opèrent
Toi, mon Dardon si docile
Assoiffé de caresses
Patiné par le vent
Aplani par la pluie
Tout pétri de soleil.

Citation[modifier | modifier le code]

Georges Riguet dit de cette montagne : « Elle connaît l'humeur des vents et le cheminement des nuages, elle détourne quand elle le veut les orages »[4].

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Les Amis du Dardon, le Ministère de la Culture (DRAC-Bourgogne), et le Conseil Général de Saône-et-Loire, « Le Mont Dardon : Lieu de Culte, de l'Âge du Fer au Moyen Âge », Bourgogne Archéologique, vol. 13 Dijon, 1993
  • Revue Echos du Passé, n° 91, 2002
  • Norbert Guinot: Essai sur l’étymologie du toponyme Dardon

Référence[modifier | modifier le code]