Mont-Saint-Jean (Sarthe)

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Mont-Saint-Jean
Mont-Saint-Jean (Sarthe)
Blason de Mont-Saint-Jean
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Pays de la Loire
Département Sarthe
Arrondissement Mamers
Canton Sillé-le-Guillaume
Intercommunalité communauté de communes de la Champagne Conlinoise et du Pays de Sillé
Maire
Mandat
Daniel Lefèvre
2014-2020
Code postal 72140
Code commune 72211
Démographie
Population
municipale
643 hab. (2016 en diminution de 5,44 % par rapport à 2011)
Densité 15 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 14′ 47″ nord, 0° 06′ 27″ ouest
Altitude Min. 95 m
Max. 271 m
Superficie 42,31 km2
Localisation

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Mont-Saint-Jean

Mont-Saint-Jean est une commune française, située dans le département de la Sarthe en région Pays de la Loire, peuplée de 643 habitants[Note 1].

Géographie[modifier | modifier le code]

L'Orthe et le Defay coulent sur la commune.

Mont-Saint-Jean est une commune située dans la chaîne des Coëvrons, possédant un col, le col de la Croix des Six Chemins, commençant à l'intersection de la D 105 (route du col) et l'Orthe à 110 m d'altitude et finissant à 168 m d'altitude (1,6 km d'ascension pour une pente de 3,5 % de moyenne) en limite de Saint-Georges-le-Gaultier.

Communes limitrophes de Mont-Saint-Jean
Saint-Germain-de-Coulamer (Mayenne) Saint-Georges-le-Gaultier Douillet
Mont-Saint-Jean Montreuil-le-Chétif
Saint-Pierre-sur-Orthe (Mayenne) Sillé-le-Guillaume, Saint-Rémy-de-Sillé Crissé, Pezé-le-Robert

Toponymie[modifier | modifier le code]

Formé de « Mont » : du latin mons qui souligne la hauteur (237 mètres) et de « Saint-Jean » : l'apôtre Jean.

Le gentilé est Mont-Saint-Jeannais.

Histoire[modifier | modifier le code]

Au cours de l'époque gallo-romaine (plus précisément, le Haut-Empire), d'importantes structures domestiques associées à des annexes dévolues à la production ont été mises place sur le territoire Mont-Saint-Jeannais[1],[2]. Ces bâtiments antiques, localisés au lieu-dit de « La Roullée » (arpents cadastraux no 1033, 1034, 10135 et 1039), un hameau situé sur les marges orientales de la commune et distant de 3 kilomètres « à vol d'oiseau » de l'actuel cœur de ville de Mont-Saint-Jean, se présentent sous la forme d'une vaste villa et dont le plan au sol observe un tracé rectangulaire[1],[2]. De récentes fouilles préventives, entreprises entre 2008 et 2012 notamment par le Service Régional d'Archéologie des Pays de la Loire et le CAPRA, ont permis de dégager et de restituer la quasi-totalité des vestiges de cet établissement rural gallo-romain[1],[2]. Ces mêmes investigations archéologiques ont mis en évidence que cette villa a été non-seulement liée à une activité agricole d'importance, mais également à une production sidérurgique dont l'atelier principal se trouve placé à 150 mètres de la villa, au lieu-dit de « La Selle »[1],[2]. Par ailleurs, hormis les ruines maçonnées des bâtiments, le site de la « La Roullée » a notamment livré des sépultures ; des fosses ; des structures de cuisson ; de nombreux objets, tels que des tessons de céramiques, des fragments de mosaïque, des tesselles, ou encore des artéfacts métallifères sous formes de scories ; mais également des restes osseux, certains d'origine humaine et d'autres de nature faunique[1],[2].

Au Moyen Âge, un prieuré, installé sur l'emplacement de la place sud de l'église, dépend de l'abbaye Saint-Nicolas d'Angers. Le premier sanctuaire paroissial est construit par les moines vers le XIe siècle.

Du XVIe siècle à 1914, une forge emploie jusqu'à 400 personnes. En effet, avant de se concentrer dans le Nord-Est de la France, l'industrie métallurgique était dispersée sur l'ensemble du territoire, à proximité de l'eau, des forêts, et des gisements ferreux en surface. Mont-Saint-Jean en est un exemple.

Depuis la fin de la Première Guerre mondiale, l'activité dominante demeure l'agriculture.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires
Période Identité Étiquette Qualité
(avant 2001) janvier 2004 Louis Lefèvre    
janvier 2004[3] mars 2014 Jean-Claude Garnier SE Retraité
mars 2014[4] En cours Daniel Lefèvre SE Agriculteur
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[5]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[6].

En 2016, la commune comptait 643 habitants[Note 2], en diminution de 5,44 % par rapport à 2011 (Sarthe : +0,33 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 1121 5551 9102 1612 4482 5022 5302 4382 409
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 3022 3182 2102 1432 1192 0061 9371 9101 691
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 6561 5671 5601 4131 3311 2221 1861 1391 078
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
1 044925792670638604648680643
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[7] puis Insee à partir de 2006[8].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Église Saint-Jean-Baptiste d'origine romane des XIVe, XVe et XVIe siècles. Détruite partiellement par un incendie en 1864, elle est reconstruite en 1873.
  • Château La Lucazière.
  • Haut-fourneau de Cordé du XIXe siècle.
  • Lavoir de fin XVIIIe siècle en bois de chêne.
  • Oratoire Saint-Jacques du début XIXe siècle.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes de Mont-Saint-Jean

Les armoiries de Mont-Saint-Jean se blasonnent ainsi :
Écartelé: aux 1er et 4e d'azur au chevron d'or accompagné en chef de deux roses d'argent et en pointe d'un soleil d'or, aux 2e et 3e d'azur au sautoir d'or cantonné de seize losanges d'argent ordonnées quatre en croix et douze en orle.

Activité et manifestations[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale 2016.
  2. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a b c d et e Florian Sarreste (dir.) et al., La villa gallo-romaine de Roullée/La Selle (Mont-Saint-Jean, Sarthe) : Bilan des recherches 2008-2012 - Archéologie dans le Silléen V, vol. Opération de fouille programmée pluriannuelle (no 2010-063), Service Régional de l’Archéologie des Pays de la Loire, , 216 p. (lire en ligne [PDF]).
  2. a b c d et e Christophe Loiseau (dir.) et Florian Sarreste, « La villa sous-titre chapitre résidence des élites à la campagne », dans Estelle Bertrand (dir.), Florian Sarreste (dir.), Alain Ferdière (préface), Christophe Loiseau et al., Passé de campagnes - Fermes et villae antiques de la Sarthe : Catalogue de l’exposition tenue du au au Centre d’Études et de Ressources Archéologiques du Maine Pierre Térouanne à Allonnes (Sarthe), CERAM Pierre Térouane Allonnes, , 100 p. (lire en ligne), pages 37 à 43.
  3. « Jean-Claude Garnier candidat à sa succession », sur ouest-france.fr, Ouest-France (consulté le 3 novembre 2014)
  4. « Les maires élus suite aux élections municipales de mars 2014 », sur le site de la Préfecture de la Sarthe (consulté le 13 avril 2014).
  5. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  6. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  7. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  8. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.

Liens externes[modifier | modifier le code]

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