Mobilisation des policiers en colère

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Mobilisation des policiers en colère
Histoire
Fondation
Entre le et le Voir et modifier les données sur Wikidata
Cadre
Sigle
MPCVoir et modifier les données sur Wikidata
Type
Forme juridique
Siège social
Pays
Organisation
Fondateur
Président
Maggy Biskupski (jusqu'en )Voir et modifier les données sur Wikidata
Site web
Identifiants
RNA

Mobilisation des policiers en colère est le nom d'une association française déposée par des policiers non syndiqués.

Contexte[modifier | modifier le code]

Suite à une attaque aux cocktails Molotov, des policiers sont gravement blessés le 8 octobre 2016 à Viry-Châtillon[1]. Des policiers mécontents manifestent depuis mi-octobre 2016[2]. Rodolphe Schwartz, un ancien adjoint de sécurité (ADS) au commissariat du XIXe arrondissement de Paris, échoue plusieurs fois au concours de gardien de la paix mais se fait fait passer pour un porte-parole[3]

Historique[modifier | modifier le code]

L'association est fondée par des policiers non-syndiqués dont Guillaume Lebeau, membre de la BAC de Gennevilliers[4], le 7 novembre 2016[2]. En 2017, nationalement, cette structure s'appelle UNPI (Union Nationale des Policiers Indépendants)[5]. C'est un collectif d'une dizaine d'associations[6]. En 2018 les leaders du mouvement des policiers en colère reçoivent une prime, au grand dam des syndicats[7].

Manifestation des Policiers en Colère devant les Invalides à Paris le 13 décembre 2016

Financement[modifier | modifier le code]

Les membres refusent toute subvention gouvernementale[2].

Maggy Biskupski[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Maggy Biskupski.

Maggy Biskupski était une gardienne de la paix âgée de 36 ans. Elle était affectée à la Brigade-Anti-Criminalité (BAC) des Yvelines. Selon Christophe Castaner « après l'épouvantable attaque de Viry-Chatillon, Maggy Biskupski s'était engagée pour porter la voix des Policiers en colère. » C'est donc en tant que porte parole de cette association qu'elle a fait plusieurs apparitions médiatiques. Elle s'est suicidée avec son arme de service le 12 novembre 2018[8]. On apprendra par la suite qu'elle était mêlée à une affaire de détournement de fonds au sein de l'association de policiers[9].

Présidents[modifier | modifier le code]

En 2019, Guillaume Lebeau est le président de l'association[10]. En juin, Bilel B. est condamné par le tribunal correctionnel de Nanterre pour avoir menacé la famille du président[10].

Vidéographie[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Des policiers et leurs compagnes « en colère » manifestent à Paris », sur lemonde.fr, (consulté le 17 octobre 2018).
  2. a b et c Alexandra Gonzalez et Alexandra Milhat, « "Mouvement des policiers en colère": une association créée officiellement », sur bfmtv.com, (consulté le 7 novembre 2016).
  3. « Rodolphe Schwartz, «faux porte-parole» du mouvement des policiers en colère », sur liberation.fr, (consulté le 17 octobre 2018).
  4. « Quatre policiers convoqués par la « police des polices » après l’hommage de Viry », leparisien.fr,‎ 2017-10-26cest18:12:40+02:00 (lire en ligne, consulté le 29 novembre 2018)
  5. « Première manifestation du “Mouvement des Policiers en Colère” à Clermont-Ferrand », (consulté le 17 octobre 2018).
  6. « Des policiers en colère manifestent à nouveau », sur lefigaro.fr, (consulté le 17 octobre 2018).
  7. Aziz Zemouri, « Les leaders du mouvement des policiers en colère vont recevoir une prime », sur lepoint.fr, (consulté le 17 octobre 2018).
  8. « La présidente de l’association «Mobilisation des Policiers en Colère» (MPC) Maggy Biskupski, s’est suicidée. », Actu17
  9. « Suicide de Maggy Biskupski : enquête ouverte pour abus de confiance après des soupçons de détournement de fonds », sur Europe 1 (consulté le 3 janvier 2019)
  10. a et b Olivier Bureau, « Six mois de prison ferme pour avoir menacé un policier de Gennevilliers », sur leparisien.fr, (consulté le 17 juin 2019).
  11. Julien Johan, « Infrarouge Police à bout de souffle » (consulté le 8 mai 2019)