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Mohammed Sleiman

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Mohammed Sleiman
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Biographie
Naissance
Décès
Nom dans la langue maternelle
محمد سليمان الحشرهVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Formation
Activités
Autres informations
Grade militaire

Mohammed Sleiman (Suleiman), né en 1959 à Dreikiche et mort le à Tartous, est un général et un homme politique syrien.

Il est diplômé de la faculté d’ingénierie mécanique de l’Université de Damas. Après ses études, il a rejoint une formation d’ingénieur commandant à l’académie militaire, dont il est sorti avec le grade de capitaine ingénieur. Il faisait partie des meilleurs élèves de l’académie, ce qui a facilité son rapprochement avec Bassel al-Assad à l’époque. Il a ensuite été nommé officier ingénieur commandant au sein de la Garde républicaine syrienne, dans le bataillon dirigé par Bassel al-Assad.

Il a été envoyé en Union soviétique pour développer l’armement des chars au sein de la Garde républicaine syrienne, où il a obtenu un master, puis un doctorat en développement de l’artillerie. À son retour, il a occupé le poste de directeur de cabinet de Bassel al-Assad, alors colonel, ainsi que celui de conseiller militaire spécial. Il était également membre de la commission militaire chargée de la gestion de l’armement, responsable des achats et du développement des armes.

Après la mort de Bassel al-Assad dans un accident de voiture en 1994 — que certains services de renseignement considèrent comme un assassinat — Bashar al-Assad a pris le commandement de la 41e brigade de la Garde républicaine. Le brigadier Suleiman a alors été nommé directeur du bureau privé de Bashar al-Assad, et il gérait la salle d’opérations de ce dernier, notamment en ce qui concerne les mutations et mises à la retraite des officiers, ainsi que le suivi des affaires militaires et sécuritaires[1].

À ce titre, Suleiman a été perçu à certaines périodes comme le bras droit et « l’homme de l’ombre » du président Bashar al-Assad. Outre son rôle de conseiller en matière de sécurité, il intervenait également sur des questions politiques. Il servait d’intermédiaire entre le régime syrien et le Hezbollah, et entretenait des relations avec Imad Mughniyeh, chef de l’appareil des opérations de l’organisation. Dans ce cadre, il aurait notamment participé au transfert d’armes vers le Hezbollah[2]. Par ailleurs, il est présenté par certaines sources comme ayant dirigé le programme nucléaire syrien, détruit par Israël lors de l’Opération Orchard en .

Il a créé un bureau spécial en coordination avec le bureau d’information du palais présidentiel pour suivre la situation intérieure et tout ce qui concerne les ministères et les institutions du parti. Lors du décès de l’ancien président syrien Hafez al-Assad, Suleiman était chef de la salle d’opérations supervisant les services de sécurité. Il était le principal responsable de la nomination des membres du comité central et du commandement régional lors du congrès du parti Baas en 2000, puis lors de celui de 2005.

Après sa promotion au grade de brigadier, tous les dossiers liés à l’armée lui ont été confiés. L’état-major et le ministère de la Défense ont été placés sous son autorité directe. Le brigadier Suleiman gérait également, en coulisses, les nominations des ministres et des gouverneurs.

Mohammed Suleiman a été assassiné le près de Tartous, en Syrie, alors qu’il se trouvait dans sa résidence secondaire. Selon des rapports du Time et de médias arabes, il aurait été tué par balle à la tête, au cou et à l’estomac, certains analystes supposant que les tirs provenaient d’un bateau ou d’un sniper à proximité de sa résidence. Étant donné le mode opératoire, des soupçons ont été portés sur les Israéliens, ce que ces derniers ont démenti[3].

Le , le site web The Intercept dévoile[4] un extrait d’Intellipedia (une base de données interne à la NSA) fourni par Edward Snowden indiquant que l’assassinat a été commis par l’unité de commandos navals israélienne Shayetet 13. Cet assassinat est le premier exemple connu d’une attaque d’Israël contre « un responsable d’un gouvernement légitime », ajoute le document de la NSA. Selon The Intercept, la NSA a établi la responsabilité d’Israël dans la mort du général par l’interception de communications israéliennes. Le gouvernement israélien avait nié son implication dans cet assassinat, mais le quotidien américain The Washington Post avait confirmé en l’implication du Mossad et de la CIA, en citant des sources anonymes du renseignement américain.

Suleiman a été enterré le dans son village natal de Draykish en présence de Maher al‑Assad.

Le gouvernement syrien est resté initialement silencieux sur l’assassinat, et Bashar al‑Assad était absent du pays pour des engagements diplomatiques lors des funérailles. Buthaina Shaaban, conseillère du président, a confirmé le meurtre quelques jours plus tard et a indiqué qu’une enquête était en cours[5].

Références

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  1. (ar) Editor 031 Y.M, « إسرائيل أم الأسد أم إيران.. من قتل محمد سليمان؟ », sur عنب بلدي,‎ (consulté le )
  2. « Arming Hezbollah: Syria's Alleged Scud Missile Transfer », sur Critical Threats (consulté le )
  3. The Times du 5 août 2008
  4. (en) « Israeli Special Forces Assassinated Senior Syrian Official », sur The Intercept, (consulté le ).
  5. « مركز الشرق العربي ـ من الصحافة العالمية », sur www.asharqalarabi.org.uk (consulté le )