Mohamed Tahar Fergani

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Mohamed Tahar Fergani
Description de cette image, également commentée ci-après

Mohamed Tahar Fergani en 1958.

Informations générales
Surnom Le rossignol de Constantine1[1]
Nom de naissance Mohamed Taher Regani
Naissance
Constantine
Décès (à 88 ans)
Paris


Mohamed Tahar Fergani (arabe : محمد الطاهر الفرقاني), né Reganni, le 9 mai 1928 à Constantine et mort le 7 décembre 2016 à Paris[2], est un chanteur, violoniste algérien[3].

Biographie[modifier | modifier le code]

Mohamed Tahar Fergani naît dans une famille de musiciens[4]. Son père, Cheikh Hamou Fergani (1884–1972) était un chanteur et compositeur algérien réputé de Hawzi[5], un style populaire en provenance de Tlemcen. Il est d'abord formé à la flûte (de roseau, appelée fhel ou djouwak) lorsqu'il a six ans et ensuite tous les instruments andalous[6] et par son frère Abdelkrim au métier de la broderie. Mohamed Tahar Fergani débute dans le genre oriental, du genre charqi en provenance d'Égypte dans une ensemble Toulou' el Fadjr (l'aurore). Puis il change par la suite de style musical pour se rapprocher du Malouf, propre à Constantine et sous l'instigation de son maître Cheîkh Hassouna, mais également de Cheîkh Baba Abid et que son père lui avait déjà enseigné les bases.

Maître de Malouf qui est le répertoire de la musique arabo-andalouse de l'école de Constantine, Mohamed Tahar Fergani est l'un des rares chanteurs à interpréter des compositions sur quatre octaves[5].

Ce qui caractérise Mohamed Tahar Fergani, c'est sa voix exceptionnelle[non neutre] et son coup d'archet[réf. nécessaire].

En plus du Malouf, il interprète le Mahjouz (genre populaire constantinois qui dérive du Malouf), Zjoul (genre musical constantinois, aussi ancien que le Malouf) et le Hawzi (genre populaire qui dérive du Gharnati de Tlemcen)[réf. nécessaire].

Toute la famille Fergani est initiée au Malouf. Sa sœur Z'hor Fergani (1915–1982) était aussi chanteuse[4] et son fils ainé, Salim Fergani est un cheîkh de Malouf reconnu[réf. nécessaire] et aussi son petit-fils Mouhamed Adlen fergani qui chante du Malouf aussi et il est considéré comme la quatrième génération dans la musique après son oncle salim son grand-père Mouhamed tahar fergani et son arrière grand-père hamou fergani.

Mohamed Tahar Fergani a des centaines d'enregistrements à son actif et a reçu plusieurs prix internationaux[réf. nécessaire]. Il a créé son orchestre et son école à Constantine[réf. nécessaire]. Le 18 mai 2008, il a fêté son 80e anniversaire à l'Unesco à Paris.

Une de ses chansons parmi les plus connues en Algérie est Ed Dhalma (l'injuste) du poète Henni Benguennoune[7].

Discographie[modifier | modifier le code]

  • Algérie : anthologie de la musique arabo-andalouse. vol. 1, Hadj Mohamed Tahar Fergani, Nûba Maya, Mâluf de Constantine (24 mai 1992, Ocora Radio France C 560002)[8] (OCLC 51912508)
  • Anthologie de la musique arabo-andalouse vol. 2 (1992, Ocora Radio France)
  • Trésors de la musique algérienne (2CD Institut du monde arabe) (OCLC 56472523)

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Rabah Soukehal, Parfums insolites: nouvelles, Paris, L'Harmattan, coll. « Écritures », , 234 p. (ISBN 2-7475-2501-5, OCLC 51221076, notice BnF no FRBNF38888284), p. 47.
  2. « Mort de Mohamed Tahar Fergani à Paris à l'âge de 88 ans », HuffPost Algérie,‎ (lire en ligne).
  3. Bouziane Ben Achour, Figures du terroir, Oran, Dar El Gharb, , 232 p. (ISBN 9961542274, OCLC 53307627, lire en ligne), p. 32.
  4. a et b Wald 2007, p. 203 : Son père « jouait déjà en 1907 et en 1926, il a fait des enregistrements pour Pathé Marconi. [Ses frères] sont tous musiciens et [ses sœurs] sont musiciennes, dans le style féminin. »
  5. a et b Présentation de Fergani citant un article du journal El Moudjahid du 14 janvier 2002.
  6. Wald 2007, p. 203
  7. Ahmed Amine Dellai, Guide bibliographique du Melhoun, Paris/Montréal, l'Harmattan, , 383 p. (ISBN 2738447155, OCLC 495917476), « Maghreb : 1834-1996 », p. 113.
  8. Wald 2007, p. 283 : « une excellente introduction à son œuvre. »

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Mohammed Habib Samrakandi et Rachid Aous, Musiques d'Algérie : mémoire de la culture maghrébine, Toulouse, Presses Universitaires du Mirail, coll. « Horizons maghrébins : le droit à la mémoire » (no 47), , 200 p. (ISBN 2858166579, ISSN 0984-2616, OCLC 496273089, notice BnF no FRBNF39124083)
  • (en) Elijah Wald, Global Minstrels : Voices of World Music, New York, Routledge, 2007, 306 p. (ISBN 1429460431, OCLC 123084894), « 6. North Africa and the Arab World – Andalusian Music », p. 201–

Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]