Mmusi Maimane

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Mmusi Maimane
Illustration.
Mmusi Maimane
Fonctions
Chef national de l'Alliance démocratique
En fonction depuis le
(3 ans, 3 mois et 24 jours)
Prédécesseur Helen Zille
Chef de l'opposition parlementaire
En fonction depuis le
(4 ans, 3 mois et 5 jours)
Prédécesseur Lindiwe Mazibuko
Député à l'Assemblée nationale
pour Gauteng
En fonction depuis le
(4 ans, 3 mois et 13 jours)
Élection 7 mai 2014
Biographie
Nom de naissance Mmusi Aloysias Maimane
Date de naissance (38 ans)
Lieu de naissance Krugersdorp (Afrique du Sud)
Nationalité Sud-africaine
Diplômé de Université d'Afrique du Sud
Université du pays de Galles
Université du Witwatersrand

Mmusi Aloysias Maimane, né le à Krugersdorp (Afrique du Sud), est un homme politique sud-africain, chef de l'opposition parlementaire depuis mai 2014, succédant à Lindiwe Mazibuko, et chef national de l'Alliance démocratique (principal parti d'opposition) depuis mai 2015.

Biographie[modifier | modifier le code]

Origines[modifier | modifier le code]

Originaire de la province de Gauteng, Mmusi Maimane grandit à Soweto, le grand township de Johannesburg au sein d'une famille favorable au congrès national africain (ANC). Diplômé de théologie, psychologie et d'administration publique de l'université du Witwatersrand, Mmusi Maimane est membre d'une congrégation évangélique conservatrice de Johannesburg. C'est au sein de cette église qu'il rencontre et épouse Natalie, une femme blanche, formant ainsi un des rares couples mixtes d'Afrique du Sud. Ils ont deux enfants, Kgalaletso et Kgosi[1].

Carrière professionnelle[modifier | modifier le code]

Mmusi Maimane commence une carrière dans les affaires, créant une société de conseil en gestion. Parallèlement à ses activités, il soutient des ONG engagées dans la lutte contre le sida[2].

Carrière politique[modifier | modifier le code]

Ancien électeur déçu du congrès national africain, il rallie la jeune Alliance démocratique (DA) en 2011 où il connait une ascension politique fulgurante[3].

Dès les élections municipales sud-africaines de 2011, Maimane dirige à Johannesburg la liste de la DA, obtenant alors un peu plus de 34 % des voix. Le jeune conseiller municipal d'opposition est ensuite nommé porte-parole du parti (novembre 2011-mai 2014) puis, en 2012, vice-président fédéral, lors du congrès de la DA.

Pour les élections générales sud-africaines de 2014, il mène la liste de la DA dans le Gauteng avant de succéder à Lindiwe Mazibuko comme chef de l'opposition parlementaire.

Lors du congrès fédéral de l'Alliance démocratique le 10 mai 2015 à Port Elizabeth, il est élu, avec près de 90 % des voix des délégués, au poste de chef national, battant Wilmot James, le président fédéral du parti. Il succède alors à Helen Zille et devient le premier noir à diriger le principal parti de l'opposition sud-africaine[4]. Son élection marque non seulement un changement historique en termes de leadership pour le premier parti politique représentatif des minorités raciales d'Afrique du Sud mais aussi un virage politique, Maimane étant considéré comme étant plus conservateur qu'Helen Zille sur les questions sociales et sociétales.

En mai 2018, il est sous le feu des critiques après avoir déclaré que « privilège blanc et pauvreté noire » doivent être confrontés[5].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Afrique du Sud : Mmusi Maimane, l’Obama de Soweto », sur jeuneafrique.com, (consulté le 15 juillet 2018)
  2. Qui est (vraiment) Mmusi Maimane, le leader noir du "parti blanc" ?, Trésor Kibangula, Jeune Afrique, 12 mai 2015
  3. Sébastien Hervieu, « En Afrique du sud, l’opposition mise sur un noir pour bousculer l’ANC », Le Monde,
  4. (en) « History as SA's main opposition elects first black leader », sur ewn.co.za,
  5. (en) S’thembile Cele, « Mmusi Maimane feels pressure as 'white privilege' race row rocks DA », sur news24.com,