Moings

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Moings
Le bourg et son église.
Le bourg et son église.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Charente-Maritime
Arrondissement Jonzac
Canton Jonzac
Intercommunalité Communauté de communes de la Haute-Saintonge
Code postal 17500
Code commune 17238
Démographie
Population 180 hab. (2013)
Densité 24 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 28′ 46″ nord, 0° 21′ 35″ ouest
Altitude Min. 32 m – Max. 68 m
Superficie 7,57 km2
Historique
Commune(s) d’intégration Réaux-sur-Trèfle
Localisation

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Moings est une ancienne commune du Sud-Ouest de la France, située dans le département de la Charente-Maritime en région Nouvelle-Aquitaine. Elle a disparu le en fusionnant au sein de la commune nouvelle de Réaux-sur-Trèfle.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation et accès[modifier | modifier le code]

Moings est une commune située à l'est de la Charente-Maritime, à mi-chemin entre Jonzac et Archiac, à 3,7 km de Meux.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Moings
Neuillac Sainte-Lheurine Arthenac
Saint-Maurice-de-Tavernole Moings Allas-Champagne
Réaux

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Moings, située sur le bassin versant de la Charente, est traversé par le Trèfle, un affluent du .

Histoire[modifier | modifier le code]

Les seigneurs de Moings sont attestés dès 1367 quand Guillaume Brun est seigneur de Moings[1].

En 1425 Louis Chesnel, seigneur de Moings épouse Blanche de la Leigne. Son fils Jacques Chesnel, écuyer, fut le capitaine de Cognac et a épousé en 1454 Béatrice de Sainte-Maure, dame de Meux. Leur descendant, Philippe Chesnel, seigneur de Moings est noté marquis de Meux. La descendance des Chesnel seigneur de Moings se poursuit jusqu'au milieu du XVIIe siècle.

Au XVIIIe siècle la baronnie de Moings était composée des paroisses de Moings, Sainte-Lheurine et Allas-Champagne.

En 1793 est créé le département de Charente-Inférieure qui devient Charente-Maritime en 1941.

La municipalité de Moings en 1793 est rattachée au district de Pons et au canton d'Archiac, puis en 1801 à l'arrondissement de Jonsac (Jonzac).

Moing fait maintenant partie du canton et de l'arrondissement de Jonzac et de la communauté de communes de la Haute-Saintonge.

En 1840, il existait une blanchisserie de toile très importante.

Au , la commune de Moings fusionnera avec celles de Saint-Maurice-de-Tavernole et de Réaux. La nouvelle commune s'appellera Réaux-sur-Trèfle[2].

Administration[modifier | modifier le code]

La mairie

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
2001 2008 François Bobe de Belleville    
2008 31 décembre 2015 Patrick Berthelot DVD Agriculteur
Les données manquantes sont à compléter.

Liste des maires délégués[modifier | modifier le code]

Liste des maires délégués successifs
Période Identité Étiquette Qualité
en cours Patrick Berthelot DVD Agriculteur
Les données manquantes sont à compléter.

Région[modifier | modifier le code]

À la suite de la mise en application de la réforme administrative de 2014 ramenant le nombre de régions de France métropolitaine de 22 à 13, Moings appartient depuis le à la région Nouvelle-Aquitaine, dont la capitale est Bordeaux. De 1972 au , elle a appartenu à la région Poitou-Charentes, dont le chef-lieu était Poitiers.

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[3]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[4],[Note 1].

En 2013, la commune comptait 180 habitants, en augmentation de 4,05 % par rapport à 2008 (Charente-Maritime : 3,21 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
432 467 421 457 451 417 432 437 453
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
420 400 408 357 339 334 315 311 318
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
308 327 330 281 262 277 292 301 265
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2008 2013 -
259 225 211 203 186 176 173 180 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2006[6].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

La viticulture est une ressource économique importante de la commune, qui est située en Petite Champagne, dans la zone d'appellation d'origine contrôlée du cognac[7].

Équipements, services et vie locale[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L'église paroissiale Saint-Martin est une église romane dont la nef serait de la fin du XIe siècle. L'abside semi-circulaire est éclairée par trois ouvertures à colonnes-contreforts. En avant du chœur le clocher surmonte une coupole sur pendentifs. Ce clocher carré à pans coupés est percé de douze fenêtres à double colonnade dont quatre sont dans les angles. Ces 60 colonnes sur un seul étage ceinturent le clocher.

Les graffiti du XIIe siècle de l'église ont été découverts en 1953 lors d'une restauration. Ils paraissent être l'œuvre d'un seul graveur qui les auraient faits juste avant la pose de l'enduit du décor peint au XIIe siècle. Sur la paroi nord les dessins sont très variés, avec des cavaliers, des paons, des écussons des fleurs de lys. Sur la paroi sud c'est une scène de guerre, l’affrontement de deux groupes de cavaliers, sortant de deux édifices fortifiés.

Lors de cette même restauration en 1953 les armoiries des seigneurs patrons-fondateurs ou haut-justiciers qui avaient été recouvertes d'une couche de chaux pendant la Révolution ont été redécouvertes. Elles sont sur trois hauteurs. Sur la partie haute, sous une couronne de marquis ce sont les armes des héritiers des Poussard, les du Chilleau (d'azur à trois moutons d'argent) et celles des Montullé (gueules au chevron d'or avec trois étoiles) ornées du ruban et de la croix de Saint Louis. Ces blasons illustreraient le mariage d'une Montullé avec un baron de Moings en 1774.

Sur les parties du milieu et du bas, ce sont trois litres, des armoiries peintes sur une bande noire lors des obsèques, du XVIe siècle et de la première moitié du XVIIe siècle, avec à gauche les armes des Poussard d'Anguitard, à droite celles des Saint-Gelais, le tout sous une couronne ducale et sur le niveau inférieur, l'une en fasces de gueules, constitue les armoiries des Sainte-Maure, seigneurs de Jonzac, l'autre est en chef de gueules[8].

L'église est classée monument historique depuis 1945[9].

Le château de Moings a subi de nombreuses transformations. Une longue aile de dépendances est percée d'une porte cochère du XVIIe siècle et flanquée de deux pavillons dérasés[1].

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Châteaux, manoirs et logis : La Charente-Maritime, éditions Patrimoine et Médias, , 541 p. (ISBN 2-910137-04-X)
  2. Marie-Laure Gobin, « Mariage à trois annoncé sur les rives du Trèfle : des petites et grosses économies », sur sudouest.fr, (consulté le 10 novembre 2015)
  3. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  4. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee.
  5. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  6. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 201120122013 .
  7. [PDF] Union générale des viticulteurs pour l'AOC Cognac, « Liste des communes par circonscriptions », (consulté le 5 décembre 2015)
  8. Document de la communauté de communes de Haute-Saintonge, Les graffitis de l'église de Moings
  9. « Église Saint-Martin », notice no PA00104811, base Mérimée, ministère français de la Culture

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]