Mohamed Leftah

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Mohamed Leftah
Naissance
Settat, Drapeau du Maroc Maroc
Décès (à 62 ans)
Le Caire, Drapeau de l'Égypte Égypte
Activité principale
Auteur
Langue d’écriture français
Genres

Mohamed Leftah, né le à Settat, au Maroc, et mort le au Caire, en Égypte, est un romancier, journaliste et critique littéraire marocain.

Biographie[modifier | modifier le code]

Il fait ses études à Casablanca et se dirige par la suite vers une carrière scientifique ; il étudie à Paris dans une école d'ingénieurs en travaux publics et est témoin de Mai 68.

Après son retour au Maroc, il suit une formation dans l'informatique et devint critique littéraire dans différents journaux marocains, notamment le Matin du Sahara et le Temps du Maroc.

Il amorce sa carrière d'écrivain dans les années 1990, avec la parution en 1992 de Demoiselles de Numidie (Éditions de l'Aube). Roman traitant crûment de la dure réalité de la prostitution au Maroc dans les maisons closes. Ce premier roman reçoit en général un bon accueil critique, ce qui vaut à Leftah d’être surnommé par Jean-Pierre Péroncel Hugoz, « le Carco marocain », dans l'édition du journal Le Monde du [1]. Il renonce ensuite à publier ses textes jusqu'à ce que Salim Jay le présente aux Éditions de la Différence qui éditent le restant de son œuvre à partir de 2006, dont Au bonheur des limbes, Une fleur dans la nuit, ou encore Un martyr de notre temps.

Il meurt d'un cancer en 2008 en Égypte, là où il vivait depuis l'an 2000.

Réception de son œuvre parmi les critiques[modifier | modifier le code]

« Cette écriture, où l'on peut retrouver, quoique bien digérés, des accents, des influences d'occident (Henry Miller, Jean Genet) mais aussi des cousinages maghrébins...., n'est pas, néanmoins, intemporelle. »

— Jean-Pierre Péroncel-Hugoz, Le Monde, 11 décembre, 1992

« Qu'il s'agisse des romans ou des nouvelles, ces œuvres ont détonné dans le paysage littéraire. Qu'une voix d'une si profonde maturité, d'une ampleur passionnelle qui vous traîne vers le sublime à travers une promenade cauchemardesque dans les bas-fonds, émerge après des années de silence, et de surcroît en français venant du Caire via un éditeur parisien, n'a pu que sidérer les lecteurs, en état de choc. »

— Kenza Sefrioui, Le Journal Hebdomadaire

« Un styliste à la Genet. Voluptueux interprète des pulsions et des passions, il nous révèle la société marocaine à la lumière du désir sexuel. »

— Salim Jay, Match du monde

Citations de l'écrivain[modifier | modifier le code]

« La littérature a toujours été et peut être encore une promesse de bonheur. »

« Le roman contre la barbarie. Nous n’avons pas d’autres armes. »

Censure[modifier | modifier le code]

Paru en France début 2011, l'ouvrage posthume de Mohamed Leftah, Le Dernier Combat du captain Ni’mat (La Différence), n'est pas disponible au Maroc. Les autorités n'ont jamais explicité cette censure, mais (presque)[2] aucune des librairies qui a tenté d'importer le livre n'a jamais pu le mettre en rayon. Le roman évoque l'idylle (homosexuelle) entre un aviateur égyptien et son domestique.

Œuvre[modifier | modifier le code]

Romans[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Jean-Pierre Péroncel-Hugoz, « La Loi du « bousbir » : Casablanca et ses maisons closes par un Carco marocain », Le Monde,‎
  2. "Mohamed Leftah primé et censuré", Kenza Sefrioui, Culture toute !

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]