Monique Boulestin

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Monique Boulestin
Illustration.
Monique Boulestin en 2010.
Fonctions
Députée française

(5 ans)
Élection 17 juin 2007
Circonscription 1re de la Haute-Vienne
Législature XIIIe (Cinquième République)
Groupe politique SRC
Prédécesseur Alain Marsaud
Successeur Alain Rodet
Biographie
Date de naissance (69 ans)
Lieu de naissance Châlus (France)
Nationalité Française
Parti politique PS (jusqu'en 2012)
PRG (2012-2017)
MR (depuis 2017)
Diplômée de Université de Limoges
Profession Enseignante

Monique Boulestin, née le à Châlus (Haute-Vienne) est une femme politique et écrivaine française.

Membre du Mouvement radical et de La République en marche, elle est députée de la première circonscription de la Haute-Vienne de 2007 à 2012 sous les couleurs du Parti socialiste.

Biographie[modifier | modifier le code]

Situation personnelle et débuts en politique[modifier | modifier le code]

Professeur de lettres, après avoir consacré un temps à la formation continue, elle devient notamment inspectrice de l’apprentissage, puis rejoint le service de formation des personnels de l’Éducation nationale au rectorat de l’académie de Limoges, avant d’entrer à l’IUFM (institut universitaire de formation des maîtres).

Très impliquée dans les technologies de l'information et de la communication, elle favorise en tant que conseillère régionale le rapide développement de l'Internet à haut et très haut débit dans la région Limousin, au profit du désenclavement de communes rurales, de la croissance économique des entreprises de la région, mais aussi en direction des plus jeunes[1].

Élue en 2002 adjointe au maire de Limoges chargée de la lecture publique, elle est l'élue de référence de la Bibliothèque francophone multimédia, dont elle a suivi le dossier dès l'origine, du salon du livre Lire à Limoges et du Festival des Francophonies en Limousin.

Députée de la Haute-Vienne[modifier | modifier le code]

Elle est élue député le , pour la XIIIe législature (2007-2012), dans la 1re circonscription de la Haute-Vienne, avec 53,1 % contre 46,9 % pour Alain Marsaud, député UMP sortant. Son suppléant est le docteur Gérard Terrier, conseiller municipal de Couzeix.

À l'Assemblée nationale, elle est membre de la commission des Affaires européennes et secrétaire de la commission des Affaires culturelles et de l'Éducation. Elle fait partie des groupes d'études Artisanat et métiers d'art, Intelligence économique, Internet, audiovisuel et société de l'information et Toxicomanie. Elle est vice-présidente des groupes d'amitié avec la Corée du Sud, l'Égypte et les Philippines.

À la suite du redécoupage électoral de 2010, sa circonscription est supprimée. Sollicitant l'investiture socialiste dans la 3e circonscription de la Haute-Vienne en vue des élections législatives de 2012, elle est battue par Catherine Beaubatie. En réaction, elle démissionne de sa fonction de première adjointe au maire de Limoges[2]. Bien que soutenant François Hollande lors de l'élection présidentielle, elle se porte dès lors candidate dissidente, mais termine troisième, échouant à se qualifier pour le second tour qui voit Catherine Beaubatie l'emporter sur Jean-Marc Gabouty. Monique Boulestin est exclue du Parti socialiste (comme plusieurs de ses soutiens) et adhère au Parti radical de gauche, dont elle prend la tête de la fédération de la Haute-Vienne et siège au bureau national, chargée des affaires européennes et culturelles, au côté de Jean-Michel Baylet.

Au Parti radical de gauche puis au Mouvement radical[modifier | modifier le code]

En , elle publie son premier roman, Le roman d'Aliénor, aux éditions du Fil rouge, consacré à Aliénor d'Aquitaine. Sa famille, originaire de Châlus, s'intéressait depuis longtemps au château au pied duquel fut mortellement blessé Richard Cœur de Lion ; elle-même fut un temps guide de ce château.

Se montrant très critique sur le fonctionnement de la fédération socialiste de la Haute-Vienne après la défaite d'Alain Rodet aux élections municipales de 2014 à Limoges[3], elle se présente à la surprise générale comme suppléante de l'UDI Jean-Marc Gabouty aux élections sénatoriales de 2014 dans la Haute-Vienne[4].

En 2016, elle participe avec le comité de la Médaille de la jeunesse, des sports et de l'engagement associatif de la Haute-Vienne à l'hommage aux sportifs morts pour la France puis à Albert Chaminade (1912-2009), résistant, joueur et dirigeant de basket et homme politique, par la pose d'une stèle devant le Palais des sports de Beaublanc, le lieu du CSP Limoges.

Elle prend position en faveur d'Emmanuel Macron pour l'élection présidentielle de 2017[5]. Elle sollicite l'investiture de son parti La République en marche pour les élections législatives qui suivent, mais ne l'obtient pas[6].

En , elle est investie tête de liste pour les élections municipales de 2020 à Limoges par La République en marche et le Mouvement radical (issu de la fusion du Parti radical de gauche et du Parti radical). Le secrétaire d'État aux Transports et ancien député Jean-Baptiste Djebbari figure en deuxième position sur sa liste[7],[8], qui termine quatrième à l'issue du premier tour, avec 7,6 % des suffrages exprimés[9].

Détail des mandats et fonctions[modifier | modifier le code]

À l’Assemblée nationale[modifier | modifier le code]

Au niveau local[modifier | modifier le code]

  • 1996-2001 : conseillère municipale de Limoges.
  •  : conseillère régionale du Limousin.
  • 2001-2008 : vice-présidente de la communauté d'agglomération Limoges Métropole.
  • 2002-2008 : adjointe au maire de Limoges, chargée de la lecture publique, de la francophonie et des nouvelles technologies.
  • 2008-2011 : conseillère communautaire de la communauté d'agglomération Limoges Métropole.
  •  : première adjointe au maire de Limoges, chargée de la lecture publique, des bibliothèques, de la francophonie et des relations avec l’Université.

Décorations[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Sept idées pour redorer le blason limougeaud : développer l'accès à Internet », sur L'Express, .
  2. « Monique Boulestin démissionne »(ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?), sur Le Populaire du centre, .
  3. « Défaite de la gauche à Limoges : Monique Boulestin cible les dirigeants locaux du PS », sur France 3 Limousin, (consulté le 29 août 2014).
  4. « Sénatoriales : Moniques Boulestin, l'alliée inattendue de Jean-Marc Gabouty », sur Le Populaire, (consulté le 29 août 2014).
  5. Sébastien Eugène, « L'appel des Radicaux de gauche pour soutenir Emmanuel Macron », sur huffingtonpost.fr, (consulté le 28 janvier 2017)
  6. Virginie Mayet, Sébastien Dubois et Éric Porte, « La République En Marche investit six candidats pour les législatives en Limousin », sur lepopulaire.fr, .
  7. Sébastien Dubois, « Pour les municipales à Limoges, En Marche choisit la radicale Monique Boulestin », sur lepopulaire.fr, (consulté le 19 décembre 2019).
  8. Stéphanie Barrat, « Jean-Baptiste Djebbari numéro 2 sur la liste LREM pour les municipales à Limoges », sur lepopulaire.fr, (consulté le 19 décembre 2019).
  9. « Résultats municipales 2020 à Limoges », sur Le Monde.fr, Le Monde (ISSN 1950-6244, consulté le 22 mai 2020).
  10. Décret du 29 mai 2019 portant promotion et nomination.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]