Mireille Balin

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Mireille Balin
Description de cette image, également commentée ci-après
Mireille Balin et Fosco Giachetti
dans Les Cadets de l'Alcazar (1940).
Nom de naissance Blanche Mireille Césarine Balin
Naissance
Monaco
Nationalité Flag of France.svg française
Décès (à 59 ans)
Clichy (France)
Profession actrice
Films notables

Blanche Mireille Césarine Balin, dite Mireille Balin, née le [1] à Monte-Carlo (Monaco) et morte le à Clichy[2], est une actrice française.

Une des actrices les plus en vue du cinéma français des années 1930, elle incarne notamment des femmes fatales pendant un peu plus de dix ans. Dans la vie, elle a des liaisons avec le boxeur Victor Young Perez, l'homme politique Raymond Patenôtre, l'acteur Jean Gabin, le chanteur Tino Rossi puis, sous l'Occupation, avec Birl Deissböck[3], un officier de la Wehrmacht , ce qui vaut à l'actrice d'être arrêtée et violée à la Libération. Elle meurt dans l'anonymat et la misère.

Biographie[modifier | modifier le code]

Jeunesse[modifier | modifier le code]

Mireille Balin est née d'un père sergent, Charles Balin, un temps typographe à La Tribune de Genève (métier qu'il reprendra après son divorce), et d'une mère turinoise, Annita Locatelli, blanchisseuse[4].

Ses parents habitent dans un quartier ouest de Monaco[5]. La famille déménage rapidement à Genève, avant de revenir s'installer dans un quartier populaire du Cap d'Ail fin août 1914, Charles Balin étant mobilisé[4].

Études[modifier | modifier le code]

Mais ses parents tiennent à ce qu'elle reçoive une bonne éducation et l'inscrivent en 1917 à l’école paroissiale de Saint-Honoré d'Eylau, à Paris, où ils viennent eux-mêmes s'installer en 1918. Jusqu'à 12 ans, c'est une élève modèle, mais à partir de 16 ans, on la voit « sautant et courant comme un garçon. »[6]. Elle y manifeste des dispositions pour les langues étrangères : italien, anglais et allemand. Elle suit aussi des cours de piano[7] et d'équitation.

À sa sortie de pension en 1928, Mireille va vivre avec sa mère rue de la Tombe-Issoire, et doit rapidement travailler [8].

Mannequinat[modifier | modifier le code]

La jeune fille travaille un temps comme vendeuse, puis est recrutée, en 1929, comme secrétaire par le couturier Jean Patou, mais on l'oriente vers l'activité plus rémunératrice de mannequin de cabine (présentation des vêtements aux clientes)[4] : « Grande, le teint clair contrastant avec sa chevelure et ses yeux en amande, elle avait véritablement un port de reine »[8]. Elle gardera de ce métier « un goût pour les toilettes somptueuses et les parures étincelantes »[9]. Désormais, sa photo est publiée sur des cartes postales, des affiches de publicité (pour du savon et des machines à écrire)[10], puis dans des revues de mode, ce que découvrent avec stupeur ses parents qui pensaient qu'elle était encore simple secrétaire[8].

Débuts cinématographiques[modifier | modifier le code]

La jeune vedette mène dès lors une vie mondaine : on la voit à La Coupole, au Fouquet's, chez Maxim's[5] aux côtés du jeune boxeur prodige originaire de Tunisie, Victor Young Perez, dit « mâchoire de béton »[11], avec qui elle entretient une relation en 1932. En octobre 1933, elle rencontre Raymond Patenôtre, richissime patron de presse, député, sous-secrétaire d'État à l'Économie nationale — et futur ministre —, avec qui elle noue une relation passionnée[5].

Mireille Balin fait ses débuts au cinéma dans la version française du Don Quichotte de Georg Wilhelm Pabst, dont l'attention a été attirée sur elle par le réalisateur Jean de Limur, ami de Raymond Patenôtre : elle y incarne Maria, la nièce du héros campé par la célèbre basse russe Fédor Chaliapine. En 1933, bien que pensant cette expérience sans lendemain, elle se rend à Nice pour tenir ce petit rôle, malgré son absence de formation artistique. Mais, le film tourné, elle reçoit de nouvelles propositions : sa carrière cinématographique est lancée, elle fait ses adieux aux maisons de couture[8].

La même année, Claude Moulins lui propose le rôle de Lilette de Charzay, fille de châtelain, dans Vive la compagnie, film où elle est aux côtés de Noël-Noël, Raymond Cordy et Paulette Dubost et qui obtient un beau succès[12], puis elle s'impose dans Le Sexe faible de Robert Siodmak, où elle joue le rôle de Nicole, une vendeuse de prêt-à-porter, aux côtés de Pierre Brasseur, Victor Boucher, Betty Stockfeld et Marguerite Moreno[13]. Toujours en 1933, elle tient un petit rôle dans Adieu les beaux jours d'André Beucler, auprès des vedettes que sont Brigitte Helm et Jean Gabin[14].

En 1934, elle emménage au 47, rue Spontini, dans le 16e arrondissement. Elle joue dans Si j'étais le patron, film de Richard Pottier, sur un scénario de Jacques Prévert, avec Max Dearly et Fernand Gravey. Le film remporte un grand succès[5].

La même année, dans On a trouvé une femme nue, de Léo Joannon, elle est Denise, demoiselle enterrant sa vie de jeune fille et qui, abandonnée nue dans la rue, se réfugie malencontreusement chez son futur mari, qu'elle ne connaît pas encore. Elle doit se déshabiller devant la caméra et refuse d'être doublée, ce que n'aurait pas supporté Raymond Patenôtre : « Le cinéma ou moi ! », lui aurait-il lancé[15]. Mais si la rupture est consommée en 1936 avec l'homme politique, c'est surtout parce que l'actrice est consciente d'être surtout décorative dans sa vie : « Je ressemblais à une vitrine de bijoutier. C’était atroce »[16].

Début 1935, elle est la pieuse Marie Ortès, l'héroïne de Marie des angoisses, mélodrame religieux de Michel Bernheim, avec Pierre Dux et Françoise Rosay[17]. Le film s'inspire de la fin d'un roman de Marcel Prévost de 1932, Marie-des-Angoisses, qui décrit les rapports entre des amis, français et espagnols, sur un demi-siècle[18].

En 1936, elle est Cora, la veuve d’un riche marchand, dans Le Roman d'un spahi, film du même cinéaste d'après le roman de Pierre Loti publié en 1881. Par ce film, elle « accède soudain au rôle de femme fatale », qu'elle « investit d'une assurance stupéfiante »[19].

La femme fatale de l'avant-guerre[modifier | modifier le code]

En 1936, Julien Duvivier lui confie le rôle de l’aventurière Gaby Gould dans Pépé le Moko ; elle y retrouve Jean Gabin[20]. Le film est une grande réussite et consacre l'actrice comme vedette : « Jusqu'ici on regrettait que cette charmante jeune femme eût un registre dramatique si peu varié. Dans Pépé le Moko, elle est tout à fait remarquable », écrit Marcel Achard[21].

Jean Grémillon la choisit alors pour tenir le rôle de Madeleine Courtois, femme fatale entretenue, face à Jean Gabin, dans Gueule d'amour[20], film au scénario de Charles Spaak d'après le roman éponyme d’André Beucler. Jean Gabin y joue le rôle d'un séducteur qui est détruit par sa passion pour une aventurière[22]. Le film, sorti en 1937, est un énorme succès[20]. La liaison de la comédienne avec Jean Gabin, entamée lors du film précédent[22], prend fin peu de temps après le tournage.

Mireille Balin enchaîne, en 1937, avec Naples au baiser de feu d'Augusto Genina, aux côtés du chanteur de charme Tino Rossi, de Michel Simon et de Viviane Romance. Ce mélodrame obtient, lui aussi, un immense succès, amplifié par l'idylle du couple vedette dans la réalité[23] : l'actrice, tout auréolée de son succès dans Pépé le Moko et Gueule d'amour, avait rencontré Tino au Carlton de Monaco pour préparer le tournage de Naples au baiser de feu[24] : il n'y a pas de coup de foudre, mais ils décriront tous deux, dans leurs vieux jours, la relation qui s'installe ensuite entre eux comme l'amour de leur vie[4].

Fin 1937, Mireille Balin signe un contrat avec la firme MGM et part pour les États-Unis. Mais les films qu'on lui propose sont atterrants (une reprise de Pépé le Moko qui fait également fuir Duvivier, la reprise du rôle de Greta Garbo dans La Chair du diable !). Et, alors qu'elle est « à bout de nerfs vis-à-vis [du] système » d'Hollywood qui veut « faire [d'elle] une sorte de mannequin », le médecin du studio recommande finalement « qu’elle retourne chez elle »[4] : elle reprend le bateau pour la France avec Tino Rossi sans avoir tourné un seul film[25].

De retour à Paris, elle emménage avec son compagnon Boulevard Suchet. Après avoir tourné dans La Vénus de l'or, de Charles Méré et Jean Delannoy, elle achète une villa à Cannes, qu’elle baptise Catari, titre d’une chanson de Tino Rossi. Elle tourne ensuite dans Terre de Feu, de Marcel L’Herbier, puis dans Capitaine Benoit, de Maurice de Canonge. Elle mène une vie mondaine, dorée, ponctuée par ses scènes de jalousie avec son amant[5].

Elle joue, en 1938, dans Menaces, film d'Edmond T. Gréville, aux côtés d'Erich von Stroheim, John Loder et Ginette Leclerc. Elle y campe Denise, une vendeuse de maison de couture venue remettre un cadeau à un réfugié autrichien, logeant dans un hôtel du quartier Latin avec d'autres réfugiés (l'action se situe en septembre 1938, quelques jours avant les accords de Munich). À sa sortie en 1940, le film est interdit et brûlé par l'Occupant allemand à cause de la présence d'Erich von Stroheim, Autrichien d'origine, juif et anti-nazi notoire, mais des techniciens du laboratoire LTC réussissent à en enterrer des copies, et le film pourra ressortir à la Libération.[26].

Tourné en 1939, Macao, l'enfer du jeu, de Jean Delannoy, d’après un roman de Maurice Dekobra, voit Mireille Balin interpréter une danseuse de cabaret, aux côtés, à nouveau, d'Éric Von Stroheim. Le film sera également interdit par les Allemands en juin 1940 pour la même raison que Menaces. Il ne sortira que deux années plus tard, sous le titre L'Enfer du jeu et amputé des scènes tournées avec Von Stroheim, ce dernier étant remplacé par Pierre Renoir[5],[27].

Début 1940, Mireille Balin est sur les plateaux de Cinecittà pour Les Cadets de l'Alcazar d'Augusto Genina, film médiocre mais résolument pro-franquiste (il est commandité par Mussolini[15]), ce qui comptera dans les graves ennuis qu'elle aura à la Libération[5].

Durant son long séjour parisien sous l'Occupation, elle achète, avenue d'Iéna, un nouvel et bel appartement ayant vue sur Seine[28].

Elle participe ensuite, en compagnie de Tino Rossi, à des galas de bienfaisance pour les prisonniers de guerre. En 1941, elle fait avec lui la couverture de la revue Vedettes[29] mais sa liaison avec le chanteur prend fin en . Elle officialise cette rupture par une longue confession publiée par la revue Ciné Mondial : « Il y avait que je n'aimais plus Tino. [...] C'est peut-être que, malgré tous nos efforts, nous formions un peu le couple du veilleur de nuit et de la femme en journée [...]. Depuis déjà longtemps on ne se parlait plus beaucoup [...] Brusquement, c'était devenu un inconnu. »[30].

La garce au cœur noir sous l'Occupation[modifier | modifier le code]

Alors que d'autres beautés fatales se sont reconverties, sous le régime de Vichy, en femmes au grand cœur, elle persiste à incarner des figures de garces d'une grande noirceur.[réf. nécessaire] Dans Fromont jeune et Risler aîné (1941), une adaptation du mélodrame bourgeois éponyme d'Alphonse Daudet paru en 1874, elle tient le rôle de Sidonie Chèbe, une belle aventurière qui sème la dissension dans une riche maison de commerce du Marais avant d'être tardivement touchée par le repentir[31].

Dans L'assassin a peur la nuit (1942), de Jean Delannoy, tiré du roman éponyme de Pierre Véry, elle est Lola Gracieuse, une croqueuse de diamants meurtrière[32].

Elle tourne encore en 1942, la comédie policière Dernier Atout, de Jacques Becker, avec Raymond Rouleau, où elle est l'énigmatique Bella Score ; Haut-le-Vent, de Jacques de Baroncelli, avec Charles Vanel, où elle est Gisèle Esteban, une veuve autoritaire ; La Femme que j'ai le plus aimée, de Robert Vernay, où elle est Jane, femme en cours de divorce avec Raymond Rouleau ; et, à la fin de l'année, Malaria, de Jean Gourguet (1943), où elle est Madeleine Barral, femme du colon Jacques Dumesnil, échouée dans l'enfer tropical[5].

Mireille Balin avait rencontré en 1938, à Kitzbühel, Aloïs Deissböck[33],[34] dit Birl, fils d'un industriel bavarois de la chimie. Elle le retrouve à l'ambassade d'Allemagne à Paris où il est officier de la Wehrmacht : c'est le coup de foudre[35]. Étant elle-même en cours de séparation d'avec Tino Rossi, ils se fiancent à Cannes en [5].

Pendant l'année 1943, l'actrice cesse de tourner et le couple s'enferme de plus en plus dans la villa de Cannes[5].

Descente aux enfers[modifier | modifier le code]

Le 14 septembre 1944, le couple quitte Cannes pour Monaco. Par l'intermédiaire d'Émile Roblot, ministre d’Etat de la principauté, Birl Deissböck, peut-être réellement choqué par la brutalité du nazisme (dont il avait adhéré au parti dès 1929), probablement parce qu'il veut vivre en France avec l'actrice, sûrement par opportunisme, entend se mettre au service des Américains, avec lesquels il avait d'ailleurs déjà des contacts.[4] On fait attendre Mireille Balin et Birl Deissböck dans l'immeuble Château Périgord, dans l'appartement d'un FFI qu'elle avait aidé auparavant. Le 3 septembre, Monaco est aux mains de la Résistance, appuyée par la marine alliée et, le 13 septembre, au lieu des Américains attendus, c'est un groupe de 11 FFI qui arrive au Château Périgord. Ils dépouillent les amants, les passent à tabac et violent en réunion Mireille Balin en présence de Birl Deissböck[4].

Ils sont arrêtés et incarcérés à Nice, où l'actrice raccommodera des vestes militaires. Mireille Balin est transférée à la prison de Fresnes[36]. Au tribunal, on lui reproche sa liaison avec un officier de la Wehrmacht, sa participation au tournage du film Les Cadets de l'Alcazar[37].

Birl Deissböck (qui juge opportun de se présenter comme Autrichien et de nier toute appartenance au parti nazi) est remis le 2 novembre aux Américains, qui lui confient une première mission à Turin : « travailler le moral » de l’armée de Kesselring qui a capitulé[35]. Mireille Balin est elle-même relâchée le 23 décembre. Aucune des accusations portées contre elle n'est finalement retenue[38].

Les violeurs de Mireille Balin seront condamnés en 1948 à 18 ans de travaux forcés[4]. Quant à Aloïs « Birl » Deissböck, il travaillera à partir de l'été 1945 au service de Roger Wybot, patron de la nouvelle Direction de la Surveillance du Territoire. Après sa séparation avec l'actrice, peut-être en 1947, il repartira en Bavière, où il se mariera et mourra en 1997[4].

La roue tourne[modifier | modifier le code]

La vie, la carrière et la santé de Mireille Balin sont brisées. La plupart de ses anciennes relations l'évitent. Le public se détourne d'elle également. Malgré une ultime tentative avec La Dernière Chevauchée de Léon Mathot en 1947, Mireille Balin tombe dans l’oubli et se retire sur la Côte d'Azur. Elle « va s’abîmer dans une dépression nerveuse et dériver dans ses addictions : jeu, drogue, alcool »[4]. Mais le fisc se rappelle à elle et fait tomber arriérés et pénalités : elle doit vendre sa villa.[réf. nécessaire]

Dans un dénuement complet, marquée physiquement par la maladie (méningite, typhus, cirrhose), elle revient à Paris en 1957. Prise en charge par l'association chargée d'aider les anciens artistes dans le besoin, La roue tourne, fondée par Paul Azaïs et sa compagne Janalla Jarnach, elle meurt à 59 ans le , à 5 h 30 du matin, à l'hôpital Beaujon de Clichy, dans l'anonymat et la pauvreté[39].[réf. nécessaire]

L'association lui évite l'inhumation dans la fosse commune ; elle repose au cimetière de Saint-Ouen dans la division 31, partageant plus tard son caveau avec Jean Tissier, autre comédien mort dans la misère. Aucune personnalité du cinéma français, à l'exception de Jean Delannoy, n'assiste à son enterrement[40]. Fernandel, président d'honneur de l'association La roue tourne, et Tino Rossi, son ancien compagnon, contribueront en grande partie à payer l'enterrement et le caveau.[réf. nécessaire]

Au fond de la misère et de l'oubli où elle était tombée, Mireille Balin, dont tous qui l'approchaient notaient qu'elle avait conservé sa classe et ne se plaignait jamais, n'éprouvait aucun regret : « Ça ne fait rien. Si je devais recommencer ma vie, je n'en voudrais pas d'autre »[25].

Filmographie[modifier | modifier le code]

Discographie[modifier | modifier le code]

  • Chansons de Marie des angoisses, 1935, Polydor[41].

Références[modifier | modifier le code]

  1. Extrait de naissance n° 219/1909
  2. Extrait de décès n° 2095/1968
  3. Nom orthographié « Birl Desbok » dans la revue Ce Soir du 28 août 1944 ; cf « Divers articles sur Mireille Balin (1934-1943) », sur le site La Belle Équipe, hommage à l'âge d'or du cinéma français à travers les revues d'époque.
  4. a b c d e f g h i et j Loïc Gautelier, Mireille Balin, Les passagers du rêve, Paris, 2019.
  5. a b c d e f g h i et j Biographie de Mireille Balin, mireillebalin.free.fr.
  6. Doringe, Mireille Balin, Pour Vous, No 363, 31 octobre 1935 (reproduit sur le site La Belle Équipe
  7. Doringe, Mireille Balin, op. cit. : « elle a travaillé le piano durant sept années ».
  8. a b c et d Michel Azzopardi, Le temps des vamps : 1915-1965 : cinquante ans de sex-appeal, L'Harmattan, 1997, 484 pages, chap. 4 (« Splendeur et misère d'un mannequin nommé Mireille Balin »), p. 43 et suivantes.
  9. Patrick Buisson, 1940-1945 Années érotiques : De la Grande Prostituée à la revanche des mâles, Albin Michel, 2009, 528 pages, n. p. (livre électronique Google).
  10. Doringe, Mireille Balin, op. cit..
  11. Né le 18 octobre 1911 dans le quartier juif de la Hara à Tunis, le boxeur poids mouche franco-tunisien Victor Younki, dit Young Perez, devait être arrêté le 21 septembre 1943 à Paris par la Milice, interné à Drancy, déporté à Auschwitz puis tué lors de l'évacuation du camp. Voir Philippe Assoulen, Les champions juifs dans l'Histoire, Éditions Imago, 2009, 192 p., n. p. (livre électronique Google).
  12. Fiche de Vive la Compagnie !, cinememorial.com.
  13. Fiche de Le Sexe faible, imdb.com.
  14. Fiche de Adieu les beaux jours, andrebeucler.com.
  15. a et b « Mireille BALIN », sur encinematheque.fr (consulté le 21 juillet 2020)
  16. « Dans le jardin secret d’une étoile », par Mireille Balin, Ciné-Mondial, 12 septembre 1941.
  17. Fiche de Marie des Angoisses, Encyclociné.
  18. Salle pleine pour « Marie-des-Angoisses », lanouvellerepublique.fr, 10 février 2020.
  19. Philippe Poisson, Projection du film « Le roman d’un spahi », ce soir à 20h30, à la Cinémathèque française, criminocorpus.hypotheses.org, 19 juin 2017.
  20. a b et c Visages familiers du cinéma français (partie 1), Mireille Balin, moncinemaamoi.blog, 25 mars 2017.
  21. Marcel Achard, « La semaine à l'écran », Marianne, 10 février 1937.
  22. a et b Test 4, « Gueule d’amour » : Gabin, séducteur fracassé, nouvelobs.com, 10 novembre 2018.
  23. Collectif, Antoinette Fouque, Mireille Calle-Gruber, Béatrice Didier, Le Dictionnaire universel des créatrices, Éditions des femmes, 5022 pages, n. p. (rubrique « Balin, Mireille »).
  24. « Mireille Balin, la terrible vamp avait cédé à son charme corse », dans Paris-match, nos  1793-1805, 1983, p. 30.
  25. a et b Françoise Giroud, « Une femme fatale », L'Express, Éditorial, 18 novembre 1968.
  26. Louis Skrecki, Ciné Cinéfil. 19h10. Menaces. Edmond T. Gréville, liberation.fr, 7 juin 1996.
  27. Jean Delannoy, censé détruire la première version, parvient à sauver le négatif, et seule cette version, en accord avec Pierre Renoir, est conservée.
  28. Daniel Arsand, Mireille Balin ou la beauté foudroyée, Lyon, La Manufacture, 21989, 76 p. (livre électronique Google non paginé).
  29. Alan Riding, Et la fête continue : la vie culturelle à Paris sous l'Occupation, edi8, 2002, 44 p., n. p. : « Mireille Balin, qui fit en 1941 la couverture de Vedettes avec son amant, le populaire Tino Rossi. »
  30. Patrick Buisson, 1940-1945 Années érotiques : de la Grande Prostituée à la revanche des mâles, Albin Michel, 2009, 528 p., n. p.
  31. Daniel Arsand, Mireille Balin ou la beauté foudroyée, Lyon, La Manufacture, 21989, 76 p. (livre électronique Google non paginé) : « Mireille Balin est davantage une belle aventurière, une femme d'escale, qu'une héroïne naturaliste. Si dans le roman d'Alphonse Daudet, Sidonie Chèbe est une garce intégrale, dans le film de Léon Mathot, elle est capable de repentir. »
  32. Patrick Buisson, op. cit., n. p.
  33. Jacques Kermabon, « Vedettes voisines », Cahiers du cinéma, no 767, juillet-août 2020, p. 103.
  34. Parfois orthographié par erreur Desbok ou Deisberg.
  35. a et b Il est d'abord affecté au service économique des renseignements, puis demandera son transfert au service diplomatique.
  36. François-Guillaume Lorrain, « Pas de pitié pour les vamps », sur lepoint.fr, 5 août 2004.
  37. Mirelle Balin (1909-1968). Le douloureux destin d'une "vamp" du cinéma français, sur Anachronic Blog, par Anachronique Val dans CINE LADIES le 2 août 2016 : « Transférée à Fresne, Mireille est jugée pour faits de collaboration, on lui reproche bien sûr sa liaison amoureuse mais aussi sa participation au film Les Cadets de l'Alcazar. »
  38. Selon la revue Ce Soir du 29 décembre 1944 ; cf « Divers articles sur Mireille Balin (1934-1943) », op. cit..
  39. Acte de décès No 2095/1968.
  40. F. Boizard, Le triste destin de Mireille Balin, fboizard.blogspot.fr, 16 juillet 2007.
  41. [Il ne semble pas y avoir d'autre trace de cet enregistrement que cet article.] Doringe, « Mireille Balin par Doringe », Pour vous,‎ (lire en ligne, consulté le 1er septembre 2020)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Daniel Arsand, Mireille Balin ou la beauté foudroyée, Lyon, La Manufacture, 1989, 264 p. (ISBN 9782737701498).
  • La bande dessinée À l'ombre de la gloire (Futuropolis 2012), récit de Denis Lapière illustré par Aude Samama, s'inspire des vies de Young Perez et de Mireille Balin.
  • Frank Bertrand, Mireille Balin, la star foudroyée, Éd. Vaillant, 2014, 194 p. (ISBN 2916986596)
  • Loïc Gautelier, Mireille Balin, Préface de Jean Charles Tacchella. Les Passagers du Rêve, Paris, 2019.

Liens externes[modifier | modifier le code]