Molpré

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Molpré
Image illustrative de l'article Molpré
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Franche-Comté
Département Jura
Arrondissement Lons-le-Saunier
Canton Saint-Laurent-en-Grandvaux
Intercommunalité Communauté de communes du Plateau de Nozeroy
Code postal 39250
Code commune 39340
Démographie
Population 21 hab. (2013)
Densité 7,7 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 47′ 18″ nord, 6° 04′ 06″ est
Altitude Min. 739 m – Max. 879 m
Superficie 2,73 km2
Historique
Commune(s) d’intégration Mièges
Localisation

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Molpré était une ancienne commune française située dans le département du Jura en région Bourgogne-Franche-Comté, devenue, le , une commune déléguée de la commune nouvelle de Mièges.

Géographie[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Censeau Rose des vents
Mièges N Communailles-en-Montagne
Mignovillard
O    Molpré    E
S
Nozeroy Longcochon

Histoire[modifier | modifier le code]

La maison de Molpré (Molli-Prato) tirait son nom et son origine du village de Mauprel situé dans le bailliage de Salins-les-Bains près de Nozeroy[1].

Les armes de la maison de Molpré étaient : d'or à trois bandes de gueules[1].

Le plus ancien membre connu est Pierre de Molpré, chevalier. En 1184 il était nommé comme témoin d'un accord entre Roger de Monnet et les religieux de Balerne ainsi que des donations faite à ces mêmes religieux par le comte Guillaume IV de Mâcon. Hugues de Molpré, en 1191 était présent lors du don des terres de Villeneuve à l'église Saint-Étienne de Besançon par Othon Ier de Bourgogne. Pierre de Molpré, fils d'Hugues, était chevalier. Il cédait en 1209, avec le consentement de sa femme Élisabeth, tout ce qui dépendait de la tour de Poligny (appelée tour de Savaric de Saint-Germain) à Gauthier, abbé de Balerne. Hugues de Molpré, ainsi que ses frères Pierre et Henry, engagèrent ce qu'ils avaient des dîmes d'Arc à l'abbaye de Goailles, Pierre donnait des héritages situés à Frasne et Villette à celle de Sainte-Marie. En 1280, 1286 et 1287 Othon IV de Bourgogne acquérait les dîmes de Poligny de Vuillemin, Poncet et Henry de Molpré, tous trois chevaliers. Un autre Pierre de Molpré, en 1261, faisait hommage à Jean Ier de Chalon, comte de Bourgogne, de ce que Vuillaume, fils de Perron de Molpré, Point et Henry, fils de Raoul de Molpré, chevalier, possédaient dans la mouvance du Val de Miège. Ce même Pierre avait deux fils, Frery et Guillaume, ce dernier était prêtre et vendait en 1289 à Jean Ier de Chalon-Arlay les sujets qu'il possédait au Val de Miège. Frery était lui sire de Molpré. Ce dernier épousait Nicole de Vaugrenans de qui il eut Jeannette et Jacquette. Perrin de Molpré prêtait hommage à Odon de Poligny en 1295 tandis que Gérard, écuyer, recevait celui d'Henry dit Chambrier, en 1300. En 1313 un Perrin de Molpré, écuyer, était mentionné dans un titre de l'abbaye de Baume. En 1339 ce sont Vauthier et Renaud de Molpré qui étaient désignés comme exécuteurs testamentaires de Gérard de Viller-Sorêne. Au début du XIVe siècle Vuillaume de Molpré, dit Molprelet, épousait Clémence de Villers-Farlay. Ils eurent Jean, dit Molprelet, qui faisait son testament en 1340 en demandant à être inhumé dans l'église du monastère de Mont-Sainte-Marie, il avait épousé Guillemette dont il eut Huguette de Molpré. En 1373 et 1385 Jean de Molpré était abbé de Baume[1].

Huguenin de Molpré, damoiseau. Il épousait Guillemette d'Aresches, fille de Gérard d'Aresches chevalier. Il reprenait en fief en 1282, de Jean Ier de Chalon-Arlay, la maison-forte de Dornon. Il a[1] :

  • Guillaume qui suit,
  • Renaude, nommée dans le testament d'Alix, veuve de Roland Bauduin de Salins en 1349.

Guillaume de Molpré, damoiseau. Il demeurait à Arbois. Il épousait Jeannette de Thoraise dont il eut Pierre mort jeune puis en seconde noce Guillemette de Gomans de qui il a Perrin qui suit[1].

Perrin de Molpré, écuyer. Nommé dans plusieurs héritages en 1407. Il épousait le 7 mai 1398 Jeanne, fille de Jean de Montmorot, de qui il a Pierre qui suit[1].

Pierre de Molpré, écuyer. Il avait pour curateur en 1410 Jean de Montaigu, son oncle. En 1425 il donnait le dénombrement de ce qu'il tenait en fief de Jean de Vienne, seigneur de Pagny. Il avait épousé en 1421 Pernette, fille d'Aymard Potier de Desnens, de qui il a Anne qui suit[1].

Anne de Molpré. Mariée le 13 juin 1440 à Pierre Alemand de Conliège, écuyer. Celui-ci relevait le nom de Molpré et écartelait ses armes (de gueules à trois aigles d'or) avec celle-ci. Pierre Alemand transmettait le fief de Molpré dans sa famille jusqu'au XVIe siècle, à cette époque elle devait passer dans la maison de Crosey puis dans celle de Moustier[1].

En 2015, les communes d'Esserval-Combe, Mièges et Molpré décident de s'unir pour former une commune nouvelle à compter du [2].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason ville fr Molpré (Jura).svg

Les armes de la commune se blasonnent ainsi :

De gueules au chevron d'argent chargé de trois trèfles de sinople, soutenu d'un croissant d'or.



Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 31 décembre 2015 Jean-Marie Chauvin[3]    

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[4]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[5],[Note 1].

En 2013, la commune comptait 21 habitants, en diminution de -27,59 % par rapport à 2008 (Jura : -0,23 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1846 1851 1856 1861 1866 1872
154 111 123 172 183 165 174 150 138
1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906 1911 1921
141 114 113 125 111 101 91 67 72
1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975 1982
67 57 59 45 40 51 53 35 38
1990 1999 2006 2011 2013 - - - -
32 33 29 22 21 - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2006[7].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Sources[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jean-Baptiste Guillaume, Histoire généalogique des sires de Salins au comté de Bourgogne, Besançon, Jean-Antoine Vieille, (lire en ligne), p. 222 à 227

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d, e, f, g et h histoire généalogique des sires de Salins
  2. « JURA. La première commune nouvelle du Jura portée sur les fonts baptismaux », Le Progrès,‎ (lire en ligne)
  3. Préfecture du Jura, Liste des maires élus en 2008, consultée le 2 mai 2010
  4. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  5. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  6. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  7. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 201120122013 .