Mireille Havet

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Mireille Havet
Description de l'image Mireille_Havet_Carnaval_1922.djvu.
Naissance
Médan (Drapeau de la France France)
Décès (à 33 ans)
Crans-Montana (Drapeau de la Suisse Suisse)
Activité principale
Auteur
Langue d’écriture Français

Mireille Havet (de Soyécourt), née le 4 octobre 1898 à Médan (Yvelines), et morte le 21 mars 1932 au sanatorium de Montana (Suisse), est une écrivaine française.

Biographie[modifier | modifier le code]

Mireille Havet est la fille du peintre Henri Havet (1862-1913) et de son épouse Léoncine Cornillier, soeur de Pierre-Émile Cornillier. Elle est également la petite-fille du linguiste Alfred Havet (1827-1896). La soeur de Mireille épousera le poète et critique littéraire Paul Aeschimann.

Amie de Colette, Jean Cocteau, Guillaume Apollinaire qui l'appelait « la petite poyétesse »[1], et des premiers surréalistes, Mireille Havet est « redécouverte » grâce à l'édition de son journal intime qu'elle tint de 1913 à 1929, dont le manuscrit n'a été retrouvé qu'en 1995[1].

Elle a écrit un roman, Carnaval, publié en novembre 1922 dans Les Œuvres libres, puis en septembre 1923 aux éditions Albin Michel[2].

Elle était ouvertement homosexuelle, tant dans son journal qu'à la ville[3].

Elle meurt à l'âge de 33 ans de délabrement physique dû notamment à la tuberculose et à la toxicomanie[4], abandonnée de ses amis, offrant pour quelques pièces son corps décharné aux passants. Elle lègue ses cahiers et manuscrits à son amie Ludmila Savitzky.

Le 29 janvier 2009, une place portant son nom a été inaugurée dans le 11e arrondissement de Paris.

Éditions modernes[modifier | modifier le code]

  • Carnaval, édition établie, présentée et annotée par Claire Paulhan, aux éditions Claire Paulhan, coll. « Pour mémoire », 2005, 239 p. (ISBN 2-912222-22-2)
  • Correspondance : 1913-1917, avec Guillaume Apollinaire, édition établie par Dominique Tiry, publiée par le Centre d'étude du XXe siècle, Université Paul-Valéry, 2000, 127 p. (ISBN 2-84269-412-0)
  • Journal aux éditions Claire Paulhan, 2003-2010, édition établie par Pierre Plateau :
    • Journal 1918-1919 : « Le monde entier vous tire par le milieu du ventre », présentée et annotée par Dominique Tiry, coll. « Tiré-à-part », 2003, 254 p. (ISBN 2-912222-18-4)
    • Journal 1919-1924 : « Aller droit à l'enfer, par le chemin même qui le fait oublier », annotée par Dominique Tiry, Pierre Plateau et Claire Paulhan, préf. Béatrice Leca, coll. « Pour mémoire », 2005, 533 p. (ISBN 2-912222-21-4)
    • Journal 1924-1927 : « C'était l'enfer et ses flammes et ses entailles », annotée par Dominique Tiry, avec la collab. de Roland Aeschimann, Claire Paulhan et Pierre Plateau, préf. Laure Murat, coll. « Pour mémoire », 2008, 445 p. (ISBN 978-2-912222-28-2)
    • Journal 1927-1928 : « Héroïne, cocaïne ! La nuit s'avance », annotée par Claire Paulhan, avec l'aide de Pierre Plateau et Dominique Tiry, préf. Patrick Kéchichian, coll. « Pour mémoire », 350 p., 2010 (ISBN 978-2-912222-33-6)

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Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b La Quinzaine littéraire, no 972, 1er juillet 2008.
  2. Melanie C. Hawthorne, « Exclues de l'exception : Mireille Havet et Laure Charpentier », dans Marc Dambre (dir.) et Richard J. Golsan (dir.), L'Exception et la France contemporaine : Histoire, imaginaire, littérature, textes issus du Colloque international des études françaises et francophones des XXe et XXIe siècles en 2007 à College Station (Texas), Presses de la Sorbonne nouvelle, 2010, 287 p. (ISBN 978-2-87854-467-1), p. 109–116.
  3. Emmanuelle Retaillaud-Bajac, Mireille Havet : L'enfant terrible, Paris, Grasset & Fasquelle, 2008, 524 p. (ISBN 978-2-246-68801-3).
  4. Patrick Bergeron, « Mireille Havet, diariste et toxicomane », Drogues, santé et société, vol. 11, no 1,‎ , p. 19 (DOI 10.7202/1013885ar)

Liens externes[modifier | modifier le code]