Mohand Ameziane Yazourene

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Mohand Ameziane Yazourene
Saïd Berirouche
Surnom Saïd Berirouche
Naissance 18 mars 1912
Azazga
Décès 5 janvier 1988 (à 76 ans)
Alger
Origine Drapeau de l'Algérie Algérie
Allégeance FLN
Arme Armée de libération nationale
Grade Colonel
Années de service 1942-1962
Commandement Wilaya III
Conflits Opération Oiseau bleu
Batailles en Kabylie
Bataille d'Alger
Autres fonctions Fondateur de la Wilaya III.
(1955). Membre du CNRA.
(1956)

Mohand Ameziane Yazourene alias Saïd Berirouche ou Saïd Vrérouche est l'un des 9 colonels qui ont dirigé la Wilaya III historique en Kabylie au cours de la Révolution Algérienne. Né le 18 mars 1912 à Azazga, près de Tizi Ouzou, en Algérie, et mort le 6 janvier 1988, il est une figure emblématique de la guerre d'indépendance algérienne. Il a lutté sans relâche pour l'indépendance de l'Algérie.

Biographie[modifier | modifier le code]

Le surnom «Vrirouche» lui a été donné «Vrirouche» (rusé en amazigh), en raison de sa ruse. C’est ainsi que «Vrirouche» restera son deuxième prénom, et il le portera jusqu’à sa mort[1].

Saïd Vrérouche a rejoint le mouvement national algérien très jeune, d'ailleurs il intègre le (PPA) dès 1942 et ensuite au sein du Mouvement pour le triomphe des libertés démocratiques dès 1945, dont il fut responsable pour la région d'Azazga.. Fin stratège, il sera rapidement reconnu par ses pairs qui lui confieront rapidement d'importantes fonctions dans le cadre de la structuration de l'action armée.

Le 1er novembre 1954, il a la responsabilité d'une des premières actions visant le recouvrement de l'indépendance. Dans la nuit de Dimanche à Lundi, il est avec Ali Mellah à la tête d'une attaque au centre d'Azazga visant la demeure de l'administrateur civil de l'époque et la brigade de gendarmerie. À la création de l'Organisation spéciale (OS) en 1947, Mohand Ameziane Yazourene a été parmi les premiers à y adhérer. Il en était d’ailleurs un membre très actif. Et dès 1946, il a été désigné premier responsable pour la région nord de la Kabylie. Et c’est lui qui a recruté et formé les tout premiers groupes armés de la région de Kabylie.

D’ailleurs, tout le mérite lui revient d’avoir été derrière la planification du déclenchement de la Glorieuse Révolution en Kabylie, et étant épaulé par le moudjahid défunt Ali Mellah (ar) pour mener les opérations au niveau de la région d’Azazga. À peine deux mois après cela, il y a eu le problème avec le MNA dirigé par Messali El Hadj[2].

En 1955, il est promu commandant à la suite du congrès de la Soummam. Il sera chargé de l’acheminement des armes et des munitions. Il partira ensuite pour Ghardimaou, siège de l’état-major général de l’ALN, en qualité de représentant de la Wilaya 3.

En 1956, le gouverneur Jacques Soustelle décida d’armer des Kabyles contre des Kabyles pour mettre fin à la rébellion. Sur le modèle Vietnamien « l’Opération Oiseau bleu » est confiée au Capitaine Hentic. Si Saïd Vrérouche, averti par l'un de ses informateurs, prendra le commandement de l'opération « Force K » sur ordre de Krim Belkacem, et cela afin de contrer l'armée coloniale.

Cette opération consistait à jouer les traitres au sein de l'armée française. Si Saïd Vrérouche s'engage avec Mehlal Saïd et Zaidet Ahmed et parviendront à déjouer l'armée coloniale, profitant de l'occasion pour s'emparer de 1200 armes dont 250 fusils de guerre et 300.000 francs.

Conscient de s'être fait berner, le 11 octobre, l'armée française déploie 10 000 hommes composés de la 27e DIA et du 3e RPC de Bigeard au travers de l'opération « Djennad » afin d'anéantir les hommes de la « Force K », mais c'est trop tard.

Après cet échec, l'armée française, obligée d'opter pour une solution de plus grande envergure, déploiera dans le cadre de l'opération Jumelle 25 000 hommes en Kabylie.

En 1957, après le départ de Saïd Mohammedi en Tunisie, Si Saïd Vrérouche prendra le commandement total de la wilaya III assurant ainsi l'intérim pendant 3 mois et donc jusque l'arrivée d'Aït Hammouda, dit Amirouche.

En 1959, il est ainsi promu Colonel par Krim Belkacem et se voit confier le commandement de la région Nord de la Wilaya III. Une région terriblement exposée qui s’étendait de Dellys dans les Issers jusqu’à la petite Kabylie.

Grièvement blessé, il sera hospitalisé à Tunis. Durant cette longue période, son fils, qui avait rejoint les rangs de l’ALN tombera au champ d’honneur en 1960, précisera le moudjahid Si Mahmoud. Alors qu'il avait été nommé à la tête de la Wilaya III pour prendre le relais Amirouche Aït Hamouda, lui aussi tombé au champ d'honneur près de Boussaâda, Si Saïd Vrérouche, gêné par sa blessure, se contentera de reprendre ses activités en tant qu'un des 34 membre du Conseil national de la Révolution algérienne (CNRA), poste qu’il conservera jusqu’à la fin de la guerre.

Après l’indépendance de l'Algérie en 1962, Mohand Ameziane Yazourene rentre en Algérie et il va prendre plusieurs fonctions. Député à la première Assemblée nationale, il s’impliquera corps et âme pour trouver une solution à la crise de Kabylie de 1963. Il décédera le 5 janvier 1988 des suites d’une courte maladie (AVC)[3].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

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