Monnet-la-Ville

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Monnet-la-Ville
La nef de l'église de Monnet-la-ville
La nef de l'église de Monnet-la-ville
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne-Franche-Comté
Département Jura
Arrondissement Lons-le-Saunier
Canton Champagnole
Intercommunalité Communauté de communes Champagnole Porte du Haut-Jura
Maire
Mandat
Jean-Marie Voisin
2014-2020
Code postal 39300
Code commune 39344
Démographie
Population
municipale
356 hab. (2014 en diminution de 4,3 % par rapport à 2009)
Densité 58 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 43′ 15″ nord, 5° 47′ 48″ est
Altitude Min. 478 m
Max. 690 m
Superficie 6,19 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Monnet-la-Ville

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Monnet-la-Ville

Monnet-la-Ville est une commune française située dans le département du Jura en région Bourgogne-Franche-Comté. Elle fait partie de la Communauté de communes Champagnole Porte du Haut-Jura.

Géographie[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Champagnole Ney Rose des vents
Pont-du-Navoy N Mont-sur-Monnet
O    Monnet-la-Ville    E
S
Montigny-sur-l'Ain

Histoire[modifier | modifier le code]

Entre 1790 et 1794, Monnet-la-Ville absorbe la commune éphémère de Maison-du-Bois[1].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 2014 Adrien Masson    
mars 2014 en cours Jean-Marie Voisin DVD Fonctionnaire

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[2]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[3].

En 2014, la commune comptait 356 habitants[Note 1], en diminution de 4,3 % par rapport à 2009 (Jura : -0,23 %).

          Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
174 156 173 195 247 223 253 221 223
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
202 219 190 180 160 161 162 169 162
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
173 147 147 128 108 108 113 122 107
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
110 123 235 303 305 330 367 372 361
2014 - - - - - - - -
356 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2006[5].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Voies[modifier | modifier le code]

22 odonymes recensés à Monnet-la-Ville
au 23 novembre 2013
Allée Avenue Bld Chemin Cours Impasse Montée Passage Place Quai Rd-point Route Rue Ruelle Autres Total
0 0 0 2 0 0 0 0 1 [N 1] 0 0 2 13 0 4 [N 2] 22
Notes « N »
Sources : rue-ville.info & annuaire-mairie.fr & OpenStreetMap & FNACA-GAJE du Jura

Édifices[modifier | modifier le code]

clocher de l'église de Monnet-la-Ville

Le cimetière mérovingien de Monnet-la-Ville, exemple de métissage entre les Gallo-romains et les nouveaux arrivants germaniques est présenté au musée archéologique de Champagnole.

L'église paroissiale est placée sous le vocable de saint Maurice, sur une butte à l'écart du village ; elle servait d'église paroissiale à Pont-du-Navoy et à Montigny-sur-l'Ain.

Château de Monnet-La-Roche :

Ruines d'un château cité au XIe siècle et démantelé par les troupes de Louis XI en 1480 durant les Guerres de Bourgogne.

Ce château a soutenu victorieusement un siège au XIVe siècle contre les Routiers.

On peut y distinguer une première basse-cour précédée d'un double fossé, puis le château à proprement parler lui-même protégé par un fossé.

Les vestiges de l'enceinte de la basse-cour du château sont encore visibles. A l'intérieur de cette dernière avaient été établi la maison du portier qui n'avait point de cheminée, une ferme abritant la chambre du châtelain, la grange aux céréales, la cave à vin & une étable pour les chevaux, une grande citerne (dont on aperçoit encore les vestiges avec son enduit d'étanchéité) ainsi qu'une chapelle voûtée dédiée à la Vierge Marie.

On accèdait au château par une tour porche précédée d'un grand fossé intérieur à l'ensemble castral & dont il ne reste que des soubassements insignifiants, puis on débouche sur une petite cour avec à gauche les restes d'une tour ronde protégeant à l'aide d'un bâtiment carré qui lui est accolé, une poterne avec chemin d'accès taillé dans les roc vif puis un peu plus loin le premier niveau d'un donjon ou d'une tour de forme carrée.

À l'intérieur de ce-dernier, il est encore possible d'admirer une belle petite ouverte ogivale qui devait servir d'oratoire puis à droite de celle-ci les restes d'un porte donnant accès au conduit rectangulaire des latrines.

Le descriptif de cet imposant site castral est très bien connu grâce à un compte réalisé du 1er octobre 1473 au 30 septembre 1474 par Jacques De Merlie, receveur de la seigneurie de Monnet, et faisant état de la seigneurie et de son château juste avant sa destruction définitive en 1480.

A cette époque, le château est stipulé en bien piteux état du fait des calamités guerrières et du non entretien régulier des bâtiments : pièces de charpentes découvertes, travaux de maçonnerie inachevés, tour brûlée... Les travaux entrepris alors par Charles-Le-Téméraire, en 1474-1475 ne le sauveront malheureusement point de la ruine...

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2017, millésimée 2014, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2016, date de référence statistique : .

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Maison du Bois - Notice Communale », sur cassini.ehess.fr (consulté le 13 juin 2016)
  2. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  3. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  4. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  5. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013 et 2014.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]