Moncassin

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Moncassin
Moncassin
Vue aérienne du village de Moncassin
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Gers
Arrondissement Mirande
Intercommunalité Communauté de communes Astarac Arros en Gascogne
Maire
Mandat
Jean-Claude Verdier
2020-2026
Code postal 32300
Code commune 32263
Démographie
Gentilé Moncassinois
Population
municipale
127 hab. (2019 en diminution de 6,62 % par rapport à 2013)
Densité 9,1 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 27′ 16″ nord, 0° 28′ 49″ est
Altitude Min. 179 m
Max. 283 m
Superficie 13,93 km2
Type Commune rurale
Aire d'attraction Auch
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Mirande-Astarac
Législatives Première circonscription
Localisation
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Moncassin

Moncassin (Montcassin en gascon) est une commune française située dans le sud du département du Gers en région Occitanie. Sur le plan historique et culturel, la commune est dans le pays d'Astarac, un territoire du sud gersois très vallonné, au sol argileux, qui longe le plateau de Lannemezan.

Exposée à un climat océanique altéré, elle est drainée par la Baïse et par divers autres petits cours d'eau. La commune possède un patrimoine naturel remarquable composé de deux zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique.

Moncassin est une commune rurale qui compte 127 habitants en 2019, après avoir connu un pic de population de 531 habitants en 1856. Elle fait partie de l'aire d'attraction d'Auch. Ses habitants sont appelés les Moncassinois ou Moncassinoises.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Moncassin est une commune de Gascogne située entre Mirande et Masseube sur la Petite Baïse.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Moncassin se situe en zone de sismicité 2 (sismicité faible)[2].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La commune est dans le bassin de la Garonne, au sein du bassin hydrographique Adour-Garonne[3]. Elle est drainée par la Baïse, un bras de la baïse, le ruisseau de Lasmoulines, le ruisseau de Matélous, le ruisseau de Sentagne, le ruisseau de Terremont, le ruisseau du Galinon, le ruisseau du Lussian et par divers petits cours d'eau, qui constituent un réseau hydrographique de 18 km de longueur totale[4],[Carte 1].

La Baïse, d'une longueur totale de 187,6 km, prend sa source dans la commune de Capvern et s'écoule vers le nord. Elle traverse la commune et se jette dans la Garonne à Saint-Léger, après avoir traversé 52 communes[5].

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat qui caractérise la commune est qualifié, en 2010, de « climat océanique altéré », selon la typologie des climats de la France qui compte alors huit grands types de climats en métropole[6]. En 2020, la commune ressort du même type de climat dans la classification établie par Météo-France, qui ne compte désormais, en première approche, que cinq grands types de climats en métropole. Il s’agit d’une zone de transition entre le climat océanique et les climats de montagne et semi-continental. Les écarts de température entre hiver et été augmentent avec l'éloignement de la mer. La pluviométrie est plus faible qu'en bord de mer, sauf aux abords des reliefs[7].

Les paramètres climatiques qui ont permis d’établir la typologie de 2010 comportent six variables pour les températures et huit pour les précipitations, dont les valeurs correspondent à la normale 1971-2000[Note 1]. Les sept principales variables caractérisant la commune sont présentées dans l'encadré ci-après.

Paramètres climatiques communaux sur la période 1971-2000[6]

  • Moyenne annuelle de température : 12,4 °C
  • Nombre de jours avec une température inférieure à −5 °C : 2,4 j
  • Nombre de jours avec une température supérieure à 30 °C : 7,9 j
  • Amplitude thermique annuelle[Note 2] : 15 °C
  • Cumuls annuels de précipitation : 864 mm
  • Nombre de jours de précipitation en janvier : 9,8 j
  • Nombre de jours de précipitation en juillet : 6,5 j

Avec le changement climatique, ces variables ont évolué. Une étude réalisée en 2014 par la Direction générale de l'Énergie et du Climat[9] complétée par des études régionales[10] prévoit en effet que la température moyenne devrait croître et la pluviométrie moyenne baisser, avec toutefois de fortes variations régionales. Ces changements peuvent être constatés sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, « Mirande », sur la commune de Mirande, mise en service en 1971[11] et qui se trouve à 9 km à vol d'oiseau[12],[Note 3], où la température moyenne annuelle est de 13,2 °C et la hauteur de précipitations de 791,1 mm pour la période 1981-2010[13]. Sur la station météorologique historique la plus proche, « Auch », sur la commune d'Auch, mise en service en 1985 et à 23 km[14], la température moyenne annuelle évolue de 13,1 °C pour 1981-2010[15] à 13,5 °C pour 1991-2020[16].

Milieux naturels et biodiversité[modifier | modifier le code]

L’inventaire des zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) a pour objectif de réaliser une couverture des zones les plus intéressantes sur le plan écologique, essentiellement dans la perspective d’améliorer la connaissance du patrimoine naturel national et de fournir aux différents décideurs un outil d’aide à la prise en compte de l’environnement dans l’aménagement du territoire. Une ZNIEFF de type 1[Note 4] est recensée sur la commune[17] : les « bois de Maramon et Coume de Laugadère » (148 ha), couvrant 2 communes du département[18] et une ZNIEFF de type 2[Note 5],[17] : le « coteau en rive droite de la Baïsole » (587 ha), couvrant 7 communes du département[19].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Moncassin est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 6],[20],[I 1],[21].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction d'Auch, dont elle est une commune de la couronne[Note 7]. Cette aire, qui regroupe 112 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants[I 2],[I 3].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (89,4 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (89,7 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (75,4 %), forêts (8,9 %), zones agricoles hétérogènes (8,4 %), prairies (5,6 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (1,7 %)[22].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 2].

Toponymie[modifier | modifier le code]

L'étymologie évoque un mont planté de chênes (« cassou » en gascon)[réf. souhaitée].

Histoire[modifier | modifier le code]

La première mention écrite du nom de Moncassin est relevée dans le cartulaire de l’abbaye de Berdoues en 1156 : l’acte souligne la présence de la cour comtale d’Astarac dans le lieu (« in curia Astaracensi apud Montemcassinum »[23]).

Sur une crête surplombant la Petite-Baïse, le village s’est formé autour d’une des principales forteresses comtales d'Astarac. Il constituait entre 1150 et 1250, avec Durban, Castelnau-Barbarens et Villefranche, une des capitales d’un pays qui s'étendait au sud de l’actuel département du Gers, avant que le comte d'Astarac ne crée la bastide de Mirande en 1281 et n'y déplace son château principal[24].

Les privilèges des trois seigneurs de Moncassin (le comte d’Astarac pour la plus grande partie du territoire, les Hospitaliers de l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem et le comte de Béon, seigneur de Lapalu[25]) sont abolis par la Révolution. Avec la mairie et l’école publique, la République est présente au village.

De son passé, Moncassin conserve un riche patrimoine historique, comme en témoignent la motte castrale, l’église paroissiale, l’Hôpital et le château de Lapalu. On découvre le long des routes de nombreuses maisons anciennes, construites ou reconstruites selon le style du pays au début du XIXe siècle.

Les Hospitaliers[modifier | modifier le code]

Les sources écrites des XIIe et XIIIe siècles donnent des mentions nombreuses d’un « hôpital Saint-Jean » à Moncassin[26]. Il s’agit d’un centre seigneurial et exploitation agricole qui appartient à l’ordre de Saint-Jean de Jérusalem (ou ordre des Hospitaliers). D’abord dépendant de Gavarnie au XIIe siècle, Moncassin est érigée en commanderie distincte au début du XIIIe siècle, avant d’être rattachée à la commanderie de Boudrac (Haute-Garonne)[27]. Au pied de la motte castrale, auprès de la principale route nord-sud de la vallée, l’Hôpital était constitué d’un bâtiment d’habitation et d’une chapelle Saint-Jean, dont les ruines sont encore visibles au XVIIIe siècle[28]. L’actuelle maison a été bâtie au XIXe siècle à l’emplacement de l’ancienne église.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs[29]
Période Identité Étiquette Qualité
1792 1798 Pierre Fortassin    
1798 1799 Joseph Abadie    
1799 1800 Pierre Verdier    
1800 1803 Joseph Abadie    
1803 1816 Jean Abadie    
1816 1830 Pierre Fortassin    
1830 1831 Sébastien Laborie    
1831 1840 Jean Abadie    
1840 1845 Sébastien Laborie    
1845 1848 Pierre Fortassin    
1848 1851 Alexis Bonnassies    
1851 1854 Jean-paul Bonnassies    
1854 1857 Joseph François Bonnassies    
1857 1870 Jean-pierre Bonnassies    
1870 1871 Amédée Abadie    
1871 1876 Joseph François Bonnassies    
1876 1887 Alexis Dominique Bonnasies    
1887 1892 Jean-pierre Bonnassies    
1892 1903 Louis Etienne Verdier    
1903 1912 Edouard Abadie    
1912 1925 Jean-marie Dulac    
1925 1935 Jean-marie Bonnassies    
1935 1977 Eloi Verdier SFIO Agriculteur[30]
1977 1989 Roger Tarrieux PS  
1989 2001 Albert Lagleize    
mars 2001 En cours Jean-Claude Verdier[31] PS Agriculteur

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[32]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[33]. En 2019, la commune comptait 127 habitants[Note 8], en diminution de 6,62 % par rapport à 2013 (Gers : +0,58 %, France hors Mayotte : +2,17 %).
Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1841 1846 1851 1856
440448464449503388506510531
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
441432389414411406381370356
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
340335266238236217220208183
1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009 2014
177151138122119119120136136
2019 - - - - - - - -
127--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[34] puis Insee à partir de 2006[35].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Emploi[modifier | modifier le code]

Taux de chômage
2008 2013 2018
Commune[I 4] 6,6 % 6,9 % 5,8 %
Département[I 5] 6,1 % 7,5 % 8,2 %
France entière[I 6] 8,3 % 10 % 10 %

En 2018, la population âgée de 15 à 64 ans s'élève à 71 personnes, parmi lesquelles on compte 72,5 % d'actifs (66,7 % ayant un emploi et 5,8 % de chômeurs) et 27,5 % d'inactifs[Note 9],[I 4]. En 2018, le taux de chômage communal (au sens du recensement) des 15-64 ans est inférieur à celui de la France et département, alors qu'en 2008 il était supérieur à celui du département et inférieur à celui de la France.

La commune fait partie de la couronne de l'aire d'attraction d'Auch, du fait qu'au moins 15 % des actifs travaillent dans le pôle[Carte 3],[I 7]. Elle compte 20 emplois en 2018, contre 17 en 2013 et 21 en 2008. Le nombre d'actifs ayant un emploi résidant dans la commune est de 49, soit un indicateur de concentration d'emploi de 39,8 % et un taux d'activité parmi les 15 ans ou plus de 45,2 %[I 8].

Sur ces 49 actifs de 15 ans ou plus ayant un emploi, 11 travaillent dans la commune, soit 23 % des habitants[I 9]. Pour se rendre au travail, 64,6 % des habitants utilisent un véhicule personnel ou de fonction à quatre roues, 4,2 % les transports en commun, 16,7 % s'y rendent en deux-roues, à vélo ou à pied et 14,6 % n'ont pas besoin de transport (travail au domicile)[I 10].

Activités hors agriculture[modifier | modifier le code]

11 établissements[Note 10] sont implantés à Moncassin au [I 11]. Le secteur de l'industrie manufacturière, des industries extractives et autres est prépondérant sur la commune puisqu'il représente 45,5 % du nombre total d'établissements de la commune (5 sur les 11 entreprises implantées à Moncassin), contre 12,3 % au niveau départemental[I 12].

Agriculture[modifier | modifier le code]

La commune est dans l'Astarac, une petite région agricole englobant tout le Sud du départementdu Gers, un quart de sa superficie, et correspond au pied de lʼéventail gascon[36]. En 2020, l'orientation technico-économique de l'agriculture[Note 11] sur la commune est la polyculture et/ou le polyélevage[Carte 4].

1988 2000 2010 2020
Exploitations 24 14 11 11
SAU[Note 12] (ha) 857 655 669 729

Le nombre d'exploitations agricoles en activité et ayant leur siège dans la commune est passé de 24 lors du recensement agricole de 1988[Note 13] à 14 en 2000 puis à 11 en 2010[38] et enfin à 11 en 2020[Carte 5], soit une baisse de 54 % en 32 ans. Le même mouvement est observé à l'échelle du département qui a perdu pendant cette période 51 % de ses exploitations[39],[Carte 6]. La surface agricole utilisée sur la commune a également diminué, passant de 857 ha en 1988 à 729 ha en 2020[Carte 7]. Parallèlement la surface agricole utilisée moyenne par exploitation a augmenté, passant de 36 à 66 ha[38].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Église Sainte-Madeleine de Moncassin. L’église paroissiale Sainte-Madeleine de Moncassin est attestée depuis le milieu du XIIe siècle[40]. Les archives du séminaire d’Auch mentionnent l’existence avant la Révolution d’un pèlerinage local : les futures mères venaient demander à sainte Madeleine la protection de leur enfant à naître. Par ailleurs, tous les 6 août, une statue du Saint-Sauveur était autrefois portée en procession : elle était connue dans tous les environs pour les prodiges de guérison qu’on lui attribuait en faveur des enfants malades[41]. Menaçant ruine au milieu du XIXe siècle, le bâtiment est alors profondément remanié. Le clocher-mur triangulaire dans lequel s’ouvraient deux arcades romanes est remplacé par le clocher actuel. Sous celui-ci, les deux anciennes ouvertures sont toujours visibles. Deux cloches fondues par M. Escoubet, fondeur à Ramouzens (Gers), sont installées en 1889.
    La motte castrale de Moncassin
  • La motte castrale de Moncassin. Installé à l’extrémité occidentale d’un promontoire calcaire dominant la vallée de la Petite-Baïse, le « Castéra » est une motte castrale parmi les plus remarquables de la Gascogne. Il domine domine le paysage d'où on peut avoir une vue sur la partie orientale des Pyrénées. De considérables travaux de terrassement ont remodelé la tête de l’éperon naturel sur lequel on a accumulé des matériaux provenant du vaste fossé creusé à l’est pour l’isoler du reste du promontoire[42]. Haut de plus de 10 mètres, cet ouvrage de terre portait une des forteresses du comte d’Astarac : vraisemblablement une tour de plan quadrangulaire, comme celles encore en élévation à Lasseube-Propre ou à Miramont-d’Astarac[43]. Pièce maîtresse des possessions comtales, la forteresse est citée en 1244, avec Castelnau-Barbarens, Durban, Lasseube-Propre et Simorre, dans l’hommage rendu par le comte Centulle II et sa mère Segnis de Lomagne au comte de Toulouse pour l’ensemble du comté[44]. La fouille archéologique de 1984 a révélé que la tour avait été démantelée jusqu’à ses fondements, probablement dans la seconde moitié du XIXe siècle[45] : en 1856, l’érudit Justin Cénac-Moncaut voit encore des pans de murs au sommet de la butte[46].
    Le château de Lapalu
  • Le château de Lapalu est jusqu’à la Révolution la propriété de la famille de Béon, vassale directe des comtes d’Astarac. Cette lignée est présente à Moncassin à partir du XIIIe siècle, lorsqu’en 1269 Arnaud de Béon épouse Jeanne de Lapalu. Le dernier comte François-Frédéric est présent dans l’entourage de Louis XVI lors des journées révolutionnaires de 1789[47]. Il émigre à Coblence en 1791 et lève une « Légion de Béon » pour combattre les troupes de la République. Après plusieurs échecs militaires, Béon gagne Trinité-et-Tobago, dans les Caraïbes, où il meurt en 1802. Le château est vendu comme bien national en 1794 : une partie des bâtiments est achetée par François Bousquet, médecin à Mirande et député montagnard du Gers à la Convention. Le château de Lapalu présente aujourd'hui à l’ouest une tour médiévale, dans laquelle s’ouvrent trois demi-croisées encadrées de moulures prismatiques, attribuées au XVe siècle. La tour est prolongée à l’est par un long bâtiment rectangulaire à trois niveaux, qui adopte le style sobre des maisons nobles de l’Astarac à l’Epoque moderne (XVIIe-XVIIIe siècles). Un pavillon d’entrée élevé à la toute fin du XVIIIe siècle, s’avance sur la cour principale. La partie arrière avec l’escalier d’honneur s’est effondrée au milieu du XIXe siècle. A l’est s’étendent les communs : garages à carrosses et écuries avec chambres des domestiques à l’étage, granges et hangars, probablement colombier. Un beau cadran solaire orne la façade méridionale[48].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes et cartes[modifier | modifier le code]

  • Notes
  1. Les normales servent à représenter le climat. Elles sont calculées sur 30 ans et mises à jour toutes les décennies. Après les normales 1971-2000, les normales pour la période 1981-2010 ont été définies et, depuis 2021, ce sont les normales 1991-2020 qui font référence en Europe et dans le monde[8].
  2. L'amplitude thermique annuelle mesure la différence entre la température moyenne de juillet et celle de janvier. Cette variable est généralement reconnue comme critère de discrimination entre climats océaniques et continentaux.
  3. La distance est calculée à vol d'oiseau entre la station météorologique proprement dite et le chef-lieu de commune.
  4. Les ZNIEFF de type 1 sont des secteurs d’une superficie en général limitée, caractérisés par la présence d’espèces, d’association d’espèces ou de milieux rares, remarquables, ou caractéristiques du milieu du patrimoine naturel régional ou national.
  5. Les ZNIEFF de type 2 sont de grands ensembles naturels riches, ou peu modifiés, qui offrent des potentialités biologiques importantes.
  6. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  7. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  8. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2022, millésimée 2019, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2021, date de référence statistique : 1er janvier 2019.
  9. Les inactifs regroupent, au sens de l'Insee, les élèves, les étudiants, les stagiaires non rémunérés, les pré-retraités, les retraités et les autres inactifs.
  10. L'établissement, au sens de l’Insee, est une unité de production géographiquement individualisée, mais juridiquement dépendante de l'unité légale. Il produit des biens ou des services.
  11. L'orientation technico-économique est la production dominante de l'exploitation, déterminée selon la contribution de chaque surface ou cheptel à la production brute standard.
  12. Les données relatives à la surface agricole utilisée (SAU) sont localisées à la commune où se situe le lieu principal de production de chaque exploitation. Les chiffres d'une commune doivent donc être interprétés avec prudence, une exploitation pouvant exercer son activité sur plusieurs communes, ou plusieurs départements voire plusieurs régions.
  13. Le recensement agricole est une opération décennale européenne et obligatoire qui a pour objectif d'actualiser les données sur l'agriculture française et de mesurer son poids dans l'agriculture européenne[37].
  • Cartes
  1. « Réseau hydrographique de Moncassin » sur Géoportail (consulté le 11 décembre 2021).
  2. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  3. Agence nationale de la cohésion des territoires, « Carte de la commune dans le zonage des aires d'attraction de villes. », sur l'observatoire des territoires (consulté le ).
  4. « Recensement agricole 2020 - Carte de la spécialisation de la production agricole par commune », sur stats.agriculture.gouv.fr (consulté le ).
  5. « Recensement agricole 2020 - Carte du nombre d'exploitations et de la surface agricole utilisée (SAU) moyenne par commune », sur stats.agriculture.gouv.fr (consulté le ).
  6. « Recensement agricole 2020 - Carte du nombre d'exploitations et de la surface agricole utilisée par département », sur stats.agriculture.gouv.fr (consulté le ).
  7. « Recensement agricole 2020 - Carte de la surface agricole utilisée (SAU) par commune et de la SAU moyenne », sur stats.agriculture.gouv.fr (consulté le ).

Références[modifier | modifier le code]

Site de l'Insee[modifier | modifier le code]

  1. « Commune rurale - définition » (consulté le ).
  2. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », (consulté le ).
  3. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », (consulté le ).
  4. a et b « Emp T1 - Population de 15 à 64 ans par type d'activité en 2018 à Moncassin » (consulté le ).
  5. « Emp T1 - Population de 15 à 64 ans par type d'activité en 2018 dans le Gers » (consulté le ).
  6. « Emp T1 - Population de 15 à 64 ans par type d'activité en 2018 dans la France entière » (consulté le ).
  7. « Base des aires d'attraction des villes 2020 », sur site de l'Insee (consulté le ).
  8. « Emp T5 - Emploi et activité en 2018 à Moncassin » (consulté le ).
  9. « ACT T4 - Lieu de travail des actifs de 15 ans ou plus ayant un emploi qui résident dans la commune en 2018 » (consulté le ).
  10. « ACT G2 - Part des moyens de transport utilisés pour se rendre au travail en 2018 » (consulté le ).
  11. « DEN T5 - Nombre d'établissements par secteur d'activité au 31 décembre 2019 à Moncassin » (consulté le ).
  12. « DEN T5 - Nombre d'établissements par secteur d'activité au 31 décembre 2019 dans le Gers » (consulté le ).

Autres sources[modifier | modifier le code]

  1. Carte IGN sous Géoportail
  2. Plan séisme
  3. « Le réseau hydrographique du bassin Adour-Garonne. » [PDF], sur draaf.occitanie.agriculture.gouv.fr (consulté le )
  4. « Fiche communale de Moncassin », sur le système d'information pour la gestion des eaux souterraines en Occitanie (consulté le )
  5. Sandre, « la Baïse »
  6. a et b Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501,‎ (DOI https://doi.org/10.4000/cybergeo.23155, lire en ligne, consulté le )
  7. « Le climat en France métropolitaine », sur http://www.meteofrance.fr/, (consulté le )
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  25. "Premièrement déclarent que ledit lieu de Moncassin dépand de la directe de monseigneur le compte d’Astarac, de noble Pierre de Béon seigneur de Lapalu et de messeigneurs les chevaliers de Malte, lesdits seigneurs y prenent les rantes et y possèdent les biens et devoirs seigneuriaux." (Archives départementales de Haute-Garonne, H Malte Toulouse 346-1, Déclaration de la communauté de Moncassin à l’intendant de Montauban, 1673, copie XVIIIe siècle)
  26. En 1164, Guillaume de Burgan donne à l’abbé Arnaud de Berdoues des terres à Saint-Clamens ; parmi les témoins de l’acte se trouve Guillaume d’Argiles, « maître de l’Hôpital de Moncassin » (« dominus Ospitalis Montis Cassini », Cartulaire de Berdoues, n°172). En 1210, une charte de donation mentionne l’Hôpital Sainte-Marie de Moncassin, Bernard de Lacoste, "proviseur" (c’est-à-dire maître), et les frères et habitants du même lieu (« Beate Marie hospitalis Montiscassini et Bernardo de Lacosta provisori et fratribus et habitatoribus ejusdem loci presentibus et futuris », Archives départementales de Haute-Garonne, H Toulouse 346).
  27. Pierre Vidal, Hospitaliers et templiers en France méridionale : le Grand Prieuré de Toulouse de l’Ordre de Malte. Guide de recherches historiques, archivistiques et patrimoniales, Toulouse-Paris, Les Amis des Archives de la Haute-Garonne et CNRS, 2002..
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