Moniteur cardiaque implantable

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Le moniteur cardiaque implantable (appelé aussi moniteur électrocardiographique implantable[1]) est un dispositif médical, de la taille d'un briquet, implanté sous la peau, permettant d'analyser l'électrocardiogramme en temps réel et d'enregistrer automatiquement ou manuellement un certain nombre de tracés qui doivent être valider secondairement par le médecin.

Il est utilisé dans le diagnostic des syncopes.

Historique[modifier | modifier le code]

Les stimulateurs cardiaques ont, de longue date, des fonctions diagnostiques mais nécessitent l'implantation d'un boîtier et d'une ou plusieurs sondes. Ils ont été parfois utilisés uniquement dans un but diagnostic[2]. En 1995 a été testé le premier boîtier dédié, sans sonde[3].

Implantation[modifier | modifier le code]

Elle se fait sous anesthésie locale après soins d'asepsie chirurgicale, sous la peau au niveau de la partie médiane gauche du thorax.

Principe de fonctionnement[modifier | modifier le code]

Le boîtier se comporte comme une électrode bipolaire enregistrant le signal électrique sous la forme d'un seul tracé (dérivation). Il comprend :

  • un logiciel d'analyse permettant de discriminer automatiquement certains événements : pause cardiaque, cœur trop lent (bradycardie) ou trop rapide (tachycardie).
  • une mémoire, permettant de stocker un certain nombre de ces événements ;
  • une batterie assurant un fonctionnement durant quelques années ;
  • un système de commande par le patient : en cas de malaise ou de syncope, le patient applique un dispositif (en fait un aimant) sur le boîtier, permettant le stockage de l'électrocardiogramme durant les quelques minutes précédant le malaise.
  • un système de dialogue avec un ordinateur externe permettant le réglage et la récupération des tracés enregistrés.

Le contrôle du boîtier doit être fait à titre systématique tous les 6 à 12 mois et systématiquement après un malaise.

Utilisation[modifier | modifier le code]

Il est utilisé pour faire le diagnostic de syncopes répétées dont les autres explorations n'ont pu déterminer la cause. En cela, il permet d'effectuer de découvrir un certain nombre d'anomalies du rythme cardiaque pouvant expliquer les malaises[4].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Bradycardie - fréquence cardiaque trop lente », sur www.medtronic.fr (consulté le 9 août 2016)
  2. (en) Murdock CJ, Klein GJ, Yee R et Als. Feasability of long-term electrocardiographic monitoring with an implanted device for syncope diagnosis, PACE Pacing Clin Electrophysiol, 1990;13:1374-1378
  3. (en) Krahn AD, Klein GY, Norris C et Als. The etiology of syncope in patients with negative tilt table and electrophysiological testing, Circulation, 1995;92:1819–24.
  4. (en) Krahn AD, Klein GY, Yee R et Als. Randomised Assessment of Syncope Trial: conventional diagnostic testing versus a prolonged monitoring strategy, Circulation, 2001;104:46–51

Articles connexes[modifier | modifier le code]