Mireille Clapot

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Mireille Clapot
Illustration.
Mireille Clapot en 2017.
Fonctions
Députée française
En fonction depuis le
(3 ans et 5 mois)
Élection 18 juin 2017
Circonscription 1re de la Drôme
Législature XVe
Groupe politique LREM
Prédécesseur Patrick Labaune
Biographie
Date de naissance (57 ans)
Lieu de naissance Belley
Nationalité Française
Parti politique LREM
Diplômée de École centrale Paris
Université Stendhal
Profession Ingénieur

Mireille Clapot, née le à Belley, est une femme politique française, députée LREM depuis 2017.

Biographie[modifier | modifier le code]

Situation personnelle[modifier | modifier le code]

Née à Belley (Ain) le 14 octobre 1963, Mireille Clapot s'établit en 1990 à La Roche-de-Glun (département de la Drôme). Elle est mère de trois enfants[1].

Elle travaille pendant 25 ans dans plusieurs entreprises industrielles de la région Rhône-Alpes, d'abord dans des fonctions marketing : chez Bonnet Cuisines à Villefranche sur Saône, BSN Emballage (désormais Owens-Illinois) à Villeurbanne, Markem Imaje à Bourg-les-Valence, Pavailler à Portes les Valence. Rejoignant la fonction achats « miroir de la relation client/fournisseur », elle exerce des responsabilités achats chez Thalès Avionics, puis à la Direction achats de la SNCF à Lyon. Directrice RH et Opérations à Decalog à Guilherand Granges, elle rejoint la ville de Valence en 2007 comme responsable des achats. À partir de 2013, elle est directrice du développement et des relations entreprises à l’École centrale de Lyon.

Elle est mère de trois enfants[2]. Engagée depuis 1990 à Amnesty International, elle a déclaré plusieurs fois « devoir sa formation intellectuelle à cette organisation de lutte pour les droits de l'homme »[réf. nécessaire]. Elle co-fonde, en 1992, l'association Drôme-Néva-Volga, association d'amitié franco-russe. En 2015, elle fonde l'association Mobili-Tain-Tournon, qui oeuvre pour la mobilité sur le territoire de l'Hermitage Tournonais (désormais Arche Agglo), dans ses trois composantes : mobilité physique (déplacements, avec la promotion d'une navette fluviale Tain/Tournon) ; virtuelle, avec l'accès au numérique ; intellectuelle, avec l'accès à la culture.

Elle est la collaboratrice d'Alain Maurice (PS) à la mairie de Valence et au sein de Valence Agglo Sud Rhône-Alpes de 2009 à 2013[3].

Elle quitte ses fonctions professionnelles au début de son mandat de députée, en 2017[4].

Députée[modifier | modifier le code]

Elle est élue députée dans la première circonscription de la Drôme avec 56,89 % des voix au second tour[5]. Une trentaine de requêtes en contestation de son élection a été déposée au Conseil constitutionnel[6], qui ont toutes été rejetées[7] au motif que si "le caractère irrégulier des faits allégués ne faisaient pas de doute et des éléments tendant à démontrer la réalité de ces faits étaient joints [aux] requête[s]... ces faits n’étaient pas de nature à entraîner l’annulation de l’élection compte tenu des écarts de voix"[8].

En , Mireille Clapot est élue vice-présidente de la commission des Affaires étrangères. Elle est réélue à ce poste en .

Elle est à l'origine, en , de la loi visant à lutter contre les rodéos sauvages motorisés. Le texte permet de caractériser l'infraction afin de confisquer le véhicule et de sanctionner les auteurs en comparution immédiate[9]. Co-rapporteure de la mission d'information « Le droit des femmes à l'international », elle publie en le rapport d'information « 100 propositions pour une diplomatie féministe »[10].

Le , elle se rend à Istanbul afin de commémorer le génocide arménien[11]. Publiant, à cette occasion, une vidéo sur son compte Twitter dans laquelle elle compare sa situation à celle d'une migrante, elle suscite de nombreux commentaires sur les réseaux sociaux[12].

En , à l'occasion de la remise en jeu des postes au sein de la majorité, elle se porte candidate à la vice-présidence de l'Assemblée[13].

Avec les députés Hugues Renson, Jacques Maire et Barbara Pompili, elle participe, durant le printemps 2020, à la constitution d'un courant interne au groupe LREM[14], baptisé « En Commun », qui voit le jour sous forme d'association le 22 mai[15]. Mireille Clapot en devient la trésorière[réf. nécessaire].

Prise de position[modifier | modifier le code]

En , avec d'autres députés de l'aile gauche du groupe LREM, elle signe une tribune appelant à répartir les migrants dans les zones rurales en pénurie de main-d'œuvre[16].

Le 31 janvier 2020, Mireille Clapot publie une tribune dans le journal Le Monde concernant la libération de Ramy Shaath et des défenseurs des droits humains détenus arbitrairement en Egypte. Cette tribune est cosignée par soixante-six députés et eurodéputés français de différents groupes politiques[17].

Lors du vote de la prolongation de l'état d'urgence sanitaire, en mai 2020, elle défend un amendement en faveur du rapprochement des couples séparés par le confinement, finalement rejeté[18].

Publication[modifier | modifier le code]

  • Mireille Clapot, De l'île Diomède, j'édifierai ce pont, ThoT, (roman)
  • Mireille Clapot, Quatre dames, Editions ThoT, 2020 (roman)

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Législatives 2017. Mireille Clapot (LREM) est élue dans la 1ère circonscription de la Drôme - France 3 Auvergne-Rhône-Alpes », France 3 Auvergne-Rhône-Alpes,‎ (lire en ligne, consulté le 20 juin 2017)
  2. « Législatives 2017. Mireille Clapot (LREM) est élue dans la 1ère circonscription de la Drôme - France 3 Auvergne-Rhône-Alpes », France 3 Auvergne-Rhône-Alpes,‎ (lire en ligne, consulté le 20 juin 2017)
  3. « Législatives 2017 : trois femmes investies par LREM dans la Drôme », La Tribune,‎ (lire en ligne, consulté le 20 juin 2017)
  4. « Législatives : qui Mireille Clapot (REM), la nouvelle députée de la 1re circonscription de la Drôme ? », France Bleu,‎ (lire en ligne, consulté le 20 juin 2017)
  5. Ministère de l'Intérieur, « Élections législatives 2017 », sur elections.interieur.gouv.fr, (consulté le 19 mai 2018).
  6. NEXINT, « Conseil Constitutionnel », sur www.conseil-constitutionnel.fr, (consulté le 30 octobre 2017)
  7. « Il n'y aura pas de nouvelle élection législative à Valence », France Bleu,‎ (lire en ligne, consulté le 30 octobre 2017)
  8. Conseil constitutionnel, "Commentaire des décisions de juillet et août 2017 - décisions sans instruction préalable (Article 38-2 de l'ordonnance n° 58-1067)"
  9. « Rodéos urbains : 30 infractions depuis la nouvelle loi répressive », midilibre.fr,‎ (lire en ligne, consulté le 9 octobre 2018)
  10. http://www.assemblee-nationale.fr/15/rap-info/i0844.asp
  11. (en-GB) « “Remember 24th April 1915!” Commemoration of the Armenian Genocide and Supporting Pro-Democracy Leaders in Turkey Istanbul, Turkey April 22nd – 25th 2018 », EGAM - European Grassroots Antiracist Movement,‎ (lire en ligne, consulté le 9 octobre 2018)
  12. « Epinglée pour s'être comparée à une migrante lors d'un déplacement en Turquie, une députée LREM se défend », Franceinfo,‎ (lire en ligne, consulté le 31 octobre 2018)
  13. Clément Pétreault, « L'Assemblée nationale et le bal des ambitieux », sur lepoint.fr, (consulté le 13 juillet 2019).
  14. « Plus de majorité absolue à l’Assemblée : un séisme tout relatif pour Macron », sur Marianne, (consulté le 6 août 2020)
  15. Laure Equy, « A l'Assemblée, «l'aile gauche» des marcheurs s'organise en courant », sur Libération.fr, (consulté le 6 août 2020)
  16. Jules Pecnard, « En durcissant le ton sur l'immigration, Macron sème le trouble au sein de La République en marche », sur bfmtv.com, (consulté le 18 septembre 2019).
  17. « « Nous appelons à la libération des défenseurs des droits humains injustement détenus en Egypte » », Le Monde.fr,‎ (lire en ligne, consulté le 6 août 2020)
  18. « En vue du déconfinement, un "amendement des amoureux" défendu par une députée LaREM retoqué », sur LCI (consulté le 6 août 2020)

Liens externes[modifier | modifier le code]