Molières (Dordogne)

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Molières
La mairie et l'église de Molières.
La mairie et l'église de Molières.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Dordogne
Arrondissement Bergerac
Canton Lalinde
Intercommunalité Communauté de communes des Bastides Dordogne-Périgord
Maire
Mandat
José Daniel
2014-2020
Code postal 24480
Code commune 24273
Démographie
Gentilé Moliérois
Population
municipale
323 hab. (2014)
Densité 15 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 48′ 38″ nord, 0° 49′ 27″ est
Altitude Min. 65 m – Max. 205 m
Superficie 21,22 km2
Localisation

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Liens
Site web molieres.fr

Molières est une commune française située dans le département de la Dordogne, en région Nouvelle-Aquitaine.

Géographie[modifier | modifier le code]

Au sud du département de la Dordogne, en Bergeracois, la commune de Molières est située en rive gauche de la Dordogne. Le territoire communal est limité au nord-est par un de ses affluents, le Bélingou, et au sud-ouest par un sous-affluent, le Roumaguet (affluent de la Couze).

L'altitude minimale, 65 mètres, se trouve au nord, là où le Bélingou quitte la commune pour entrer sur celle de Calès. L'altitude maximale avec 205 mètres est localisée au sud-est, près du lieu-dit la Bessoulade, en limite de la commune du Buisson-de-Cadouin.

Le bourg de Molières, 500 mètres au nord de la route départementale 27, se situe, en distances orthodromiques, huit kilomètres au sud-est de Lalinde et autant au sud-ouest du Buisson-de-Cadouin.

Le territoire communal est également desservi par la route départementale 25 au sud-est. Il est longé au nord-est par la RD28.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Molières
Badefols-sur-Dordogne Calès
Pontours Molières Le Buisson-de-Cadouin
Bourniquel Saint-Avit-Sénieur

Toponymie[modifier | modifier le code]

En occitan, la commune porte le nom de Molièras[1].

Histoire[modifier | modifier le code]

Molières est au départ une bastide anglaise fondée en 1284[2] par le sénéchal Jean Ier de Grailly à la demande du roi Édouard Ier d'Angleterre qui a doté la ville d'une charte de libertés et coutumes datée du 27 novembre 1285. Elle est confirmée par François Ier en octobre 1533, et Henri II en mai 1551.

C'est Guillaume de Biron, seigneur de Montferrand, qui avait fait don en 1272 d'une terre dans la paroisse Saint-Jean-de-Molières (Sancti Johannis de Molerii) afin d'y élever une bastide. De cette paroisse primitive, il ne reste qu'un lieu-dit Saint-Jean, qui se trouve près du cimetière, au nord du village. En 1115, cette paroisse est mentionnée dans un acte concernant l'abbaye de Cadouin.

L'archéologie a fourni quelques pièces gallo-romaines, découvertes avant 1851, notamment un aureus de Néron. Un vieux chemin datant probablement de l'époque antique, baptisé plus tard chemin de la Reine Blanche, passait à proximité de la bastide. Un autre chemin, probablement une ancienne voie romaine, reliant Belvès à Couze, appelé camin Ferrat, « chemin Ferré », passait par Molières.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Rattachements administratifs et électoraux[modifier | modifier le code]

Dès 1790, la commune de Molières est rattachée au canton de Cadouin qui dépend du district de Belvès jusqu'en 1795, date de suppression des districts. En 1801, le canton est rattaché à l'arrondissement de Bergerac[3]. Il change de nom en 1974, devenant le canton du Buisson-de-Cadouin.

Dans le cadre de la réforme de 2014 définie par le décret du 21 février 2014, ce canton disparaît aux élections départementales de mars 2015[4]. La commune est alors rattachée au canton de Lalinde, lui aussi dépendant de l'arrondissement de Bergerac.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Fin 1995, Molières intègre dès sa création la communauté de communes du Pays beaumontois. Celle-ci est dissoute au 31 décembre 2012 et remplacée au 1er janvier 2013 par la communauté de communes des Bastides Dordogne-Périgord.

Liste des maires[modifier | modifier le code]

La mairie.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
         
  1979 Robert Lacoste[Note 1]    
1979 1989 Jean-Louis Simon    
         
mars 2001 novembre 2008 José Daniel[Note 2] SE  
novembre 2008 octobre 2011 Isabelle Laan[Note 2] SE  
octobre 2011 novembre 2011 Délégation spéciale[Note 3]    
novembre 2011 avril 2014 Alexandre Lacoste[5]    
avril 2014[6] en cours José Daniel    

Jumelages[modifier | modifier le code]

Drapeau de la France Obenheim (France) (Bas-Rhin)

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2014, Molières comptait 323 habitants. À partir du XXIe siècle, les recensements des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans (2004, 2009, 2014, etc. pour Molières[7]). Depuis 2006, les autres dates correspondent à des estimations légales.

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
755 734 805 881 943 970 952 981 982
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
904 887 887 821 839 812 799 712 704
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
624 585 558 476 527 503 460 439 400
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
358 347 283 294 315 292 309 319 323
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2006[8].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Emploi[modifier | modifier le code]

En 2012[9], parmi la population communale comprise entre 15 et 64 ans, les actifs représentent 141 personnes, soit 43,6 % de la population municipale. Le nombre de chômeurs (neuf) a diminué par rapport à 2007 (quatorze) et le taux de chômage de cette population active s'établit à 6,4 %.

Établissements[modifier | modifier le code]

Au 31 décembre 2013, la commune compte cinquante-deux établissements[10], dont vingt-quatre au niveau des commerces, transports ou services, treize dans l'agriculture, la sylviculture ou la pêche, six dans la construction, cinq relatifs au secteur administratif, à l'enseignement, à la santé ou à l'action sociale, et quatre dans l'industrie[11].

Entreprises[modifier | modifier le code]

Dans le secteur des services, parmi les entreprises ayant leur siège social en Dordogne, la société Aries énergies nouvelles (conseil pour les affaires et autres conseils de gestion), implantée à Molières, se classe 8e avec 16 016 k€, en termes de chiffre d'affaires hors taxes en 2012-2013[12].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Ce château est appelé d'après une légende le « château de la Reine Blanche ». Il ne reste que l'enceinte avec remparts et un donjon carré, isolé au milieu de l'enceinte. La construction du château a commencé après 1314 par le sénéchal de Périgord, Guilhem de Toulouse. À cette date, il avait choisi de faire de Molières une base fortifiée pour exercer son autorité. Il se plaint alors de n'y avoir aucune maison forte pour s'y protéger, sauf une tour qui sert de prison, édifiée à l'angle de la bastide au moment de sa construction. Il entreprend alors la construction du château avec ses propres deniers. Il demande le remboursement de la dépense au roi qui accepte en mai 1315. Mais en 1318, l'administration centrale de Londres lui demande de s'adresser au connétable de l'Ombrière. Sa construction s'est alors arrêtée comme l'indique un acte de mars 1320. Le mur d'enceinte à base carrée de 50 mètres de côté a été terminé jusqu'au niveau du chemin de ronde. Au milieu se trouve une tour de six mètres de côté qui est la tour contemporaine de la création de la bastide.
  • Une première église Saint-Jean[16], au nord de la bastide et antérieure à celle-ci, a donné son nom à la paroisse sancti Johannis de Molarii[17]. L'église actuelle de la bastide est dédiée à Notre-Dame-de-la-Nativité[17],[18]. Vaste église du XIVe siècle à nef unique, elle a une certaine ressemblance avec celle de Beaumont-du-Périgord. De plan rectangulaire, son clocher carré est accolé au flanc nord. La nef n'est plus voûtée à la suite d'une restauration. Elle est inscrite au titre des monuments historiques en 1948[19].
  • Maison du Bayle. Seule maison à cornières subsistant au coin sud-ouest de la place[20], elle tire son nom du représentant du Roi en la bastide[21]. Sur la face ouest, deux baies géminées terminées par deux trilobes sont séparées par une colonnette. Elle est classée au titre des monuments historiques en 1920[22].
  • Manoir de Sautet, des XVIIe et XVIIIe siècles, inscrit au titre des monuments historiques pour ses façades et toitures en 1972[23].
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Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

Toute la partie sud-est, soit près d'un tiers du territoire communal, se situe dans la forêt de la Bessède, zone naturelle d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) de type II[24],[25].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Félix de Verneilh, Architecture civile au Moyen Âge : Monpazier, p. 82-83, dans Annales archéologiques, 1847, tome 6 (lire en ligne)
  • Bertrand Charneau, Le pays Beaumontois, p. 20-22, Le Festin (collection Itinéraires du patrimoine no 219), Bordeaux, 2000 (ISBN 978-2-909423739)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Décédé en fonctions.
  2. a et b Démissionnaire.
  3. Délégation spéciale mise en place après les démissions du conseil municipal, puis du maire et de son adjoint, dans l'attente d'élections prévues en novembre 2011 (Adrien Vergnolle, Trois anciens fonctionnaires pour administrer Molières, Sud Ouest édition Dordogne du 21 octobre 2011).

Références[modifier | modifier le code]

  1. Le nom occitan des communes du Périgord sur le site du Conseil général de la Dordogne, consulté le 11 mars 2014.
  2. Pierre Garrigou Grandchamp, L'architecture domestique des bastides périgourdines aux XIIIe et XIVe siècles, pp. 47-71, dans Congrès archéologique de France. 156e session. Monuments en Périgord. 1999 - Société Française d'Archéologie - Paris - 1999
  3. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  4. Légifrance, « Décret no 2014-218 du 21 février 2014 portant délimitation des cantons dans le département de la Dordogne », sur http://www.legifrance.gouv.fr/ (consulté le 12 juin 2015).
  5. Molières a réélu un Lacoste, Sud Ouest édition Dordogne du 28 novembre 2011.
  6. Union départementale des maires de la Dordogne, consultée le 22 août 2014.
  7. « Calendrier de recensement », sur Insee (consulté le 11 mars 2014)
  8. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  9. Chiffres-clés - Emploi - Population active - tableaux EMP T2 et EMP T4 sur le site de l'Insee, consulté le 11 novembre 2015.
  10. « Établissement - Définition », sur Insee (consulté le 11 novembre 2015).
  11. Chiffres clés - Établissements actifs par secteur d'activité - tableau CEN T1 sur le site de l'Insee, consulté le 11 novembre 2015.
  12. « Services : les 50 premières », Sud Ouest éco édition Dordogne, 13 novembre 2014, p. 28.
  13. Christian Corvisier, Molières : le château, pp. 364-365, dans Congrès archéologique de France. 156e session. Monuments en Périgord. 1999 - Société Française d'Archéologie - Paris - 1999
  14. « Ruines du château-fort », notice no PA00082647, base Mérimée, ministère français de la Culture, consultée le 16 juillet 2012.
  15. « Château de Molières », notice no IA24000151, base Mérimée, ministère français de la Culture, consultée le 16 juillet 2012.
  16. Michèle Pradelier, Les églises des bastides du Périgord méridional (Molières, Monpazier, Beaumont), pp. 73-82, dans Congrès archéologique de France. 156e session. Monuments en Périgord. 1999 - Société Française d'Archéologie - Paris - 1999
  17. a et b Molières sur Toponymie du Périgord, consultée le 19 juillet 2012.
  18. « Église paroissiale Notre-Dame de la Nativité », notice no IA24000150, base Mérimée, ministère français de la Culture, consultée le 16 juillet 2012.
  19. « Église », notice no PA00082648, base Mérimée, ministère français de la Culture, consultée le 16 juillet 2012.
  20. Christian Corvisier, Molières : Bastide et église, pp. 365-366, dans Congrès archéologique de France. 156e session. Monuments en Périgord. 1999 - Société Française d'Archéologie - Paris - 1999
  21. Panneau d'information sur place, vu le 17 septembre 2011.
  22. « Maison à arcades du XIVe siècle », notice no PA00082649, base Mérimée, ministère français de la Culture, consultée le 15 juillet 2012.
  23. « Manoir de Sautet », notice no PA00082650, base Mérimée, ministère français de la Culture, consultée le 15 juillet 2012.
  24. [PDF] Forêt de la Bessède sur le site de la DIREN Aquitaine, consulté le 16 juillet 2012.
  25. Carte de la ZNIEFF 2601 sur le site de la DIREN Aquitaine, consulté le 16 juillet 2012.