Mojito

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Mojito
Image illustrative de l'article Mojito
Verre de mojito

Région d'origine Drapeau de Cuba Cuba
Alcool principal en volume Rhum cubain
Ingrédients communs

Le mojito[1], prononcé [moˈxito] en espagnol, est un cocktail à base de rhum, de citron vert et de feuilles de menthe fraîche, né à Cuba dans les années 1910 et inspiré du mint julep. Dans les pays francophones mojito est parfois prononcé morito, voire mohito.

Histoire[modifier | modifier le code]

L’histoire du mojito remonte au début du XVIe siècle (la date de naissance officieuse du prédécesseur du mojito est 1586) lorsque l’explorateur anglais Francis Drake, entre deux pillages de La Havane, appréciait siroter des feuilles de menthe pilées avec du tafia (rhum industriel) ou de la la guildive, la menthe servant à atténuer le goût brûlé de ces eaux-de-vie[2].

Au XXe siècle, la recette originelle évolua : le tafia fut remplacé par du rhum et le citron vert vint agrémenter le mélange. Ainsi naquit le mojito connu aujourd’hui, et qui tire son nom du « mojo », une mixture à base de citron initialement destinée à rehausser le goût des aliments.

En 1920, le mojito devint un véritable emblème de la culture cubaine : il fut élevé au rang de « cocktail national de Cuba ».

Très apprécié par l’écrivain et journaliste américain Ernest Hemingway qui venait régulièrement le déguster au légendaire bar de la Havane La Bodeguita del Medio, le cocktail finit par s’exporter d’abord aux États-Unis puis en Europe, avant d’être préparé dans la plupart des bars du monde entier[3].

En France, il a été démocratisé à partir des années 1990 par une importante campagne marketing de la part d'Havana Club[4].

Ingrédients[modifier | modifier le code]

  • Une dizaine de feuilles de menthe verte (appelée Hierba buena ou hierbabuena en Amérique latine) pressées plutôt que pilées (ce qui augmente l'amertume), les Cubains utilisant plutôt les tiges de menthe[5]
  • 5 cl de rhum cubain ou de rhum blanc
  • ½ citron vert en morceaux
  • 2 cuillerées à café de sucre de canne roux (ou de sucre blanc privilégié par les Cubains) en poudre ou bien 2 cl de sirop de sucre
  • Eau gazeuse ou champagne ou limonade
  • Quelques gouttes d'angostura
  • Glace pilée


Le mojito dans la musique et au cinéma[modifier | modifier le code]

Vincent Delerm y fait référence dans sa chanson Le Baiser Modiano en 2004 et son père, Philippe Delerm, dans son livre Les eaux troubles du mojito, en 2015.

Le nom de ce cocktail est également mentionné à la fin d'une chanson de Mylène Farmer Porno Graphique issue de l'album Avant que l'ombre…. On entend la chanteuse dire « T'as pas un p'tit mojito », suivi de rires.

« Un mojito, j'vais m'coucher tard, deux mojitos, j'vais m'coucher tôt » sont les dernières phrases de la chanson J'suis pas d'ici de Thomas Dutronc, extraite de son premier album Comme un manouche sans guitare.

James Bond en partage un avec le personnage d'Halle Berry, fraîchement revenue d'une baignade dans Die Another Day.

Donaldo Flores et Hugo Motta ont sorti un single intitulé Mojito.

Helmut Fritz, dans Ça m'énerve, confie avoir vomi par terre son mojito pris au Milliardaire.

Sam Axe, dans la série américaine Burn Notice adore les mojitos, en boit dans tous les épisodes et en parle souvent.

Alan Ritchson, Mojito

Thad Castle, dans la série Blue Mountain State, le personnage en parle et en boit régulièrement au point d'en faire une piscine entière dans le film Blue Mountain State: The Rise of Thadland

Dans le morceau "Validé", L'Algerino y fait reference ("Paye ta clope ton mojito, monte le son c'est L'Algerino")

Shakira, dans son titre sorti en 2017 "Me Enamoré" ("Un mojito, dos mojitos")

Jul parle du mojito au début du titre "Carnalito" sur l'album "L'ovni". ("J'bronze au soleil avec un petit mojito")

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Du verbe espagnol « mojar », mouiller. Diminutif de mojo o moje, sauce.
  2. (en) Wine & Spirit, William Reed Publishing, , p. 52.
  3. « 1001 cocktails » (consulté le 12 avril 2013)
  4. « Pourquoi buvons-nous des mojitos? », Slate.fr,‎ (lire en ligne)
  5. François Monti, 101 cocktails mythiques, Dunod, , p. 657

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Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]