Mireille Fanon-Mendès-France

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Mireille Fanon-Mendès-France
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Biographie
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Mireille FanonVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
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Mireille Fanon-Mendès-France est une militante française, née en 1953[1], présidente de la Fondation Frantz Fanon internationale . Elle a écrit de nombreux articles sur les droits humains et le droit international et humanitaire, sur le processus de radicalisation et de discriminations[2], sur la colonialité du pouvoir, des savoirs et de l'Être.

Biographie[modifier | modifier le code]

Fille aînée de Frantz Fanon, mariée avec Bernard Mendès-France (fils du président du Conseil, Pierre Mendès France), mort en 1991[3].

De formation littéraire, elle a enseigné la littérature à l’Éducation nationale et la didactique[4] au centre de formation continue de l'Université Paris V- Descartes et a été invitée par de nombreuses universités dont celle de Californie à Berkeley sur des questions de droit international et résolution des conflits. Elle a aussi travaillé pour l'UNESCO et pour l'Assemblée nationale[5].

En 2009, elle a reçu le Prix des Droits de l'Homme du Conseil pour la justice, l'égalité et la paix[6],[4]. Elle est membre de l'Union juive française pour la paix[7]. Depuis 2011, elle est experte au sein du Groupe de travail des Nations unies sur les personnes d'ascendance africaine, dont elle a été la présidente de 2014 à 2016[4],[8].

Elle signe une tribune le sur le site Mediapart aux côtés d'une cinquantaine de personnalités pour une « pour une justice impartiale et égalitaire » pour Tariq Ramadan, mis en examen pour viols et placé en détention provisoire, et dans laquelle il est demandé de libérer immédiatement ce dernier en raison de son état de santé[9].

En mai 2018, elle participe à la conférence internationale « Bandung du Nord », organisée par le Decolonial International Network afin de « questionner la mémoire coloniale »[10]. Toutefois, note le site Conspiracy Watch, y interviennent aussi certaines personnalités « remarquées pour leur complotisme ou leur antisémitisme », ainsi que les militants antiracistes Angela Davis et Fred Hampton Jr. (en), ou encore le journaliste Muntadhar al-Zaidi, connu pour son engagement contre la guerre en Irak[11].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb166026574
  2. « UJFP », sur www.ujfp.org, (consulté le 7 janvier 2017)
  3. http://mendes-france.fr/contenuego/MF%20genealogie.pdf
  4. a, b et c « Africultures - Biographie de Mireille Fanon-Mendesfrance », sur www.africultures.com (consulté le 7 janvier 2017)
  5. « Members of the Working Group of Experts on People of African Descent », sur www.ohchr.org (consulté le 7 janvier 2017)
  6. « Prix des droits de l’homme à Mireille Fanon-Mendès France du BN de l’UJFP », La Feuille de Chou,‎ (lire en ligne)
  7. Mireille Fanon-Mendès France, « Intervention de Mireille Fanon-Mendes-France à la Journée internationale des prisonniers politiques », sur www.ujfp.org, (consulté le 7 janvier 2017)
  8. « Décennie internationale des personnes d'ascendance africaine », sur www.un.org (consulté le 7 janvier 2017)
  9. https://blogs.mediapart.fr/les-invites-de-mediapart/blog/210218/tariq-ramadan-pour-une-justice-impartiale-et-egalitaire, mediapart.fr, le 21 février 2018.
  10. « Un « Bandung du Nord » antiraciste, féministe et anticapitaliste », Politis.fr,‎ 20180508 23:05 (lire en ligne)
  11. « "Bandung du Nord" : le complotisme aussi a droit de cité à Saint-Denis », conspiracywatch.info, 4 mai 2018.

Liens externes[modifier | modifier le code]