Moanda (République démocratique du Congo)

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Moanda.
Territoire de Moanda
Administration
Pays Drapeau de la République démocratique du Congo République démocratique du Congo
Province Bas-Congo
District Ville de Boma
Administrateur
de territoire
M. Guillaume NGONGO NGONGO
Nombre
de députés
2
Démographie
Population 74 397 hab. (2004)
Densité 17 hab./km2
Langue nationale Kikongo; Français; Lingala
Géographie
Coordonnées 5° 56′ S 12° 21′ E / -5.933, 12.355° 56′ Sud 12° 21′ Est / -5.933, 12.35
Superficie 4 265 km2
Sources
Communes et Territoires - Villes - Provinces

Moanda (ou Muanda) est une localité et un territoire de la province du Bas-Congo en République démocratique du Congo dont la superficie est évaluée à 4.265 km². C'est la seule agglomération côtière du pays. En bord de mer, l'ancien lotissement européen accueille notamment divers hôtels. Le cœur de la localité, la « cité », est situé à l'est. Le territoire de Moanda inclut aussi un aéroport de code IATA FZAG (5° 55' 51S 12° 21' 6E), et un port, Banana, à 15 kilomètres au sud, à la jonction du fleuve Congo et de l'océan Atlantique.

L'aéroport militaire de Kitona fait également partie du territoire.

Économie[modifier | modifier le code]

La principale activité économique de Moanda est l'extraction pétrolière onshore et offshore. Viennent ensuite les activités vivrières qui ont longtemps eu du mal à cohabiter avec l'exploitation du pétrole, mais qui, depuis quelques années, trouvent leur place dans cet espace de cohabitation conviviale et d'intérêt mutuel. Le taux de chômage est évalué à 95 %[1] de la population. Un taux qui reflète la pauvreté et le chômage dans la plupart des zones rurales de la RDC.

Pétrole[modifier | modifier le code]

Le territoire de Moanda enferme des gisements de pétrole dans le bassin sédimentaire situé sur le littoral atlantique sur une superficie d’environ 7.000 km² (dont 86% à terre et 14% en mer). Cette zone correspond à une extension des champs pétrolifères du Cabinda angolais sur la RDC. La prospection pétrolière date d’avant l’année 1940 avec le géologue Hoffman mais l'exploitation pétrolière quant à elle remonte à 1963 avec le premier forage du puits Lindu–1 par SOCOREP (la concession fut octroyée en 1959). Les travaux géologiques et géophysiques entrepris entre 1959 et 1982 ont abouti à la découverte de cinq champs pétroliers. L’intense activité de recherche a abouti à l’identification de sept champs pétroliers en 1976. Aujourd'hui le nombre de puits est estimé à 235 à la fin de 2012,selon certains chercheurs, et 800 par la population locale. Ces puits sont éparpillés dans la région de Moanda et parfois voisins de pauvres cases des populations[1].

L'entreprise Perenco, qui gère l'exploitation pétrolière locale, a fait partie des nominés pour le prix Pinocchio « Mains sales, poches pleines », organisé en 2014 par l'association Les Amis de la Terre[2]. Toutefois, ce prix n'a finalement pas été attribué à Perenco qui s'efforce de remplir sa responsabilité sociale dans un contexte de grande précarité socio-politique dans le pays. L’État n'assure pas la rétrocession constitutionnellement reconnue à la province et est quasi absent au niveau des interventions sociales et actions de développement dans cette partie du territoire national congolais. Les attentes des populations se rabattent sur les entreprises privées présentes à Muanda. Pour apporter des réponses progressives aux attentes des populations, les sociétés pétrolières, grâce à leurs budgets sociaux conventionnels, réalisent des actions sociales sur le terrain par le biais du COCODEM, interface entre ces sociétés et les communautés locales.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]