Monastère de Sucevița

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Monastère de Sucevița
Image illustrative de l'article Monastère de Sucevița
Vue de l'église
Présentation
Nom local Mănăstirea Sucevița
Culte Orthodoxie
Type Monastère
Début de la construction XVIe siècle
Protection Patrimoine mondial Patrimoine mondial (2010)
Géographie
Pays Drapeau de la Roumanie Roumanie
Région Județ de Suceava
Ville Sucevița
Coordonnées 47° 46′ 41″ N 25° 42′ 40″ E / 47.778155, 25.71122647° 46′ 41″ Nord 25° 42′ 40″ Est / 47.778155, 25.711226

Géolocalisation sur la carte : Roumanie

(Voir situation sur carte : Roumanie)
Monastère de Sucevița

Le monastère de Sucevița (roumain : Mănăstirea Sucevița) est édifié à la fin du XVIe siècle par la famille Movila. Il est souvent considéré comme « le testament de l'art moldave ». Depuis 2010, l'église du monastère, l'église de la Résurrection, est classée par l'UNESCO comme patrimoine mondial de l'Humanité[1].

Situation[modifier | modifier le code]

Le monastère de Sucevița est situé à 18 km de Rădăuți (Județ de Suceava) dans le village homonyme établi dans la vallée du ruisseau de Sucevița.

Suczawica (Sucevita), monastyr, cerkiew Zmartwychwstania DSCF7560.jpg
Suczawica (Sucevita), monastyr, cerkiew Zmartwychwstania(Aw58) DSCF7570.jpg

Historique[modifier | modifier le code]

La construction de l'ensemble monastique fut entreprise par Ieremia Movilă et Simion Movilă, futurs princes, et Gheorghe, évêque de Rădăuți et futur Métropolite de Moldavie, tous trois petits-fils de Pierre IV Rareș. Elle dura de 1581 à 1601[2].

La première église bâtie par les membres de famille Movilă sur l'emplacement de l'actuel complexe monastique était de dimension modeste. Sous le règne de Petru Schiopul, les trois frères Movilă étaient devenus les conseillers du prince et disposaient d'un important patrimoine lorsqu'ils commencèrent l'édification par l'église érigée entre 1582 et 1584.

Après avoir accédé au trône de Moldavie en 1595, Ieremia Movilă fait ajouter à l'église deux portiques extérieurs aux entrées des côtés nord et sud, puis les murailles fortifiées de forme rectangulaire et les quatre tours d’enceinte qui donnent au monastère son aspect de cité médiévale. Il y ajoute enfin une résidence pour les princes, aujourd’hui en ruines, et les cellules des moines.

Les fresques murales ont été réalisées par les deux grands artistes moldaves Ion et Sofronie[2] Zugravul entre septembre 1595 et juillet 1596. Elles sont dans un bon état de conservation et possèdent toujours leur couleur dominante vert-foncé, même sur la paroi nord exposée aux intempéries.

En 2010, l'église de la Résurrection du monastère de Sucevita rejoint les églises d'Arbore, Humor, Moldovița, Pătrăuți, Probota, Suceava,et Voroneț sur la liste du patrimoine mondial de l'UNESCO. Ces dernières y avaient été inscrites en 1993 sous le nom d'églises de Moldavie pour leurs peintures murales extérieures et intérieures de style byzantin[1].

Intérieur[modifier | modifier le code]

Un trait caractéristique de la peinture de Sucevița est son penchant pour la narration : on y trouve des cycles complets de vies de St Jean le Nouveau (exonarthex), Saint-Nicolas et Saint-Georges (pronaos).

Dans la chambre mortuaire ont été inhumés les frères Ieremia et Simion Movilă dans des pierres tombales taillées en marbre de Ruschita. Le monastère possède également les couvertures de tombeau des deux princes Ieremia représenté debout vivant et Simion en gisant.

Le tableau votif représentant toute la famille de Ieremia Movilă est situé traditionnellement à gauche de la porte du naos. En face de cette porte se trouve un second tableau votif avec le portrait du métropolite Gheorghe Movila et du boyard Ioan Movilă, père des trois frères et ancien « mare Logofät », mort moine sous le nom de Ioanichie.

Fresques extérieures[modifier | modifier le code]

Les peintures extérieures du monastère sont les mieux conservées de toutes celles de Moldavie et les seules où l'on peut admirer sur la façade nord l'« Échelle des vertus », composition impressionnante par sa taille et par l'ordre régnant parmi les anges et le chaos de l'enfer. Cette scène symbolise le combat entre le bien et le mal, l'aspiration de l'homme vers la perfection.

Sur les parois des absides sept registres représentent « la Prière de tous les Saints » thème unique dans l'art chrétien orthodoxe. La façade sud est décorée d'un Arbre de Jessé placé au-dessus d'une frise représentant les philosophes de l'Antiquité, d'une « Prière à la Vierge » et du « Brasier en flammes », ainsi que du « Voile de la Mère du Seigneur ».

Annexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b UNESCO Centre du patrimoine mondial, « Églises de Moldavie - UNESCO World Heritage Centre », sur whc.unesco.org (consulté le 30 mars 2016)
  2. a et b (fr+de) Mihai Gheorghiu, Monastères et églises de Roumanie. Moldavie et Bucovine, Mediaprint,‎ , 95 p. (ISBN 973-7959221)