Monnet-la-Ville

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Monnet-la-Ville
La nef de l'église de Monnet-la-ville
La nef de l'église de Monnet-la-ville
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne-Franche-Comté
Département Jura
Arrondissement Lons-le-Saunier
Canton Champagnole
Intercommunalité Communauté de communes Champagnole Porte du Haut-Jura
Maire
Mandat
Jean-Marie Voisin
2014-2020
Code postal 39300
Code commune 39344
Démographie
Population
municipale
356 hab. (2014)
Densité 58 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 43′ 15″ nord, 5° 47′ 48″ est
Altitude Min. 478 m – Max. 690 m
Superficie 6,19 km2
Localisation

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Monnet-la-Ville

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Monnet-la-Ville

Monnet-la-Ville est une commune française située dans le département du Jura en région Bourgogne-Franche-Comté. Elle fait partie de la Communauté de communes Champagnole Porte du Haut-Jura.

Géographie[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Champagnole Ney Rose des vents
Pont-du-Navoy N Mont-sur-Monnet
O    Monnet-la-Ville    E
S
Montigny-sur-l'Ain

Histoire[modifier | modifier le code]

Entre 1790 et 1794, Monnet-la-Ville absorbe la commune éphémère de Maison-du-Bois[1].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 2014 Adrien Masson    
mars 2014 en cours Jean-Marie Voisin DVD Fonctionnaire

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[2]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[3],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 356 habitants, en diminution de -4,3 % par rapport à 2009 (Jura : -0,23 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
174 156 173 195 247 223 253 221 223
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
202 219 190 180 160 161 162 169 162
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
173 147 147 128 108 108 113 122 107
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2007 2012 2014
110 123 235 303 305 330 372 361 356
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2006[5].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Voies[modifier | modifier le code]

22 odonymes recensés à Monnet-la-Ville
au 23 novembre 2013
Allée Avenue Bld Chemin Cours Impasse Montée Passage Place Quai Rd-point Route Rue Ruelle Autres Total
0 0 0 2 0 0 0 0 1 [N 1] 0 0 2 13 0 4 [N 2] 22
Notes « N »
Sources : rue-ville.info & annuaire-mairie.fr & OpenStreetMap & FNACA-GAJE du Jura

Édifices[modifier | modifier le code]

clocher de l'église de Monnet-la-Ville

Le cimetière mérovingien de Monnet-la-Ville, exemple de métissage entre les Gallo-romains et les nouveaux arrivants germaniques est présenté au musée archéologique de Champagnole.

L'église paroissiale est placée sous le vocable de saint Maurice, sur une butte à l'écart du village ; elle servait d'église paroissiale à Pont-du-Navoy et à Montigny-sur-l'Ain.

Château de Monnet-La-Roche :

Ruines d'un château cité au XIe siècle et démantelé par les troupes de Louis XI en 1480 durant les Guerres de Bourgogne.

Ce château a soutenu victorieusement un siège au XIVe siècle contre les Routiers.

On peut y distinguer une basse-cour précédée d'un double fossé, puis le château à proprement parler lui-même protégé par un fossé.

Les vestiges de l'enceinte de la basse-cour sont encore visibles. A l'intérieur de cette dernière avaient été établi la maison du portier qui n'avait point de cheminée, une ferme abritant la chambre du châtelain, la grange aux céréales, la cave à vin & une étables pour les chevaux., une grande citerne ainsi qu'une chapelle voûtée dédiée à la Vierge Marie.

La courtine du château surplombe le fossé et protège les restes d'une grande citerne. On accède au château par une tour porche dont il reste des soubassements insignifiants, et on débouche sur une petite cour avec à gauche les restes d'une tour ronde protégeant à l'aide d'un bâtiment carré qui lui est accolé, une poterne avec chemin d'accès taillé dans les roc vif puis un peu plus loin le premier niveau d'un donjon ou d'une tour de forme carrée. À l'intérieur de ce-dernier, il est encore possible d'admirer une belle petite ouverte ogivale qui devait servir d'oratoire puis à droite de celle-ci les restes d'un porte donnant accès au conduit rectangulaire des latrines.

Le descriptif de cet imposant site castral est très bien connu grâce à un compte réalisé du 1er octobre 1473 au 30 septembre 1474 par Jacques De Merlie, receveur de la seigneurie de Monnet, et faisant état de la seigneurie et de son château juste avant sa destruction définitive en 1480. A cette époque, le château est stipulé en bien piteux état du fait des calamités guerrières et du non entretien régulier des bâtiments : pièces de charpentes découvertes, travaux de maçonnerie inachevés, tour brûlée... Les travaux entrepris alors par Charles-Le-Téméraire, en 1474-1475 ne le sauveront point de la ruine...

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Maison du Bois - Notice Communale », sur cassini.ehess.fr (consulté le 13 juin 2016)
  2. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  3. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee.
  4. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  5. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]