Mokumokuren

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Un mokumokuren tel que représenté par Toriyama Sekien.

Dans la mythologie japonaise, les mokumokuren (目目連?) sont des esprits yōkai (妖怪?, fantôme, étrange apparition) qui vivent habituellement dans des shōji déchirés (parois coulissantes en papier), mais ils peuvent également se trouver dans les tatami (tapis de sol) et dans les murs[1]. Le nom mokumokuren signifie littéralement « nombreux yeux » ou « yeux permanents ». Le mokumokuren est considéré par les Japonais comme l'un des habitants traditionnels des maisons hantées. La seule façon de supprimer l'esprit de la paroi est d'en combler les trous.

Les mokumokuren passent pour être une invention de Toriyama Sekien.

Légendes autour des mokumokuren[modifier | modifier le code]

  • Un marchand ambulant avare a une fois essayé d'économiser de l'argent en dormant dans une maison abandonnée plutôt que dans une auberge. Se réveillant au milieu de la nuit, il a été confronté par (presque) tout l'écran d'un shōji les yeux fixés sur lui. Au lieu de prendre peur, il a enlevé les globes oculaires de l'écran et les a vendus à un chirurgien oculaire local.
  • Dans une autre histoire, un voyageur déterminé à rester dans la même maison qu'un mokumokuren, tente de l'ignorer en enveloppant étroitement autour de sa tête la couverture sous laquelle il dort. Quand il se réveille, il découvre que ses yeux ont été enlevés et ne peut les retrouver. Peut-être ses yeux avaient-ils rejoints ceux déjà ensevelis dans le mokumokuren.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Gazu hyakki yagyō

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Hiroko Yoda, Yokai Attack! The Japanese Monster Survival Guide, Tokyo, Tuttle Publishing, (ISBN 978-4-8053-1219-3), p. 100

Source de la traduction[modifier | modifier le code]