Moncrabeau

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Moncrabeau
Moncrabeau
L'Église Sainte-Marie-Madeleine.
Blason de Moncrabeau
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Lot-et-Garonne
Arrondissement Nérac
Canton L'Albret
Intercommunalité Albret Communauté
Maire
Mandat
Nicolas Choisnel
2014-2020
Code postal 47600
Code commune 47174
Démographie
Gentilé Moncrabelais
Population
municipale
735 hab. (2015 en diminution de 10,91 % par rapport à 2010)
Densité 15 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 02′ 05″ nord, 0° 22′ 18″ est
Altitude Min. 52 m
Max. 185 m
Superficie 49,94 km2
Localisation

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Liens
Site web Site de la mairie

Moncrabeau est une commune du Sud-Ouest de la France, située dans le département de Lot-et-Garonne (région Nouvelle-Aquitaine).

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Commune située dans le Pays d'Albret sur la Baïse entre Condom et Nérac. Elle est limitrophe du département du Gers.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Moncrabeau[1]
Fréchou Lasserre Francescas
Mézin Moncrabeau Ligardes
(Gers)
Lannes Condom
(Gers)
Gazaupouy
(Gers)

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Moncrabeau Blason Écartelé : au premier et au quatrième d'azur aux trois fleurs de lys d'or, au deuxième et au troisième d'argent plain[2].
Détails
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 1983 [3] Christian Lussagnet UMP Conseiller général du canton de Francescas depuis le 16 mars 2008
en cours Nicolas Choisnel UMP[4]  
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[5]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[6].

En 2015, la commune comptait 735 habitants[Note 1], en diminution de 10,91 % par rapport à 2010 (Lot-et-Garonne : +0,69 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 4842 6362 5562 5892 5222 5612 3702 2862 352
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 2712 1972 1542 0622 0441 9951 9151 8281 755
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 7401 6961 6081 3631 4941 4141 4001 3921 288
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008
1 1731 050915823789780810814818
2013 2015 - - - - - - -
751735-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[7] puis Insee à partir de 2006[8].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

Le coteau de Peyroutet est un site naturel remarquable géré par le conservatoire d'espaces naturels d'Aquitaine[25] depuis 1999 en partenariat avec les propriétaires, exploitants agricoles. Ce site offre un remarquable panorama sur les coteaux de l'Albret, parfois même sur la chaîne des Pyrénées. Il abrite une grande richesse écologique dont notamment près d'une trentaine d'espèces d'orchidées sauvages.

Vie locale[modifier | modifier le code]

Culture[modifier | modifier le code]

  • Festival des menteurs de Moncrabeau[26]. Les habitants de Moncrabeau se flattaient d’être les plus menteurs de tous les Gascons. Une « Académie des Menteurs » comprenant quarante membres existe depuis le XVIe siècle. Le festival élit chaque année le Roi des Menteurs, qui siège sur un trône de pierre.
  • Festival de Cauberotte (jazz, bio...).
  • Église Saint-Sigismond de Vialère - XIIe, redécouverte en 2009 sur le site d'une grange. Les fouilles indiquent une présence gallo-romaine datant du IVe siècle.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Michel Goma styliste et costumier né à Moncrabeau.
  • Michel Gardère journaliste et écrivain né à Moncrabeau.
  • Kamel Khrissate.
  • Joseph Ninon : représentant à la Chambre des Cent-Jours, né à Moncrabeau le 23 mars 1769, mort à une date inconnue, « fils de sieur Pierre Ninon, marchand et de demoiselle Marianne Claverie », maire de Moncrabeau, puis conseiller général (an XIII), et sous-préfet de Nérac sous le premier Empire, fut élu, le 15 mai 1815, représentant du grand collège de Lot-et-Garonne à la Chambre des Cent-Jours, par 41 voix sur 52 votants. Son rôle parlementaire prit fin avec cette courte législature, restant fidèle à l’Empereur[27].
  • Pierre-Hyacinthe Duvignau : dit « Fiton » né en 1754 à Bordeaux, fils de Jacques Duvigneau né à Moncrabeau le 10 octobre 1708, lui-même juge procureur au Parlement de Bordeaux. Pierre-Hyacinthe eut trois enfants dont l’aîné Jacques, juge de paix, percepteur des Impôts de Francescas, fut maire de Moncrabeau de 1822 à 1828. Le deuxième fils Pierre Gabriel fut maire de Condom et le troisième Jean-Baptiste, dit Timothée, dont nous n’aurons pas plus de précision. Comme se plaît à le qualifier Étienne Jouy ; Pierre-Hyacinthe avait un caractère entier, passionné, et était gagné aux idées de la Révolution. Il fut juge de Macau et procureur au parlement de Bordeaux, il eut une éducation soignée et fut reçu avocat à l’âge de 21 ans. franc-maçon initié à la française alors que la grande majorité des loges bordelaises initient selon les rites britanniques ou écossais. Il est membre du Musée et de la Société des amis de la Constitution dont il fut finalement le président. Sous l’Ancien Régime il fut procureur au Parlement de Guyenne. Lors de la création des tribunaux criminels, en 1791, il fut nommé greffier de celui de la Gironde. En 1792, après une indescriptible vague de massacres, il demanda la condamnation de Marat et ce dernier fut arrêté puis relâché. Robespierre en personne dut intervenir pour calmer la fougue de Duvignau. La ville de Bordeaux, afin de marquer son soutien à ses représentants, envoya des commissaires à la Convention nationale, pour réclamer une espèce d’inviolabilité de tous les membres qui la composaient et l’achèvement de la constitution. Cette démarche accéléra la perte des Girondins et des commissaires bordelais, Duvignau surtout. Il avait porté la parole, au nom de ses concitoyens, de la manière la plus énergique, il avait été jusqu’à dire que la Garde nationale de Bordeaux était prête à marcher sur Paris, pour y rétablir l’ordre légal. De son discours à la barre de la Convention le 14 mai 1793, les instants en restent marqués. Une mégère l’agresse en plein discours et déchire son texte qu’elle jette en morceaux à ses pieds, son allocution souleva une tempête sur les bancs de la Montagne. Le Jacobin Legendre l’injuria, le traitant de ci-devant et d’aristocrate. Boyer-Fonfrède qui ce jour présidait, eut fort à faire à rétablir l’ordre et protéger ses concitoyens girondins qui regagnèrent Bordeaux qu’avec beaucoup de difficultés. Les répercussions ne se firent point attendre, la Convention dépêchât les citoyens Isabeau et Baudot pour combattre cette contre-révolution, mais ils furent reçus à Bordeaux à coups de pierre et leur voiture précipitée dans la première marre boueuse. Quelque temps après son retour orageux, il fut livré, comme conspirateur et contre-révolutionnaire à une commission militaire qui le condamna à mort et à la confiscation de ses biens. À Bordeaux, sur l’actuelle place Gambetta, le 10 thermidor an II (27 juillet 1794), Pierre-Hyacinthe Duvignau fut exécuté la veille du jour où tomba Robespierre, il avait 40 ans.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Carte IGN sous Géoportail
  2. Cercle Héraldique, Généalogique et Historique du 47
  3. Christian Lussagnet démissionne de son poste de maire
  4. Article du Petit Bleu de Lot-et-Garonne du 3 avril 2013
  5. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  6. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  7. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  8. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.
  9. « Château de Lahitte », notice no PA00084173, base Mérimée, ministère français de la Culture
  10. « Inventaire général : château (domaine agricole) », notice no IA47000743, base Mérimée, ministère français de la Culture
  11. « Château de Pomarède », notice no PA00084174, base Mérimée, ministère français de la Culture
  12. « Inventaire général : château (domaine agricole) », notice no IA47000736, base Mérimée, ministère français de la Culture
  13. « Inventaire général : maison forte », notice no IA47000723, base Mérimée, ministère français de la Culture
  14. « Restes de la villa romaine de Bapteste », notice no PA00084175, base Mérimée, ministère français de la Culture
  15. « Inventaire général : villa antique », notice no IA47000730, base Mérimée, ministère français de la Culture
  16. « Inventaire général : église paroissiale Sainte-Marie-Madeleine », notice no IA47000719, base Mérimée, ministère français de la Culture
  17. « Inventaire général : église paroissiale Saint-Sigismond », notice no IA47000741, base Mérimée, ministère français de la Culture
  18. « Inventaire général : église paroissiale Saint-Cyr », notice no IA47000738, base Mérimée, ministère français de la Culture
  19. « Inventaire général : église paroissiale Saint-Roch », notice no IA47000737, base Mérimée, ministère français de la Culture
  20. « Inventaire général : église paroissiale Sainte-Radegonde », notice no IA47000733, base Mérimée, ministère français de la Culture
  21. « Inventaire général : église paroissiale Saint-Roch », notice no IA47000728, base Mérimée, ministère français de la Culture
  22. « Inventaire général : église paroissiale Saint-Jean », notice no IA47000726, base Mérimée, ministère français de la Culture
  23. « Eglise Saint-Clair d'Artigues », notice no PA00132536, base Mérimée, ministère français de la Culture
  24. « Inventaire général : église paroissiale Saint-Clair », notice no IA47000721, base Mérimée, ministère français de la Culture
  25. Le site du CEN Aquitaine
  26. http://www.albret-tourisme.com/modules/edito/content.php?id=48
  27. Histoire biographies 1789-1889 tome 4