Mireille Ballestrazzi

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Mireille Ballestrazzi
Mireille Ballestrazzi, en 2013.
Mireille Ballestrazzi, en 2013.
Fonctions
Directrice centrale de la police judiciaire
En fonction depuis le
(3 ans, 9 mois et 21 jours)
Prédécesseur Christian Lothion
Présidente d'Interpol

(4 ans et 2 jours)
Prédécesseur Khoo Boon Hui
Successeur Meng Hongwei
Biographie
Date de naissance (63 ans)
Lieu de naissance Orange (Vaucluse)
Nationalité Française
Diplômée de École nationale supérieure de la police

Mireille Ballestrazzi est une commissaire de police française, née le à Orange[1]. Elle occupe la fonction de directrice centrale de la police judiciaire depuis le et a présidé le comité exécutif d'Interpol entre 2012 et 2016.

Biographie[modifier | modifier le code]

Jeunesse[modifier | modifier le code]

Mireille Ballestrazzi naît à Orange, dans le département de Vaucluse, d'un père militaire et d'une mère femme au foyer qui lui donnent trois frères et une sœur[2]. Elle passe son enfance à Mornas avant que sa famille ne s'installe à Lille. Après avoir pratiqué la danse classique, elle se tourne à l'adolescence vers les arts martiaux[3]. Avant d'entrer à l'école de police, elle obtient une licence de lettres classiques et une maîtrise de langues anciennes[4]. Après que le concours d'entrée de l'École nationale supérieure de la police a été ouvert aux femmes, elle devient commissaire de police en 1978. Elle obtient son diplôme dans la même promotion que celle de Martine Monteil[4].

Carrière dans la police[modifier | modifier le code]

Police nationale[modifier | modifier le code]

Mireille Ballestrazzi commence sa carrière à Bordeaux en 1978, où elle dirige un groupe de répression du banditisme de la direction centrale de la Police judiciaire (DCPJ)[5],[6]. Elle dirige ensuite les antennes de Creil, puis Argenteuil au sein de la Direction régionale de la police judiciaire (DRPJ) de Versailles. Elle est nommée commissaire principal en 1986[6],[7].

Mireille Ballestrazzi dirige ensuite l'office central pour la répression des vols d'œuvres et objets d'art (OCRVOOA). En 1987, elle se fait connaître du grand public en retrouvant au Japon quatre tableaux de Jean-Baptiste Corot dérobés à Semur-en-Auxois[6]. En 1990, elle restitue neuf toiles impressionnistes, dont Impression, soleil levant de Claude Monet, volées au musée Marmottan en 1985 et retrouvées en Corse par l'office[8],[9].

Nommée commissaire divisionnaire en 1991, elle devient la première femme à prendre la tête de la PJ d'Ajaccio en 1993. En poste à Montpellier entre 1996 et 1998, elle est nommée sous-directrice des affaires économiques et financières de la direction centrale de la police judiciaire par Jean-Pierre Chevènement[7]. C'est alors la plus haute fonction jamais occupée par une femme dans la police française[10].

Nommée inspectrice générale de la police nationale, Mireille Ballestrazzi devient en 2010 directrice centrale adjointe de la police judiciaire. En décembre 2013, elle est nommée directrice centrale de la police judiciaire (DCPJ)[11] et succède à Christian Lothion le 1er janvier 2014[12].

Interpol[modifier | modifier le code]

En 2010, Mireille Ballestrazzi devient vice-présidente pour l'Europe du comité exécutif d'Interpol, dont le nom complet est Organisation internationale de police criminelle (OIPC)[5]. En novembre 2012, elle est élue pour quatre ans présidente du comité exécutif de l'organisation, où elle succède au Singapourien Khoo Boon Hui (en). À cette fonction, elle est la première femme, ainsi que le deuxième fonctionnaire de police français après Ivan Barbot, qui a exercé ce mandat de 1988 à 1992[5]. Son mandat s'achève en novembre 2016.

Autres activités[modifier | modifier le code]

Mireille Ballestrazzi fait partie des 18 premiers membres nommés à l'Observatoire de la parité et y siège d'octobre 1995 à janvier 1999. Son autobiographie, intitulée Madame le commissaire, paraît en 1999[13].

Décorations[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « CV de Mireille Ballestrazzi »
  2. « Ballestrazzi. Une « grande flic » à la tête d’Interpol », AFP,
  3. Esther Leneman, « Les petites voix » sur Mireille Ballestrazzi, émission sur Europe 1, 21 décembre 2013, 2 min 15 s.
  4. a et b Marie Verdier, « Mireille Ballestrazzi, une Française à la tête d’Interpol », La Croix,
  5. a, b et c Christophe Cornevin, « Une Française prend la tête d'Interpol », Le Figaro,
  6. a, b et c « Mireille Ballestrazzi, première femme à la tête d'Interpol », Le Parisien,
  7. a et b François Roche, « Attention à vous, messieurs les fraudeurs », L'Express,
  8. Agnès Bourguignon, « Enquête sur les polices de l’art », Le Journal des arts,
  9. Anne Pons, « Musées exposés, protection rapprochée », L'Express,
  10. « Souvenirs, souvenirs », Le Parisien,
  11. Christophe Cornevin, « Mireille Ballestrazzi prend la tête de la direction centrale de la police judiciaire », Le Figaro,
  12. Décret du 11 décembre 2013 portant nomination d'une directrice des services actifs de la police nationale - Mme BALLESTRAZZI (Mireille) publié au Journal officiel du 14 décembre 2014.
  13. Geneviève Pruvost, L'accès des femmes à la violence légale. La féminisation de la police (1935-2005), Paris, École des hautes études en sciences sociales (thèse de sociologie), 2005, 835 p. lire en ligne
  14. Décret du 13 juillet 2013
  15. http://www.legiondhonneur.fr/sites/default/files/promotion/onm20161115.pdf

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]