Mobilis Vaud

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Mobilis Vaud
Image illustrative de l'article Mobilis Vaud
Logo de la communauté tarifaire vaudoise

Situation Canton de Vaud
Type Bus, train, métro, funiculaire
Entrée en service
Longueur additionnée des lignes 1 800 km
Lignes 18 de train
57 de bus urbains
77 de bus régionaux
2 de métro
3 de funiculaire
Stations 2 160
Écartement des rails 1 435 mm
1 000 mm
Site internet www.mobilis-vaud.ch
Slogan Le bon ticket
Réseaux connexes Unireso
Frimobil
Onde Verte

Mobilis Vaud est le nom donné à la communauté tarifaire vaudoise (CTV) entrée en vigueur le 12 décembre 2004.

Histoire[modifier | modifier le code]

Précédant la communauté tarifaire vaudoise, une entente tarifaire incluant les TL, le LEB et CarPostal a été créée en décembre 2002. Elle regroupait tous les secteurs desservis par les TL (lignes urbaines et régionales) et le LEB sur son tronçon Lausanne-FlonCery, ainsi que les régions de Thierrens, et d'Oron pour les car postaux. Il ne s'agissait pas d'une communauté tarifaire dans la mesure où, à l'intérieur du périmètre de l'entente, les titres de transport n'étaient reconnus que sur les seules lignes de transports publics des entreprises partenaires. L'utilisation des lignes des autres entreprises (les lignes de chemin de fer des CFF en particulier) gardaient leur tarification propre.

La communauté tarifaire vaudoise (abr. CTV) est mise en service le et prend le nom de Mobilis Vaud. Elle est alors formée d'une affiliation de cinq compagnies de transport en commun : les TL, le LEB, CarPostal, les CFF ainsi que les MBC.

Durant le mois de décembre 2004 et l'année 2005, la zone de couverture de la communauté tarifaire s'étend sur 122 communes, avec un réseau de 400 km de lignes[1]. Elle couvre approximativement la région lausannoise, morgeoise, la haute Broye et le Gros-de-Vaud, ce qui englobe 310 000 habitants. En 2007, la communauté tarifaire Mobilis s'étend en direction de l'ouest et ce sont 77 communes supplémentaires des régions de La Côte, du Pied du Jura, de Cossonay et de la Broye qui rejoignent la zone de couverture. Cette dernière couvre alors 380 000 habitants, soit 60 % de la population vaudoise. Le réseau mesure alors 860 km et compte plus de 1000 arrêts, 10 lignes de trains, 30 lignes de bus urbains, 32 lignes de bus régionaux, 2 lignes de métro et une ligne de funiculaire[2]. Cette situation demeure jusqu'au 11 décembre 2010. Le lendemain, le réseau est agrandi à un périmètre de 1 800 km avec 2160 stations, 18 lignes de train, 57 lignes de bus urbains, 77 lignes de bus régionaux, 2 lignes de métro et 3 lignes de funiculaire[3],[4]. La CTV dessert alors 355 communes et 93 % de la population vaudoise[5] avec onze entreprises de transports en commun[6]. La zone de couverture est étendue sur toute la Côte, le Jura vaudois, incluant toute la vallée de Joux, la Riviera, le Nord Vaudois et toute la Broye vaudoise. Six entreprises s'affilient alors la communauté tarifaire vaudoise : VMCV, TRAVYS, les TPN, le NStCM, GoldenPass et AVJ.

En 2013, la communauté tarifaire souhaite s'élargir aux dernières régions vaudoises non encore couvertes par Mobilis : le secteur du Chablais vaudois (inclusion des TPC) et le Pays d'Enhaut. La majeure partie du canton sera alors desservie et des zones de contact avec les communautés tarifaires genevoises Unireso et fribourgeoises FRIMOBIL seront possibles[7]. Deux années plus tard, après plusieurs discussions avec les communes de ces régions, des accords sont signés et l'intégralité des communes du district de la Broye-Vully, qui ont rejoint Mobilis à la fin de l'année 2015. Quant à l'est vaudois, ce sont 14 communes du district d'Aigle qui se sont ajoutées en fin 2016[8]. Les communes du Pays d'Enhaut ont quant à elles refusé de rejoindre la CTV car leurs réseaux de transports en commun sont plus axés sur une clientèle touristique que pendulaire. La vallée étant éloignée des centres et agglomérations et son absence de réseaux urbains rendent le déploiement de zones tarifaire peu pertinent[9].

Couverture géographique[modifier | modifier le code]

La communauté tarifaire vaudoise Mobilis a pour but de couvrir le canton de Vaud. Néanmoins, les compagnies de transports n'arrêtent pas nécessairement leurs lignes aux limites cantonales. Aussi les limites de la communauté ne sont pas exactement celles du canton.

La première administration territoriale en dehors du canton de Vaud à être couverte par Mobilis est le canton de Fribourg. En effet, dès la création de Mobilis Vaud, la ligne Palézieux – Lyss est couverte jusqu'à la gare de Moudon et la gare située entre celle de Moudon et celle de Châtillens est celle d'Écublens-Rue située dans le canton de Fribourg[10].

Il faut attendre 2011 pour voir d'autres régions non vaudoises couverte par la CTV. La région de La Côte est alors couverte ainai que l'exclave genevoise de Céligny et la commune de Divonne-les-Bains dans le département de l'Ain en France. Au nord, c'est le sud du canton de Neuchâtel avec les districts de Boudry et du Val-de-Travers qui sont en partie couverts par la CTV[11].

En 2013, la ville de Gex rejoint la communauté[12].

En 2017, la gare de Saint-Maurice est dans l'espace communautaire et le canton du Valais rejoint alors Mobilis[13].

Fonctionnement[modifier | modifier le code]

La communauté tarifaire est un regroupement d'entreprises de transports en commun qui offre à ses usagers la possibilité d'emprunter les moyens de transport de n'importe quelle entreprise avec un seul et même titre de transport, aussi bien pour les billets que pour les abonnements. Les tarifs sont calculés selon un nombre de zones parcourus et non plus d'après la distance. Ainsi, un voyageur peut emprunter tous les moyens de transports existants dans les zones indiquées sur son titre de transport. En plus du réseau conventionnel décrit ci-avant, Mobilis Vaud comprend aussi des services à supplément tels que l'appel sur demande de bus PubliCar, Taxibus et les services de nuit Pyjama.

Titres de transports[modifier | modifier le code]

Distributeur de titres de transports dans la communauté tarifaire Mobilis (ici à la halte d'Étagnières)

Deux familles de titres de transports existent au sein de la communauté : les billets et les abonnements de parcours. Il existe aussi des cartes multicourses ; ce sont plusieurs billets regroupés sur une seule carte, qui doivent être oblitérés avant usage. Les abonnements couvrent un nombre déterminé de zones et sont valables pour une durée fixe. Ils permettent, durant toute la durée de validité de l'abonnement, un libre parcours sur tous les moyens de transports se trouvant sur les présentes zones. Les billets couvrent aussi un nombre déterminé de zones et sont valables un seul jour pour une durée fixe, dépendant du nombre de zones.

Si les billets comme les abonnements peuvent être acquis auprès de tous les guichets des compagnies de transports circulant au sein de l'espace Mobilis, les billets peuvent aussi être acquis auprès de distributeurs automatiques de titres de transports se trouvant dans les stations des différentes lignes ainsi que dans les véhicules pour les lignes ne disposant pas de distributeurs aux stations. Certaines entreprises testent d'autres moyens d'acquisition pour les billets. C'est notamment le cas des TL qui ont mis au point, en 2014, l'acquisition de billets par SMS[14]. Quant aux CFF, ils permettent l'acquisition par Internet de billets à imprimer soi-même depuis 2004 et sur smartphone par le biais d'une application dédiée depuis 2009[15].

Tarifs[modifier | modifier le code]

Le principe de tarification de la CTV repose sur un découpage du territoire en zones[16]. Le prix d'une course, ainsi que la durée de validité du titre de transport pour le cas d'un billet, est ensuite calculé en fonction du nombre de zones contiguës traversées entre le point de départ et de destination du voyageur.

La taille des zones traversées, le moment de la journée, ou l'offre de transports dans une zone précise ne jouent aucun rôle dans le calcul du prix à payer. Ceci a pour conséquence qu'un usager domicilié en campagne dispose, pour le même prix qu'un usager citadin, d'une offre de transport souvent beaucoup plus maigre.

Les différents titres de transports délivrés par la CTV sont les billets simples ; les cartes journalières, soit un billet valable toute une journée ; les abonnements d'une durée hebdomadaire, mensuelle ou annuelle[17].

Le principe même de cette tarification unifiée entre toutes les entreprises de transport est de permettre au voyageur d'utiliser un même titre de transport quel que soit l'endroit où il souhaite se rendre et quelles que soient les entreprises desservant l'itinéraire. A contrario, l’usager d’une seule et unique entreprise de transport est financièrement prétérité, celui-ci devant payer pour des services qu’il n’utilise pas.

Il est également intéressant de constater que la zone péri-urbaine couverte par les TL (zone 12) entoure la ville sous la forme d'une couronne englobant toutes les communes voisines, là où les autres grandes villes (Morges, Yverdon) voient leur périphérie immédiate couverte par trois à quatre zones, ce qui renforce les disparités entre prix payé et offre disponible en fonction de la zone empruntée.

La mise en place et l’extension de Mobilis Vaud ont eu pour conséquence d’augmenter de manière significative le prix des titres de transport.

Recettes[modifier | modifier le code]

À la fin de la première année suivant la mise en place de la communauté tarifaire vaudoise, le chiffre d'affaires est de 69 639 700 CHF dont 82,62 % des apports proviennent des TL[18]. L'année suivante. la CTV étant restée relativement stable dans sa structure, le chiffre d'affaires ne croît que faiblement de 2,01 % en passant à 71 037 700 CHF et la part des TL demeure stable à 82,04 %[19]. En 2007, l'étendue géographique de la communauté tarifaire augmente et le chiffre d'affaires avec 74 542 903 CHF avec une part des TL toujours stable à 81,68 %[20]. En 2008, l'aire de répartition demeure la même que l'année précédente. Le chiffre d'affaires lui, augmente légèrement de près de 4 millions de francs à 78 452 614 CHF[21]. La part des TL diminue légèrement à 78,04 %[22]. En 2009, la communauté qui ne compte encore que cinq entreprises affiliées, dégage un chiffre d'affaires de 86 858 990 CHF. Celui-ci augmente de 9,13 % à 94 787 387 CHF. Cela est du au fort accroissement des recettes des CFF qui passent de 12 046 872 CHF en 2009 à 17 028 342 CHF en 2010, soit 41,4 %. Cette augmentation tient du fait que les CFF ont augmenté la part de leur réseau intégré à la communauté tarifaire et qu'ils ont changé la méthode statistique utilisée pour calculer les recettes, ce qui reporte une partie du chiffre d'affaires de 2009 à l'année 2010[23]. La répartition des recettes est de 71 % pour les TL, 18 % pour les CFF, 5 % pour le LEB et le reste est réparti entre CarPostal et le MBC[23]. En 2011, le chiffre d'affaires passe à 158 654 340 CHF, mais il n'est pas possible de le comparer à l'année précédente car entre deux, six autres compagnies de transport ont rejoint la communauté tarifaire. Les TL et les CFF demeurent les deux plus grosses parts d'apport au chiffre d'affaires avec respectivement 43,33 % et 36,16 %[24]. L'exercice de l'année 2012 rapporte un chiffre d'affaires de 171 210 000 CHF, soit une augmentation de près de 8 % qui est principalement due à l'extension de la zone de couverture de la communauté tarifaire. Les TL et les CFF demeurent néanmoins toujours les deux plus grosses sources de revenus avec pour chacun 43,40 % et 35,70 %, soit des proportions stables[25]. En 2013, le chiffre d'affaires est de 187 424 617,00 CHF. L'augmentation est due au fait que le réseau couvre désormais 2 700 km et que la distance moyenne par voyageur augment de 200 m en passant de 4,7 km à 4,9 km[26].

Identité visuelle[modifier | modifier le code]

Depuis sa création, la communauté a changé de logo à la fin de l'année 2015.


Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Rapport annuel 2005, Éléments constitutifs et contexte, p. 4-5
  2. Rapport annuel 2007, À propose de la CTV, p. 4-5
  3. Rapport annuel 2010, À propose de la CTV, p. 4
  4. « Périmètre de Mobilis », (consulté le 8 juillet 2012)
  5. « À propos de Mobilis », (consulté le 8 juillet 2012)
  6. « Entreprises partenaires », (consulté le 8 juillet 2012)
  7. [PDF] « Mobilis Communauté tarifaire vaudoise : extension au changement d’horaire de fin 2010 », Conférence de presse, sur vd.ch, Communauté tarifaire vaudoise Mobilis, (consulté le 15 novembre 2013), p. 9
  8. Romaric Haddou, « Le réseau Mobilis s’étale et prend de l’altitude », 24 heures,‎ (lire en ligne)
  9. Romaric Haddou, « Le Pays-d’Enhaut refuse d'adopter le réseau Mobilis », 24 heures,‎ (lire en ligne)
  10. Rapport annuel 2005, Éléments constitutifs et contexte, p. 4
  11. Rapport annuel 2011, 2. À propos de la CTV, p. 4
  12. Rapport annuel 2013, À propos de la CTV, p. 4
  13. « Plan général de zones tarifaires » [PDF], sur mobilis-vaud.ch, Communauté tarifaire vaudoise Mobilis, (consulté le 21 décembre 2016)
  14. Laurent Aubert, « Les TL généralisent le billet par SMS », 24 heures,‎ (lire en ligne)
  15. « Les contrôleurs de train équipés de smartphones », 20 minutes,‎ (lire en ligne)
  16. [PDF] « Plan de toutes les zones tarifaires Mobilis », (consulté le 8 juillet 2012)
  17. [PDF] « Grille tarifaire Mobilis », (consulté le 8 juillet 2012)
  18. Rapport annuel 2005, Recettes et répartition 2005, p. 12
  19. Rapport annuel 2006, Recettes et répartition 2006, p. 11-12
  20. Rapport annuel 2007, Recettes et répartition 2007, p. 12-14
  21. Rapport annuel 2009, Chiffre d’affaires et répartition 2009, p. 8
  22. Rapport annuel 2008, Recettes et répartition 2008, p. 9
  23. a et b Rapport annuel 2010, 5. Chiffre d’affaires et répartition 2010, p. 7-8
  24. Rapport annuel 2011, 5. Chiffre d’affaires et répartition 2011, p. 10-11
  25. Rapport annuel 2012, Chiffre d’affaires et répartition 2012, p. 12-14
  26. Rapport annuel 2013, Chiffres-clés, p. 12

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Document utilisé pour la rédaction de l’article : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

Rapports annuels[modifier | modifier le code]

  • Rapport annuel 2005, Communauté tarifaire vaudoise Mobilis, 16 p. (lire en ligne) Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Rapport annuel 2006, Communauté tarifaire vaudoise Mobilis, 16 p. (lire en ligne) Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Rapport annuel 2007, Communauté tarifaire vaudoise Mobilis, 16 p. (lire en ligne) Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Rapport annuel 2008, Communauté tarifaire vaudoise Mobilis, 12 p. (lire en ligne) Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Rapport annuel 2009, Communauté tarifaire vaudoise Mobilis, 14 p. (lire en ligne) Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Rapport annuel 2010, Communauté tarifaire vaudoise Mobilis, 14 p. (lire en ligne) Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Rapport annuel 2011, Communauté tarifaire vaudoise Mobilis, 14 p. (lire en ligne) Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Rapport annuel 2012, Communauté tarifaire vaudoise Mobilis, 19 p. (lire en ligne) Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Rapport annuel 2013, Communauté tarifaire vaudoise Mobilis, 18 p. (lire en ligne) Document utilisé pour la rédaction de l’article

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Article connexe[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]