Mitteleuropa

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La Mitteleuropa désigne la partie médiane du continent européen. Plus ou moins étendue selon les périodes, cet espace a constitué l'objet de convoitises de la part des grandes puissances européennes depuis les années 1860; en effet, l'état intérieur de l'empire ottoman ne permet plus de tenir à distance les appétits russes, l'Autriche, malgré sa rénovation dans les années 1860, n'est plus en mesure d'exploiter pour son compte la décrépitude ottomane, tandis que le Reich s'affirme comme le principal successeur des ambitions autrichiennes, puis austro-hongroises en Europe du Sud-Est.

Le Reich se lance ainsi dès les années 1870 dans une lutte pour la suprématie politique et économique de cet espace géographique. Au cours du premier conflit mondial, les traités conclus au cours des deux dernières années du conflit entre le Reich et ses alliés font de cette aspiration une réalité vite remise en cause par la défaite de 1918. Dans les années 1920, puis 1930, le Reich, devenu républicain en 1919.

En 1933, une nouvelle impulsion est donnée aux projets d'expansion allemande en direction du Sud-Est du continent européen.

Définition[modifier | modifier le code]

Un espace géographique[modifier | modifier le code]

La Mitteleuropa renvoie à une Europe centrale aux contours flous. Elle inclut à la fois Berlin, Bucarest et les villes situées le long du Danube[1].

Un espace politique[modifier | modifier le code]

La Mitteleuropa constitue avant tout une tentative de mise en place de l'hégémonie du Reich sur les Balkans ; en effet, la notion apparaît en 1915 sous la plume de Friedrich Naumann[2].

Un espace mythique[modifier | modifier le code]

la Mitteleuropa est avant tout un « mythe », une sorte d'âge d'or, remis en cause par la Shoah et le rideau de fer ; cette dimension garantit au concept une faculté permanente d'évolution et d'adaptation au fil des époques et des auteurs, le rendant difficile à définir et à cerner[1].

Histoire de la notion[modifier | modifier le code]

Naissance[modifier | modifier le code]

En 1842, les premiers projets d'union danubienne sont formalisés, sous la forme d'une réflexion du géographe Friedrich List ; en effet, celui-ci propose la mise en place d'un projet d'union douanière doublé de vaste entreprises de colonisation germanique en Europe centrale ; ces conclusions sont reprises quelques années plus tard par Paul de Lagarde, qui les popularise et les développe, aspirant quant à lui à la constitution d'un grand Reich, du Luxembourg à la Mer Noire, basé sur une « fraternité de conquête » austro-allemande[3].

Dès le traité de Paris, en 1856, sanctionnant la défaite russe en Crimée, il apparaît à l'Autriche que l'empire ottoman commence à se décomposer de l'intérieur, notamment dans les Balkans.

Dans un contexte marqué par une forte croissance industrielle allemande dans les années 1880 et 1890, les partisans de l'hégémonie du Reich sur le continent européen s'expriment, notamment chez des impérialistes allemands, regroupés notamment au sein de la ligue pangermaniste et de la ligue navale[4] ; dans le même temps, à la suite de leur exclusion de l'Italie, puis de la constitution de l'empire allemand, les Habsbourg voient l'expansion de leur État limité à l'Europe centrale et balkanique. De plus, dans les années 1870, marqué par la perception d'une menace russe sur le Reich et les Allemands, Paul de Lagarde préconise la constitution d'une Mitteleuropa, incluant le Reich, la Pologne annexée, la double monarchie et les rivages de la Mer Noire, régions plus ou moins promise à une germanisation future[5].

Dans le même ordre d'idées, afin d'éviter de se faire déborder par les milieux pangermanistes, Guillaume II et son chancelier Bernhard von Bülow proclament dans les années 1903-1904 que le XXe siècle sera nécessairement un « siècle allemand »[6].

De plus, au fil des années, la dépendance accrue de la monarchie danubienne à l'égard du Reich crée les conditions d'une mise sous tutelle non seulement politique, mais aussi économique de la double monarchie à l'égard de son allié, de plus en plus entreprenant au fil des années[7] ; ainsi, l'alliance germano-austro-hongroise constitue, aux yeux de Bismarck un moyen de contrôler la politique étrangère de la double monarchie danubienne, et de l'orienter ainsi vers les Balkans[8]. Dans les dernières années du XIXe siècle et au début du XXe siècle, toute la politique du Reich vise à remettre en cause les termes du traité de Prague, incitant la monarchie habsbourgeoise à diriger son effort expansionniste vers les Balkans[N 1],[9].

Une base pour la constitution d'une puissance mondiale avant et pendant le Premier conflit mondial[modifier | modifier le code]

Dès 1912, dans son ouvrage à succès Deutschland und der nächste Krieg, (L'Allemagne et la prochaine guerre), Friedrich von Bernhardi pense la constitution d'un ensemble centre-européen sous domination allemande comme l'une des principales conditions à réunir pour faire du Reich une puissance mondiale[10].

Dans les années qui précèdent immédiatement le conflit, les débats entre les différents promoteurs de cette idée s'organisent autour du rôle et des prérogatives de la puissance dominante sur cet ensemble[11].

Dès les années 1880, certains responsables politiques, tant dans le Reich que dans la double monarchie, se montrent de fervents partisans de l'inscription dans les cadres institutionnels de ces deux États de la Duplice[12].

Pour les uns, le centre de ce regroupement doit être Vienne, autour d'un État à dominante catholique, pour les autres Berlin[11]. Aux yeux des partisans d'un rapprochement renforcé entre le Reich et l'Autriche-Hongrie, cette politique doit également voir se concrétiser un renforcement de l'importance des Allemands au sein de la double monarchie danubienne[13].

Dès 1915, le projet est formalisé de manière définitive par le théoricien politique allemand Friedrich Naumann. En effet, ce dernier défend, dans un contexte de débat sur les buts de guerre, la thèse d'une Europe centrale regroupée au sein d'une fédération d'États organisée autour du Reich[12].

Dans la double monarchie, ces projets d'union politique et économique en Europe centrale suscitent des nombreuses réserves. Ainsi, les catholiques autrichiens sont méfiants à l'égard d'une construction politique dans laquelle ils seraient minoritaires, les responsables hongrois se montrent hostiles à des projets politiques qui aboutiraient à la diminution de l'influence de leur pays[N 2],[14].

Le Reich (ou la Prusse durant les années antérieures à la mise en place du Reich) s'appuie sur son industrie pour bâtir un empire économique au centre du continent européen.

Au fil des années, cependant, la mise en place de la tutelle économique du Reich dans la région entraîne de nombreuses réserves en Autriche; ainsi, dès les années 1830, Metternich s'oppose aux milieux industriels de l'empire d'Autriche, réservés sur l'entrée de l'Autriche dans le Zollverein, car conscients des faiblesses économiques de la monarchie danubienne face à la Prusse ou au Reich[15].

Ainsi, en 1918, à la suite de la révolution russe, le Reich impose une paix de victoire à la Roumanie[16] ou négocie les conditions de son intervention en Finlande[17], les négociateurs allemands négocient des conditions économiques permettant au Reich de contrôler économiquement ces pays, dans le premier cas, par la mise en place d'une Société pétrolière de la Mitteleuropa, constituées à partir de l'ensemble des sociétés pétrolières dont les capitaux sont détenus par les Alliés ou par les puissances centrales, mais contrôlée exclusivement par le Reich et disposant du monopole sur l'industrie pétrolière en Roumanie[18], dans le second cas, par des accords commerciaux avantageant dans les faits le Reich[17].

Rapidement, cette base espérée se trouve au centre des rivalités entre grandes puissances européennes.

Ainsi, dès les années 1860, les principaux acteurs de la politique balkanique jouent les uns contre les autres, à une période de recomposition du jeu entre les puissances[19].

En 1866, la crise roumaine, aboutissant à la mise en place d'une principauté autonome unique, ainsi que la défaite autrichienne à Sadowa, incitent les puissances à poser les termes du partage définitif de la péninsule balkanique en zones d'influence allemande et russe[20].

Dès les années 1895-1897, la puissance russe se trouve en concurrence avec le Reich et son allié dans la partie européenne de l'empire ottoman. En 1897, les responsables russes et austro-hongrois s'étaient montrés partisans de geler les rapports de force dans les Balkans[21].

Dans les années précédant le conflit, et plus encore à partir de la paix de Bucarest, mettant un terme à la deuxième guerre balkanique, les ambitions du Reich dans la région sont directement remises en cause par le manque de capitaux qui frappe le Reich : en effet, le Reich, principal bénéficiaire de la politique mis en place depuis les années 1870, ne peut plus satisfaire les demandes de capitaux de ses alliés, ceux-ci, notamment la Roumanie où règne un membre de la famille de l'empereur, et la Turquie, commencent alors à se tourner vers la France et la Grande Bretagne pour leurs demandes de financement[22], puis la Grèce, la Serbie et la Roumanie forment une alliance dirigée contre le Reich et ses alliés[23].

À plusieurs reprises, le Reich a été placé en position de réaliser ses ambitions hégémoniques sur le continent européen, dans les années précédant la Grande Guerre, puis au cours du premier conflit mondial, après la Révolution russe, lorsque la situation d'épuisement de la monarchie danubienne, ainsi que le dénuement des autres alliés du Reich à cette phase de la guerre, aboutissent à la constitution d'une zone sous contrôle exclusif du Reich Wilhelminien. Au cours les années précédant le premier conflit mondial, puis au cours de celui-ci, les principaux responsables du Reich souhaitent transformer la Triplice, conçue au départ comme une alliance militaire, en alliance économique[10]. Au terme des négociations de l'hiver et du printemps 1918, dans le double contexte de signature du Traité de Bucarest et de sujétion définitive de la double monarchie au Reich, les responsables allemands échouent à réaliser la formation d'une Mitteleuropa sous tutelle allemande. En effet, les responsables politiques allemands souhaitent parvenir à des objectifs aboutissant à la prise de contrôle par le Reich[24].

Au printemps 1918, le Reich, en position de force face à la double monarchie moribonde et à ses alliés épuisés, leur impose des accords les liant fortement, politiquement et économiquement à l'Allemagne. Les accords, négociés lors de la conférence de Spa, au mois de mai 1918, entre une double monarchie totalement épuisée par 45 mois de conflit et le Reich attestent de cette intention jusqu'à la fin du conflit[25]. La double monarchie, au terme de ce « chemin de Canossa », selon l'expression de l'historien Fritz Fischer[25], est promise à un triple assujettissement, politique, militaire et économique au Reich dans le cadre d'un accord, signé le 16 mai 1918[26]. engageant la double monarchie sur le long terme[25].

Face à la Roumanie, le Reich propose l'intégration du royaume à la fédération douanière austro-allemande[18].

Des années 1920 à la période nazie[modifier | modifier le code]

Les traités de paix, sanctionnant la défaite du Reich, rendent momentanément caduques les projets de contrôle des Balkans et de l'Europe de l'Est par le Reich.

Durant les années 1920, le Reich mène une politique de lutte contre les intérêts des puissances rivales dans l'ensemble des territoires constituant la Mitteleuropa, de l'Estonie à la Bulgarie[27]. Camouflée derrière une politique d'assistance aux populations allemandes des divers États successeurs de la monarchie danubienne, les objectifs de la politique du Reich visent à disposer, dans un premier temps d'un solide moyen de pression à l'encontre de ces États afin de les inféoder durablement au Reich[28].

Durant ces années, c'est au travers de le double argumentaire de « l'espace et la lumière » et du rapprochement entre les Allemands du Reich et ceux ressortissants des États successeurs que les ambitions du Reich sur l'Europe centrale se formulent[29].

Cette politique est poursuivie avec plus d'insistance à partir de 1933, surtout à partir de Vienne et Munich[30].

En effet, dès 1933, les ambitions du Reich s'affirment, notamment en Autriche[31]. Une fois l'Autriche absorbée, la Tchécoslovaquie constitue le second jalon de la reconstitution au profit du Reich d'un vaste ensemble économique en Europe centrale[32].

En effet, la mise sous contrôle de la Tchécoslovaquie constitue le premier jalon de reconstitution au profit du Reich d'un vaste ensemble au centre du continent européen : dépecée lors des accords de Munich, la Tchécoslovaquie se trouve face à la sécession slovaque, suscitée par le Reich, et le gouvernement de Prague doit accepter les clauses de mise sous tutelle dictée depuis Berlin[33].

Dans le même temps, le Reich renforce son contrôle sur le Danube, mais doit affronter une hostilité soviétique renforcée à la commission du Danube, chargée de régler les différends entre les pays riverains du fleuve. En effet, les stratèges soviétiques estiment essentiel pour la défense de l'influence de leur pays sur le pourtour de la Mer Noire d'être en mesure de contrôler les accès, qu'il s'agisse des Détroits ou du delta du Danube, qu'ils contrôle en partie lors de la prise de contrôle de la Bessarabie[34]. Au cours de l'automne 1940, la limitation précise des eaux territoriales soviétiques et roumaines dans le delta du Danube n'étant pas encore précisément fixée, l'Armée Rouge prend le contrôle effectif du bras de Staro Stamboul et bras de Kilia à la grande stupeur des Allemands, et face à l'hostilité roumaine[35]. Cependant, ces ambitions se heurtent à la puissance allemande sur le fleuve, renforcée par la prise de contrôle de l'Autriche, par la satellisation de la Slovaquie, par l'apathie yougoslave[34], tandis que la Roumanie fait appel aux troupes allemandes pour sa protection, dans un contexte de rapprochement entre la Bulgarie et l'Union soviétique, matérialisé par une demande soviétique de contrôle militaire de la Bulgarie[36].

Au cours de la fin des années 1930 et jusqu'à l'invasion allemande de l'Union soviétique, les petits États riverains du Danube, Roumanie et Bulgarie, sont l'objet des rivalités entre les grandes puissances européennes, principalement le Reich et l'Union soviétique. La tutelle allemande s'affirme sur la Roumanie, comme lors du premier conflit mondial, tandis que l'influence soviétique se fait sentir sur la Bulgarie, ou l'Union soviétique jouit d'un grand prestige.

Dans les années 1930, la Roumanie, objet des ambitions austro-allemandes en 1917-1918, est de plus en plus étroitement contrôlée économiquement puis politiquement par le Reich[37]. Ainsi, en 1940, face à la menace représentée par le contrôle soviétique de la Bessarabie[N 3], le Reich renforce son contrôle politique et économique sur la Roumanie, qui s'est vue amputée de cette région, tandis que l'Union Soviétique jouit d'une grande popularité en Bulgarie[38].

Aux Bulgares, Molotov propose la totalité de la Dobroudja, créant ainsi une continuité entre l'Union soviétique et le royaume de Sofia[39]. Cependant, face à ces propositions et pour garantir l'influence allemande dans le pays, le Reich infiltre quelques centaines de soldats[40].

À côté de cette politique, les appétits s'aiguisent autour de Salonique, menace directe sur les Détroits et enjeu essentiel de la diplomatie soviétique à partir du mois de septembre 1940[41].

Mémoire et historiographie[modifier | modifier le code]

À la suite de la seconde guerre mondiale, la Mitteleuropa constitue un aspect des enjeux de mémoire autour du national-socialisme et de sa place dans l'histoire allemande.

Un aspect du Sonderweg[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Sonderweg.

En effet, pour certains, les ambitions allemandes sur l'Europe centrale constituent un aspect du Sonderweg du peuple allemand[42].

La place de l'Autriche[modifier | modifier le code]

D'autres font de la Mitteleuropa un ensemble tourné autour de Vienne, mais la réduction de l'Autriche à la seule république d'Autriche remet en cause le rôle de l'Autriche dans la constitution de cet ensemble géopolitique[11].

un mythe littéraire[modifier | modifier le code]

Objet recréé a posteriori, le thème littéraire de la Mitteleuropa se fonde sur la nostalgie d'un paradis perdu, le sehnsucht allemand, exploité notamment par des éxilés,ayant quitté la région pour des raisons politiques et artistiques[2].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Le traité de Prague avait démantelé la Confédération Germanique, aboutissant à la remise en cause de l'influence autrichienne en Allemagne. Selon les termes du traité, les frontières entre les États allemands et l'empire d'Autriche ne sont pas modifiées.
  2. En 1916, lors des négociations entre les deux États de la double monarchie en vue de la prolongation de l'Ausgleich, Istvan Tisza conditionne l'accord hongrois au refus d'une union trop aboutie avec le Reich.
  3. Au printemps 1940, l'Union Soviétique occupe la Bessarabie, devenant ainsi un acteur de la politique danubienne.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Hirsch, 2011, p. 121
  2. a et b Hirsch, 2011, p. 122
  3. Baechler, 2012, p. 30
  4. Kennedy, 1991, p. 250
  5. Baechler, 2012, p. 45
  6. Kennedy, 1991, p. 293
  7. Kennedy, 1991, p. 258
  8. Kennedy, 1991, p. 290
  9. Fischer, 1961, p. 20
  10. a et b Fischer, 1961, p. 49
  11. a, b et c Horel, 2015, p. 14
  12. a et b Bled, 2014, p. 225
  13. Bled, 2014, p. 226
  14. Bled, 2014, p. 228
  15. Bled, 2014, p. 227
  16. Fischer, 1961, p. 518
  17. a et b Fischer, 1961, p. 511
  18. a et b Fischer, 1961, p. 519
  19. Burgaud, 2009, p. 12
  20. Burgaud, 2009, p. 21
  21. Kennedy, 1991, p. 291
  22. Fischer, 1961, p. 56
  23. Fischer, 1961, p. 60
  24. Fischer, 1961, p. 509
  25. a, b et c Fischer, 1961, p. 527
  26. Fischer, 1961, p. 528
  27. Lacroix-Riz, 1996, p. 240
  28. Lacroix-Riz, 1996, p. 242
  29. Lacroix-Riz, 1996, p. 243
  30. Lacroix-Riz, 1996, p. 313
  31. Lacroix-Riz, 1996, p. 299
  32. Lacroix-Riz, 1996, p. 312
  33. Lacroix-Riz, 1996, p. 318
  34. a et b Gorodetsky, 2000, p. 94
  35. Gorodetsky, 2000, p. 99
  36. Gorodetsky, 2000, p. 119
  37. Lacroix-Riz, 1996, p. 329
  38. Gorodetsky, 2000, p. 93
  39. Gorodetsky, 2000, p. 128
  40. Gorodetsky, 2000, p. 131
  41. Gorodetsky, 2000, p. 125
  42. Kennedy, 1991, p. 254

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (fr) Chistian Baechler, Guerre et extermination à l'Est : Hitler et la conquête de l'espace vital. 1933-1945, Paris, Tallandier, , 524 p. (ISBN 978-2-84734-906-1)
  • (fr) Jean-Paul Bled, L'agonie d'une monarchie : Autriche-Hongrie 1914-1920, Paris, Taillandier, , 464 p. (ISBN 979-10-210-0440-5). Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • (fr) Stéphanie Burgaud, « Question d'Orient ou équilibre mitteleuropéen : quel primat pour la politique extérieure russe (1856-1866) ? », Relations internationales, vol. 2, no 138,‎ , p. 7-22 (DOI 10.3917/ri.138.0007, lire en ligne) (inscription nécessaire) – via Cairn.info Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • (fr) Fritz Fischer (trad. Geneviève Migeon et Henri Thiès), Les Buts de guerre de l’Allemagne impériale (1914-1918) [« Griff nach der Weltmacht »], Paris, Éditions de Trévise, , 654 p. (notice BnF no FRBNF35255571)
  • (fr) Gabriel Gorodetsky, Le Grand jeu de dupes : Staline et l'invasion allemande, Paris, Les Belles Lettres, , 727 p. (ISBN 978-2-262-03402-3) Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • (fr) Yaël Hirsch, « Nostalgie de la Mitteleuropa et engagement politique. Vies et destins de trois poètes déracinés : Else Lasker-Schüler, Benjamin Fondane, et Czeslaw Milosz », Raisons politiques, vol. 1, no 41,‎ , p. 121-139 (DOI 10.3917/rai.041.0121, lire en ligne) (inscription nécessaire) – via Cairn.info Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • (fr) Catherine Horel, « Introduction. La fin de l’Autriche-Hongrie : réflexions sur l’Europe centrale après 1918 », Les cahiers Irice, vol. 1, no 13,‎ , p. 119-128 (DOI 10.3917/lci.013.0005, lire en ligne) (inscription nécessaire) – via Cairn.info Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • (fr) Paul Michael Kennedy (trad. Marie-Aude Cochez et Jean-Louis Lebrave), Naissance et déclin des grandes puissances : transformations économiques et conflits militaires entre 1500 et 2000 [« The Rise and Fall of the Great Powers »], Paris, Payot, coll. « Petite bibliothèque Payot » (no 63), (réimpr. 2004) (1re éd. 1989), 415 p. (ISBN 9782228884013) Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • (fr) Annie Lacroix-Riz, Le Vatican, l'Europe et le Reich. : De la Première Guerre mondiale à la guerre froide, Paris, Armand Colin, (ISBN 978-2-200-21641-2) Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • (fr) Peter Longerich, Himmler : L'éclosion quotidienne d'un monstre ordinaire [« Heinrich Himmler. Biographie »], Paris, éditions Héloïse d'Ormesson, , 917 p. (ISBN 978-2-35087-137-0) Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • (fr) Max Schiavon, L'Autriche-Hongrie la Première Guerre mondiale : La fin d'un empire, Paris, Éditions SOTECA, 14-18 Éditions, coll. « Les Nations dans la Grande Guerre », , 298 p. (ISBN 978-2-9163-8559-4) Document utilisé pour la rédaction de l’article

Voir aussi[modifier | modifier le code]