Mohammed ben Abdelwahhab

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Mohammed ben Abdelwahhab
محمد بن عبد الوهاب.png
Biographie
Naissance
Décès
Nom dans la langue maternelle
محمد بن عبد الوهابVoir et modifier les données sur Wikidata
Activités
Imam, prédicateurVoir et modifier les données sur Wikidata
Famille
Père
Abd al-Wahhab ibn Suleiman (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Enfants
Hussein ibn Muhammad Muhammad ibn Abd al-Wahhab (d)
Abdullah ibn Muhammad Muhammad ibn Abd al-Wahhab (d)
Ali ibn Muhammad Muhammad ibn Abd al-Wahhab (d)
Ibrahim ibn Muhammad Muhammad ibn Abd al-Wahhab (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Parentèle
Abdul-Aziz bin Muhammad (en) (gendre)Voir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
Domaines
Religions
Maître
Abd al-Wahhab ibn Suleiman (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Œuvres réputées
Kitâb ut-Tawhîd, Q16662857, The Three Fundamental Principles (d)Voir et modifier les données sur Wikidata

Mohammed ben Abdelwahhab dit Ibn Abdelwahhab[1](1703-1792) (arabe : محمد بن عبد الوهاب) est un théologien au Nejd, dans le centre de l'Arabie, qui a prêché un islam réformateur et puritain. Il prétendait « purifier » l'islam en le ramenant à ce qui, selon lui, seraient les principes originaux de cette religion tels que les salaf, soit les trois premières générations de musulmans, l'auraient compris[2]

Le pacte de Mohammed ibn Abdelwahhab avec Mohammed ibn Saoud a permis d'établir l'Émirat de Dariya, le premier État saoudien[3], et d'initier une alliance et un arrangement dynastique entre leurs familles pour le partage du pouvoir qui se poursuit jusqu'à nos jours dans le Royaume d'Arabie saoudite[4]. Les Al ach-Cheikh, famille de leaders religieux saoudiens, sont les descendants de Mohammed ben Abdelwahhab, et ont historiquement dirigé les oulémas dans l'État saoudien[5], dominant ainsi les institutions religieuses de l'État[6]

Son mouvement est aujourd'hui souvent appelé « wahhabisme », bien que de nombreux adeptes voient cela comme un terme péjoratif frappé par ses adversaires, et préfèrent être connu comme le mouvement salafiste[7],[8],[9],[10]. De nombreux chercheurs prétendent que le salafisme est un terme applicable à plusieurs formes de l'islam pudibond dans diverses parties du monde, tandis que le wahhabisme se réfère spécifiquement à l'école saoudienne, qui est considérée comme une forme plus stricte du salafisme. Selon Ahmad Moussalli, professeur de sciences politiques à l'Université américaine de Beyrouth, « En règle générale, tous les wahhabites sont salafistes, mais tous les salafistes ne sont pas wahhabites »[11]. D'autres encore disent que si le wahhabisme et le salafisme authentique étaient à l'origine de deux choses différentes, ils sont devenus pratiquement impossibles à distinguer dans les années 70[12],[13]. Le théologien albanais du 20e siècle Muhammad Nassiruddine al Albani se réfère son activisme comme la « Da'wah najdi[14]».

Premières années[modifier | modifier le code]

Ibn Abdelwahhab est généralement reconnu[15] comme étant né en 1703 [16] dans la tribu arabe sédentaire des Banu Tamim[17] (les Banu Tamim n'étaient pas une tribu nomade) à 'Uyayna, un village de la région centrale du Nejd de l'actuelle Arabie saoudite[16],[18]

Comme sa famille était d'une lignée de théologiens de l'école de droit hanbalite[19], on suppose qu'il a commencé à étudier l'islam à un âge précoce, surtout avec son père, Abdelwahhab[20],[21]

Après avoir effectué le hajj, Ben Abdelwahhab aurait passé quelque temps à étudier avec les théologiens musulmans dans les villes de La Mecque et de Médine — notamment avec Mohammad Hayya Al-Sindhi[22],[23],[24] — et à Bassora (dans le sud de l'Irak)[20],[25].

L'enseignant de Mohammed ben Abdelwahhab, Abdallah ibn Ibrahim ibn Sayf, a présenté le relativement jeune homme à Mohammad Hayya Al-Sindhi à Médine et l'a recommandé pour qu'il soit son étudiant[26]. Mohammed ben Abdelwahhab et al-Sindhi sont devenus très proches et Mohammad ben Abdelwahhab est resté avec lui pendant un certain temps[26]. Les lettrés ont décrit Muhammad Hayya comme ayant une influence importante sur Mohammed ben Abdelwahhab, qui a enseigné à Ben Abdelwahhab d'utiliser l'ijtihad (littéralement « effort de réflexion »). Muhammad Hayya a également enseigné à Mohammed ben Abdelwahhab de rejeter les pratiques religieuses populaires associées aux walis et à leur tombes, ce qui ressemblera plus tard aux enseignements wahhabites[26]

Première prédication[modifier | modifier le code]

Après son retour, Ibn Abdelwahhab a commencé à attirer des adeptes, incluant le gouverneur de 'Uyayna, Uthman ibn Mouammar. Avec Ibn Mouammar, Ben Abdelwahhab est parvenu à un accord pour soutenir les ambitions politiques de Ibn Mouammar d'étendre son gouvernement « sur le Nejd et peut-être au-delà », en échange de l'appui du gouverneur pour les enseignements religieux de Ben Abdelwahhab. Abdelwahhab a commencé à mettre en œuvre certaines de ses idées de réforme. 

Démolition de la tombe de Zayd ibn Al-Khattâb[modifier | modifier le code]

Premièrement, citant les enseignements islamiques interdisant le culte des tombes, il a persuadé Ibn Mouammar de l'aider à niveler la tombe de Zayd ibn al-Khattab, un compagnon de Mahomet et le frère d'Omar ibn Al-Khattâb, dont la tombe aurait été vénérée par les autochtones[27],[28].  

Abattage d'arbres sacrés[modifier | modifier le code]

Deuxièmement, il a ordonné l'abattage des arbres considérés comme sacrés par les autochtones, en abattant lui-même « le plus glorifié de tous les arbres »[27],[28].  

Lapidation d'une femme adultère[modifier | modifier le code]

Troisièmement, il est connu pour avoir organisé la lapidation d'une femme qui a avoué avoir commis l'adultère[27],[28]

Ces actions ont attiré l'attention de Sulaiman ibn Muhammad ibn Ghurayr de la tribu de Bani Khalid, le chef de Al-Hasa et Qatif, qui avait une influence substantielle dans le Nejd. Ibn Ghurayr a alors menacé Ibn Mouammar de lui dénier l'habilitation à collecter la taxe foncière pour certaines propriétés qu'Ibn Mouammar possédait à Al-Hassa, s'il n'avait pas tué ou reconduit Ben Abdelwahhab. Par conséquent, Ibn Mouammar a contraint Ben Abdelwahhab à quitter les lieux[28],[29]

Emergence de l'Etat saoudien[modifier | modifier le code]

Premier Etat saoudien (1744–1818)

Pacte avec Mohammed ben Saoud[modifier | modifier le code]

Après son expulsion de Uyayna, Ben Abdelwahhab a été invité à s'installer dans l'oasis voisine de Dariya par son gouverneur Mohammed Ibn Saoud. Après un certain temps dans Dariya, Mohammed ben Abdelwahhab a conclu son deuxième et meilleur accord avec un gouverneur[30]. Ben Abdelwahhab et Mohammed Ibn Saoud ont convenu que, ensemble, ils ramèneraient les Arabes de la péninsule aux « vrais » principes de l'islam tel qu'ils le concevaient. Selon une source, lors de leur première rencontre, Ibn Saoud a déclaré :

« Cette oasis est le vôtre, ne craignez pas vos ennemis. Au nom de Dieu, même si tout le Nejd était rassemblé pour vous refouler, nous ne serions jamais d'accord pour vous expulser. »

Madawi al-Rasheed, A History of Saudi Arabia : 16

Mohammed ben Abdelwahhab a répondu :

« Vous êtes le chef de la contrée et un homme sage. Je veux que vous me donniez un serment que vous allez effectuer le jihad (lutte pour répandre l'Islam) contre les mécréants. En retour, vous serez imam, le dirigeant de la communauté musulmane et je serai le dirigeant pour les questions religieuses. »

Madawi al-Rasheed, A History of Saudi Arabia : 16

L'accord a été confirmé par un serment de loyauté réciproque (ba'yah) en 1744[31]. Ben Abdelwahhab serait chargé des questions religieuses et Ibn Saoud chargé des questions politiques et militaires[30]. Cet accord est devenu un « pacte de soutien mutuel » [32],[33]  et de partage du pouvoir[34] entre la famille Al Saoud, l'Al ash-Sheikh et les disciples de ben Abdelwahhab, qui est resté en place pendant près de 300 ans[35], fournissant l'impulsion idéologique à l'expansion saoudienne[36]Karen Armstrong insiste sur le fait que la Maison des Saoud a déformé sa méthodologie de l'enseignement, de l'étude et du débat afin de légitimer le (nouveau) sens de la da'wah comme une lutte politique violente[37]

Émirat de Diriyah (Premier État saoudien)[modifier | modifier le code]

Le pacte de 1744 entre Mohammed ben Saoud et Mohammed ben Abdelwahhab a marqué l'émergence du premier Etat saoudien d'Arabie, l'Emirat de Dariya. En offrant aux Al Saoud une mission religieuse clairement définie, l'alliance a donné l'impulsion idéologique à l'expansion saoudienne[6]. Après la conquête du Nejd, les forces saoudiennes ont permis l'expansion de l'influence salafiste sur la majeure partie du territoire actuel de l'Arabie Saoudite[6], éradiquant ainsi diverses pratiques populaires considérées comme équivalentes à du polythéisme et propageant les idées doctrinales de Abdelwahhab[6],[38].

Famille[modifier | modifier le code]

Alors qu'il était à Bagdad, ben Abdelwahhab aurait épousé une femme d'influence. Lorsqu'elle décéda, il hérita de ses propriétés et de sa richesse[39]. Cette stigmatisation d'un prétendu mariage avec une « femme riche » et de son escapade solitaire à Bagdad est contestée par les théologiens salafistes qui répliquent que son mariage aurait été arrangé, en fait, par son père alors qu'il était adolescent et qu'il n'aurait jamais voyagé au-delà de Bassora[40]. Muhammed ben Abdelwahhab eut six fils ; Hussain, Abdullah, Hassan, Ali et Ibrahim et Abdul-Aziz qui est décédé dans sa jeunesse[41].

Les descendants de ben Abdelwahhab, les Al ach-Cheikh, ont historiquement dirigé les oulémas au sein de l'État saoudien[5], dominant ainsi les institutions religieuses étatiques[6]. En Arabie Saoudite, la famille est maintenue en prestige similaire à la famille royale saoudienne, avec lesquels ils partagent le pouvoir, et a inclus plusieurs théologiens et officiels[42]. L'arrangement entre les deux familles est fondé sur le maintien par les Al Saoud de l'autorité de l'Al ash-Sheikh sur les questions religieuses et la valorisation et la propagation de la doctrine salafiste. En retour, l'Al ash-Sheikh s'oblige à supporter l'autorité politique des Al Saoud[43] usant ainsi de son autorité morale religieuse pour légitimer le gouvernement de la famille royale[44].

Doctrine[modifier | modifier le code]

Mohammed ben Abdelwahhab prétend s'être inspiré en grande partie d'Ibn Taymiyya et de son élève Ibn Al Qayyim, mais il s'est avant tout appuyé sur sa compréhension du Coran et de la Sunna[45].

Bien que tous les musulmans prient Dieu (Allah), le point culminant de sa doctrine était qu'aucune intercession auprès de Dieu n'est possible. Ben Abdelwahhab s'est fait l'avocat de la stricte excommunication (takfir) de tous ceux qui se considèrent comme musulmans, mais seraient en réalité (croyait-il) des polythéistes (mouchrickin)[46].  

Selon l'auteur Dore Gold [47], dans le Kitab al-Tawhid, Ben Abdelwahhab décrit les adeptes des Fois chrétiennes et juives comme des sorciers qui adorent le diable et invoque un prétendu hadith du prophète de l'islam selon lequel la punition pour le sorcier serait « qu'il soit frappé par l'épée »[48]. Ben Abdelwahhab a asséné que les deux religions ont indûment transformées les tombes de leurs prophètes en lieux de culte et mis en garde les musulmans de ne pas les imiter dans cette pratique[49]. Et Ben Abdelwahhab de conclure que « les voies des gens du Livre (ou de la Bible) sont condamnées comme celles des polythéistes »[50].

Selon Romain Caillet, "La particularité de la « réforme wahhabite » n’est pas d’ordre rituelle mais dogmatique. Contrairement à une idée reçue, les positions de son fondateur sur les questions rituelles étaient calquées sur le rite hanbalite, encore plus peut-être que celles d’Ibn Taymiyya. En revanche, c’est dans la dénonciation absolue du culte des saints et dans l’excommunication systématique des soufis que Muhammad Ibn ‘Abd al-Wahhab marque une véritable rupture avec son environnement (...) Pour lui les demandes d’intercessions adressées aux saints, qu’encourageait l’enseignement soufi, contribuaient à leur donner un statut de divinité susceptible d’influencer Dieu lui-même. Muhammad Ibn ‘Abd al-Wahhab ordonna ainsi la destruction de nombreux mausolées, assimilés à des temples de l’idolâtrie. Outre les coupoles, les stèles dressées sur les tombes, qui ne pouvaient comporter aucune inscription, pas même le nom d’un personnage célèbre de l’histoire musulmane, devaient également être détruites afin de couper court à toute forme d’idolâtrie ou d’associationnisme (shirk). L’œuvre maîtresse de Muhammad Ibn ‘Abd al-Wahhab est sans conteste son Kitab at-Tawhid (le Livre du Monothéisme), puis viennent ensuite de petits ouvrages tels que Usul ath-Thalatha (Les Trois Principes), Qawa’id al-Arba‘a (les quatre règles) ou Kashf ash-Shubuhat (le dévoilement des ambiguïtés)."[51]

Réception[modifier | modifier le code]

Les enseignements de Ibn Abdelwahhab ont été critiqués par un certain nombre de savants islamiques pour négliger l'histoire islamique, les monuments, les traditions et le caractère sacré de la vie musulmane[52]. Une liste des chercheurs ayant des vues opposées, ainsi que les noms de leurs livres et des informations connexes, a été compilée par le savant islamique Muhammad Hisham[53].

Sources[modifier | modifier le code]

Chroniques wahhabites[modifier | modifier le code]

Il y a deux histoires contemporaines de Mohammed ben Abdelwahhab et de son mouvement religieux du point de vue de ses partisans : (1°) Rawdhat al-Afkar wal-Afham d'Ibn Ghannam ou Tarikh Najd (Histoire du Nejd) et (2°) Unwan al-Majd fi Tarikh Najd de Ibn Bishr. Husain ibn Ghannam (mort en 1811), ouléma d'Al-Hassa, était le seul chroniqueur à avoir observé les débuts du mouvement naissant d'Ibn Abd al-Wahhab. Sa chronique se termine à l'année 1797[54],[55].  La chronique d'Ibn Bishr, qui s'arrête à l'année 1854, a été écrite une génération plus tard que celle d'Ibn Ghannam, mais elle est considérée comme précieuse en partie parce que Ibn Bishr était originaire du Nejd et parce qu'il ajoute beaucoup de détails sur le récit d'Ibn Ghannam[54].

Chronique sunnite anonyme[modifier | modifier le code]

Un troisième récit, datant d'environ 1817 est Lam 'al-Shihab, écrit par un auteur sunnite anonyme qui désapprouvait respectueusement le mouvement d'Ibn Abdelwahhab, le considérant comme une bid'a. Il est aussi couramment cité car il est considéré comme un traitement contemporain relativement objectif du sujet. Cependant, contrairement à Ibn Ghannam et Ibn Bishr, son auteur ne vivait pas dans la région du Nejd et son travail est cru comme contenant certains documents apocryphes et légendaires relatif aux détails de la vie d'Ibn Abdelwahhab[19],[56]

Travaux[modifier | modifier le code]

Voici ses trois principaux ouvrages :

  • Les Trois Principes Fondamentaux (Al Oussoul Al-Thalatha)
  • Le Livre de l'Unicité (Kitâb ut-Tawhîd)
  • L'Élucidation des Équivoques concernant le Monothéisme (Kashf ush-Shubuhât fit-Tawhîd)

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Ouvrages[modifier | modifier le code]

  • Thomas Edward Lawrence (trad. Charles Mauron), Les Sept piliers de la sagesse, Payot & Rivages, coll. « Petite bibliothèque Payot », 30 avril 2002, 898 p. (ISBN 978-2228895873)
  • (en) George Rentz, The birth of the islamic Reform Movement, Londres, Arabian Publishing, 2007.
  • Charles Saint-Prot, Islam : L'avenir de la tradition entre révolution et occidentalisation, Paris, Rocher, , 618 p. (ISBN 978-2268066103)
  • Xavier de Hauteclocque, Le turban vert, Energia, , 168 p. (ISBN 2954294434)
  • Louis Alexandre Olivier De Corancez, L'histoire des Wahabis et la naissance du Royaume Saoudien, Al-Bouraq, , 283 p. (ISBN 1022500007)

Essais[modifier | modifier le code]

  • Hamadi Redissi, Le Pacte de Nadjd : ou comment l'islam sectaire est devenu l'islam, Seuil, , 342 p. (ISBN 978-2-02-096081-6)
  • Jean-Michel Vernochet, Les « Égarés » : Le Wahhabisme est-il un contre-islam ?, Sigest, (ISBN 2-917-32962-9, lire en ligne)

Littérature confessionnelle[modifier | modifier le code]

  • M. Jarman, Les salafites de Muhammad Ibn 'Abd al-Wahhâb à Nâsir ad-Dîn Al-Albânî, Conseil Islamique de France, , 199 p. (ISBN 9953-81-083-4, lire en ligne)

Filmographie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Olivier Da Lage, Géopolitique de l'Arabie Saoudite, Editions Complexe, (ISBN 9782804801212, lire en ligne)
  2. (en) « Imam Muhammad bin Abdul Wahhab », sur Saudi Arabian Market Information Resource, Saudi Arabian Market Information Resource (consulté le 10 mars 2015)
  3. Hourani 1992: 257–258
  4. (en) Nawaf E. Obaid, « The Power of Saudi Arabia's Islamic Leaders », Middle East Quarterly, vol. VI, no 3,‎ , p. 51–58 (lire en ligne)
  5. a et b Abir 1987: 4, 5, 7
  6. a, b, c, d et e Metz 1992
  7. (en) « Wahabi & Salafi », Alahazrat.net (consulté le 17 septembre 2012)
  8. The National, March 18, 2010: There is no such thing as Wahabism, Saudi prince says Linked 2015-03-03
  9. (en) David Commins, The Wahhabi Mission and Saudi Arabia, I.B.Tauris, , ix :

    « Thus, the mission's devotees contend that 'Wahhabism' is a misnomer for their efforts to revive correct Islamic belief and practice. Instead of the Wahhabi label, they prefer either salafi, one who follows the ways of the first Muslim ancestors (salaf), or muwahhid, one who professes God's unity. »

  10. (en) Natana J. Delong-Bas, Wahhabi Islam, Oxford University Press, , p. 4
  11. (en) Ahmad Moussalli, Wahhabism, Salafism and Islamism: Who Is The Enemy?, A Conflicts Forum Monograph, (lire en ligne), p. 3
  12. Abou El Fadl, Khaled M., The Great Theft, HarperSanFrancisco, 2005, p.79
  13. Navalk Post Graduate School Thesis, September 2009, Michael R. Dillon: Wahhabism: Is it a factor in the spread of global terrorism?, pp 3-4 Linked 2015-03-03
  14. (en) Dr. Yasir Qadhi, « On Salafi Islam », sur Muslim Matters (consulté le 1er mars 2015)
  15. While there is some consensus over these details, the opinion is not unanimous over the specifics in regard to his place and date of birth. Seemingly his recognition with the Banu Tamim tribe thought is in line with the justification by some scholars of being the inheritor of the teachings of Ibn Taymiyyah.
  16. a et b Philby 1930: 8
  17. Glassé 2003: 470
  18. EI1: 1086
  19. a et b EI2: 677–678
  20. a et b ibn Ghannam: 75–76
  21. Hopwood 1972: 55
  22. ibn 'Hajar: 17–19
  23. ibn Baaz: 21
  24. Official sources on Ibn ʿAbd al-Wahhab's life put his visits to these cities in different chronological orders, and the full extent of such travels remains disputed among historians. As well, dates are missing in a great many cases, making it difficult to reconstruct a chronology of his life up until his return to 'Uyayna in 1740.
  25. ibn Bishr: 7–8
  26. a, b et c Voll 1975: 32–39
  27. a, b et c Lacey 1983: 56
  28. a, b, c et d DeLong-Bas 2004: 24
  29. ibn 'Hajar: 28
  30. a et b DeLong-Bas 2004: 34
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  32. (en) Parker T. Hart, Saudi Arabia and the United States: Birth of a Security Partnership, Indiana University Press, (ISBN 0-253-33460-8, lire en ligne), p. 7
  33. (en) Sebastian Maisel et John A. Shoup, Saudi Arabia and the Gulf Arab States Today: An Encyclopedia of Life in the Arab States, Greenwood Press, (ISBN 978-0-313-34442-8, lire en ligne), p. 228
  34. (en) Hunt Janin et André Kahlmeyer, Islamic Law: The Sharia from Muhammad's Time to the Present, McFarland, (ISBN 978-1-4766-0881-5, lire en ligne), p. 92
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  39. EBO Muḥammad ibn ʿAbd al-Wahhāb 2011
  40. (en) Shaykh Suhayb Hasan 'Abdul Ghaffaar, « A Correction Of Misunderstandings Found In Non-Arabic Sources About The Movement Of Sheikh Muhammad Bin Abdul Wahhab », sur Ahya.com (consulté le 1er mars 2015)
  41. (en) « Wahabism Exposed! », Sultan.org (consulté le 17 septembre 2012)
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  45. « Cheikh Mouhammad ibn, ‘AbdilWahhab Ses croyances, sa reforme et les témoignage des savants en sa faveurs. »
  46. (en) Risālah Aslu Dīn Al-Islām wa Qā'idatuhu, Shaikh Muhammad ibn ʿAbd al-Wahhab (lire en ligne) (Arabic source)
  47. (en) Dore Gold, Hatred's Kingdom, Washington, DC, Regnery Publishing, , p. 25
  48. Sheikh-ul-Islam Muhammad bin Abdul-Wahhab, Kitab al-Tawhid (Riyadh: Dar-us-Salam Publications, 1996) Chapter 24, particularly page 97
  49. Sheikh-ul-Islam Muhammad bin Abdul-Wahhab, Kitab al-Tawhid (Riyadh: Dar-us-Salam Publications, 1996, page 83)
  50. Sheikh-ul-Islam Muhammad bin Abdul-Wahhab, Kitab al-Tawhid (Riyadh: Dar-us-Salam Publications, 1996, Chapter 9, page 51)
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  52. El Fadl 2007: 56–57
  53. Zahawi (1994), pages 7-15.
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  56. Vasilʹev 1998: 14

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]