Moissonneuse

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La moissonneuse est une machine utilisée pour assister l'agriculteur dans les tâches de la moisson.

Histoire[modifier | modifier le code]

Antiquité romaine[modifier | modifier le code]

La moissonneuse des Trévires de Montauban-sous-Buzenol (Belgique) - Bas-relief du IIe siècle. Collection Musée gaumais, Virton.

Selon Pline l'Ancien et Palladius, les gaulois utilisaient dans les grands domaines des Gaules pour moissonner les céréales, des chars à deux roues munis d'un bac récolteur qui portait, sur le bord avant, un rang de lames dentelées. Plusieurs bas-reliefs gaulois montrent cet engin agricole appelé vallus[1], muni d'un bac à bord dentelé, poussé et non tiré par un animal. L'aire d'extension de ces moissonneuses paraît limitée à la Gaule belgique, et être liée à un manque de main-d'œuvre[2]. Des reliefs fragmentaires illustrant cet engin se trouvent à F-Reims (porte de Mars), à B-Arlon (musée archéologique) et à D-Coblence. Mais le plus complet fut découvert en 1958 à Montauban-Buzenol par l'archéologue J. Mertens et E.-P. Fouss (fondateur du musée gaumais à B-Virton. C'est lui qui a permis de comprendre son mode de fonctionnement et d'en réaliser une reconstitution expérimentale.

Temps modernes[modifier | modifier le code]

Une moissonneuse tirée par des chevaux au Canada en 1941

Lors de sa « ré-invention » dans le courant du XIXe siècle, la moissonneuse ne diffère guère dans ses principes, de celle des Gallo-romains.

  • En 1824, Patrick Bell, construit en Écosse un «chariot-tondeur» qui fut brisée par les moissonneurs anglais qui craignaient de perdre leur emploi.
  • En 1831, Cyrus McCormick met au point un prototype qui connait le succès en Virginie puis aux États-Unis, lieux où l'on manque au contraire de main-d'œuvre (Mc Cormick fait valoir que sa machine remplace six ouvriers)
  • En 1847, Mc Cormick crée une usine à Chicago. En quatre ans, il vend mille machines, dix ans après vingt-trois mille.

Typologie[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Edmond Fouss, « Le vallus ou la moissonneuse des Trévires », Le Pays Gaumais, vol. XIX,‎ , p. 129
  2. Claude Nicolet, Rome et la conquête du monde méditerranéen 264–27 av. J.-C., Paris, PUF, coll. « Nouvelle Clio, l'Histoire et ses problèmes », 2001, 10e éd. (1re éd. 1979), 462 p. (ISBN 2-13-051964-4), p. 100