Monday Ossey

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Monday Ossey
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Biographie
Nationalité Drapeau : Gabon Gabonais
Naissance
Lieu Bitam (Gabon, AEF)
Décès (à 73 ans)
Lieu Libreville (Gabon)
Taille 1,72 m (5 8)
Période pro. 1957-1962
Poste Attaquant
Parcours amateur
Saisons Club
0 Drapeau : France SC Universitaire africain
Parcours professionnel 1
Saisons Club 0M.0(B.)
1957-1959 Drapeau : France Limoges FC 072 (43)
1959-1960 Drapeau : France Stade rennais 031 (12)
1960-1961 Drapeau : France Toulouse FC 011 0(1)
1961-1962 Drapeau : France Limoges FC 037 (20)
1 Compétitions officielles nationales et internationales.
Dernière mise à jour : 11 avril 2016

Monday Ossey, né le à Bitam et mort le à Libreville, est un footballeur gabonais des années 1950 et 1960. Durant sa carrière, il évolue au poste d'attaquant.

Biographie[modifier | modifier le code]

Né le à Bitam[1], alors en Afrique-Équatoriale française, Monday Ossey arrive en France dans les années 1950 en tant qu'étudiant, pour y poursuivre une licence de lettres. Jouant au football, il fait partie d'un club amateur, le Sporting Club universitaire africain, regroupant des étudiants venus de différents pays africains, qui remporte à la surprise générale la Coupe de Paris en 1955[2]. Recruté par le Limoges FC en 1957, il y fait ses débuts professionnels en deuxième division[1]. Considéré comme « l'intellectuel » de l'équipe limougeaude par la presse, du fait de sa formation universitaire, il fait partie d'une vague de footballeurs d'Afrique noire recrutés par les clubs professionnels français durant la deuxième moitié des années 1950, à l'image de Jean Tokpa, Ignace Wognin, ou encore Eugène N'Jo Léa[2].

Lors de la saison 1957-1958, Monday Ossey marque un total de vingt-sept buts, mais n'obtient pas le titre de meilleur buteur du championnat, devancé par les vingt-neuf réalisations du Suédois Egon Jönsson. Il permet néanmoins au Limoges FC d'obtenir la montée en Division 1, alors que le club limousin disputait sa première saison professionnelle. L'attaquant gabonais marque ainsi les esprits par son efficacité devant le but, notamment celui de son coéquipier Roger Berthaud[3], mais aussi de Guy Roux[4]. La presse se fait aussi l'écho des performances de Monday Ossey : le journaliste Gabriel Hanot souligne les qualités de « force physique, [les] nerfs à fleur de peau, [la] souplesse musculaire et articulaire » qu'il possède, à l'instar de Tokpa et N'Jo Léa[5], alors qu'en , il est surnommé le « battant de Bitam » par l'hebdomadaire France Football[2].

Avec Limoges, Monday Ossey découvre ainsi la première division lors de l'exercice 1958-1959. Il marque douze buts, ce qui fait de lui le troisième meilleur buteur de l'histoire du club limougeaud dans l'élite, derrière Alexis Bob et Paul Sauvage[6]. Ses performances convainquent le Stade rennais de l'engager à l'été 1959. Monday Ossey est ainsi l'un des premiers joueurs noirs de l'histoire du club breton, après Fernand Pordié et René Gaulon. En concurrence avec l'Algérien Mahi pour le poste d'avant-centre, il est régulièrement exilé sur le côté droit de l'attaque rennaise par son entraîneur Henri Guérin. Néanmoins, il marque douze buts toutes compétitions confondues avec le Stade rennais, dont un triplé contre le RC Strasbourg en . Alors que le club rennais décide de recruter Jacky Faivre, Monday Ossey quitte la Bretagne dès 1960[7].

L'attaquant gabonais — dont le pays accède à l'indépendance le — poursuit sa carrière au Toulouse FC, avec qui il dispute sa dernière saison en Division 1, mais ne joue que neuf rencontres de championnat pour un but marqué, à l'occasion d'un déplacement sur le terrain de l'AS Troyes Sainte-Savine[1],[8]. En 1961, il finit par revenir au Limoges FC, tout juste redescendu en Division 2. C'est à ce niveau qu'il dispute sa dernière saison professionnelle, marquant vingt buts[1]. Un total qui ne lui permet pas, une nouvelle fois, de terminer meilleur buteur du championnat, devancé par les vingt-et-une réalisations de Serge Masnaghetti.

À l'issue de sa carrière de joueur professionnel en France, Monday Ossey retourne au Gabon, et participe alors à la structuration du football dans son pays. Il meurt à Libreville le [7], le lendemain du décès d'Eugène N'Jo Léa.

Statistiques[modifier | modifier le code]

Statistiques de Monday Ossey
Saison Club Championnat Coupe(s) nationale(s) Total
Division M B M B M B
1957-1958 Drapeau de la France Limoges FC Division 2 38 27 3 3 41 30
1958-1959 Drapeau de la France Limoges FC Division 1 29 12 2 1 31 13
1959-1960 Drapeau de la France Stade rennais UC Division 1 27 9 4 3 31 12
1960-1961 Drapeau de la France Toulouse FC Division 1 9 1 2 0 11 1
1961-1962 Drapeau de la France Limoges FC Division 2 35 20 2 0 37 20
Total sur la carrière 138 68 13 7 151 75

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c et d « Monday Ossey », sur footballdatabase.eu (consulté le 12 avril 2016)
  2. a, b et c Claude Boli, « Les footballeurs noirs africains en France : Des années cinquante à nos jours », Hommes & migrations, no 1285,‎ , p. 14-30 (ISSN 2262-3353, lire en ligne)
  3. Bernard Verret, « Disparition : Il avait disputé le premier match pro du Limoges FC, en 1957 », sur lamontagne.fr, (consulté le 12 avril 2016)
  4. Fabien Friconnet, « Guy Roux raconte son Limoges », sur lepopulaire.fr, (consulté le 12 avril 2016)
  5. Claude Boli, « La perception des joueurs africains en France : Projection et imaginaire colonial », Hommes & migrations, no 1285,‎ , p. 124-132 (ISSN 2262-3353, lire en ligne)
  6. (en) « Ligue 1 Top Scorers - Limoges » (consulté le 12 avril 2016)
  7. a et b « Monday Ossey », sur stade-rennais-online.com (consulté le 12 avril 2016)
  8. « Monday OSSEY », sur footballstats.fr (consulté le 12 avril 2016)