Mohamed Charfi (personnalité algérienne)

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Mohamed Charfi
une illustration sous licence libre serait bienvenue
Fonction
Ministre
Biographie
Naissance
Nationalité
Formation
Activité

Mohamed Charfi, né le à Oued Zenati (dans la région de Guelma en Algérie), est un juriste et homme politique algérien.

Dans le contexte des manifestations de 2019 en Algérie, il est nommé président de l'Autorité nationale indépendante des élections, nouvellement créée en septembre.

Biographie[modifier | modifier le code]

Diplômé de l'ENA, il sera procureur général à Biskra, Annaba, Sétif, Guelma, Oum El Bouaghi, Constantine et Bejaïa[1] entre 1979 et 1989 avant de devenir secrétaire général du ministère de la justice entre 1989 et 1991. Avant l'avènement du multipartisme, une manifestation a été réprimée alors qu'il était en poste[2].

Conseiller auprès du président de la république de 1999 à 2002 et de 2009 à 2012[3]. Il a été ministre de la Justice de 2002 à 2004 et de 2012 à 2013[4].

Le , en prévision de l'élection présidentielle algérienne de 2019, il est « chargé personnellement » par le chef d'État-Major Gaïd Salah de prendre le rôle[5] du président de l'Autorité nationale indépendante des élections, entité responsable de « la préparation, de l'organisation, de la gestion, de la supervision et de la surveillance des élections », dans le contexte des manifestations de 2019 en Algérie et de la succession du chef de l'État par intérim Abdelkader Bensalah[6].

Au lendemain du Référendum constitutionnel algérien de 2020, le 2 novembre, il annonçe les résultats provisoires du scrutin, qui doivent encore être validés par le Conseil constitutionnel, et déclare que « par rapport aux conditions dans lesquelles s’est déroulé le référendum, un taux de 23 % est une preuve de la mobilisation populaire pour le changement » ; il ajoute que l'Algérie dispose ainsi d'une « constitution halal »[7].

Formation et diplômes[modifier | modifier le code]

Diplômé de l’ENA section judiciaire, Licence en droit, DEA en sciences criminelles et privées, Doctorat en droit.

Parcours professionnel[modifier | modifier le code]

  • 1972-1989 : Magistrat, Juge d’instruction puis Procureur Général au niveau de différentes cours,
  • 1989-1991 : Secrétaire Général au Ministère de la Justice,
  • 1991-1997 : Conseiller à la Cour Suprême, Président de section,
  • 2002-2004 : Ministre de la justice, Conseiller à la Présidence de la République,
  • 2012-2013 : Ministre de la justice, garde des Sceaux.

Notes et références[modifier | modifier le code]