Mirdza Ķempe
| Naissance |
Libau Gouvernement de Courlande |
|---|---|
| Décès |
(à 67 ans) Riga RSS de Lettonie |
| Activité principale |
| Langue d’écriture | letton |
|---|---|
| Mouvement | Réalisme socialiste soviétique |
Œuvres principales
Dzintara spogulis (1968)
Mirdza Ķempe, née le à Libau et morte le à Riga, est une poétesse et traductrice lettonne. Reconnue par le régime communiste dans la Lettonie occupée, elle est membre de l'Union des écrivains soviétiques et distinguée Poétesse du Peuple de la RSS de Lettonie[1]. On lui attribue également l'Ordre du Drapeau rouge du Travail en 1956 et le prix d'État de l'URSS en 1967. Mirdza Ķempe était mariée à l'écrivain Eriks Ādamsons.
Biographie
[modifier | modifier le code]Mirdza Kempe nait dans la famille d'ouvriers à Libau. D'autres sources rapportent que son père serait un agent de commerce[1]. En 1915-1925, elle est scolarisée à l'école municipale no 1, aujourd'hui l'école no 5 de Liepaja. Très jeune, elle perd son père. En 1923, la revue Kurzemes Vārds publie sa première poésie Ne jums!. La même année, Ķempe traduit en letton Mozart et Salieri d'Alexandre Pouchkine. En 1927, elle entame les études à l'Université de Lettonie, mais doit abandonner à cause des difficultés financières[2]. Elle vit principalement des traductions, puis obtient le poste d'animatrice à la radio lettonne, elle y devient ensuite reporter, puis, chef de rédaction de la section littéraire et artistique. En 1931, elle se marie avec Eriks Adamsons, mais peu avant la Seconde Guerre mondiale leur union se solde par un divorce. Son frère Emils périt combattant aux côtés des républicains durant la guerre d'Espagne en 1938 [1].
En 1941, à l'approche du front, Mirdza Ķempe est évacuée à Astrakhan. Elle vit ensuite à Ivanovo et à Moscou où elle travaille comme traductrice pour l'ensemble musical de la RSS de Lettonie. À partir de 1942, elle dirige la section littéraire du théâtre des marionnettes de Moscou.
Dès son retour en Lettonie en 1944 et jusqu'en 1947, Mirdza Ķempe dirige la section artistique au Théâtre de marionnettes à Riga[3]. Ensuite, elle devient consultante de l'Union des écrivains. On lui doit entre autres la découverte de l'œuvre d'Alberts Bels[4]. Elle s’implique tout particulièrement dans l'échange culturel entre la RSS de Lettonie et la République de l'Inde.
En 1971, l'Université centrale indienne la nomme docteur honoris causa pour sa contribution à la popularisation des œuvres en langue ourdou[2].
Mirdza Ķempe décède à Riga où elle est inhumée au cimetière Rainis.
Le , le monument à son effigie, œuvre d'architecte Ligita Ulmane, est inauguré dans sa ville natale[2]. Son nom porte une rue à Riga, dans le voisinage de Mežaparks et une rue à Liepāja.
Controverses
[modifier | modifier le code]Bien des œuvres de Ķempe se font la voix des autorités soviétiques pour en défendre les intérêts. Par exemple, elle écrit le poème Riga ne se taira pas (Rīga neklusē, 1969), s'engageant ainsi dans une campagne de propagande contre l'écrivaine Vizma Belševica[5].
Son poème Aidons la nation fraternelle (Brāļu tautai ejam palīgā) glorifie l'invasion de la Tchécoslovaquie par les troupes soviétiques en 1968. Un autre poème, Hors de ma Patrie (Ārā no manas dzimtenes), s'oppose avec véhémence au dissident Alexandre Soljenitsyne. Elle a écrit tout cela, prouvant ainsi sa loyauté au régime et conservant sa place parmi l'élite littéraire de la RSS de Lettonie. Cependant, bien qu'elle ait écrit des œuvres confirmant l'idéologie soviétique et bénéficié de divers privilèges, contrairement à la plupart des écrivains de la génération précédente, Ķempe n'était pas membre du Parti communiste[5]. Elle a toutefois pu aider des poètes ayant de « mauvaises biographies » à être publiés, comme Olafs Gūtmanis, exilé à deux reprises[6].
Bibliographie
[modifier | modifier le code]- Poésie
- Rīta vējš (2013)
- Drauga vārdi (1950)
- Mieram un dzīvībai (1951)
- Es nevaru klusēt (1959)
- Skaudrā liesma (1961)
- Gaisma akmenī (1967)
- Brāļu tautai ejam palīgā (1968)
- Rīga neklusē (1969), publié dans la revue Karogs[7]
- Cilvēka ceļš (1969)
- Ērkšķuroze (1973)
- Recueils
- Dzejas (1955)
- Mīlestība (1957)
- Mirkļu mūžība (1964)
- Dzintara spogulis (1968)
- Mīlestības krāšņais koks (1977)
- Izlase (1982)
Notes et références
[modifier | modifier le code]- (en)Katharina M. Wilson, An Encyclopedia of Continental Women Writers, Volume 1, Taylor & Francis, (ISBN 9780824085476, lire en ligne)
- (en) « Monument to Mirdza Ķempe. », sur thecelotajs.com/ (consulté le )
- ↑ (en)Peter Nagy,Phillippe Rouyer,Don Rubin, World Encyclopedia of Contemporary Theatre: Volume 1: Europe, Routledge, (ISBN 9781136402968, lire en ligne)
- ↑ (lv) Liāna Langa, « Intervija ar Albertu Belu. Māka distancēties no tā, kas ved tevi būrī », sur Diena,
- (lv) Andris Bernāts, « Ekstravagantās Mirdzas Ķempes dzīve: brīvdomīga mīlestība un talants, ko pazudināja slavaskāre », sur jauns.lv,
- ↑ (lv) « Linda Kilevica: Izdarīja nepareizo izvēli – aizbēga uz Krieviju », sur liepajniekiem.lv,
- ↑ (lv) « Dzeja Latvijā 1969.gadā », Jaunā Gaita, no 79,
Liens externes
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- Ressources relatives à la musique :
- Notices dans des dictionnaires ou encyclopédies généralistes :
- Poétesse lettonne
- Traducteur depuis le russe
- Traducteur d'œuvres littéraires d'Alexandre Pouchkine
- Traductrice lettonne
- Étudiant de l'université de Lettonie
- Récipiendaire du prix d'État de l'URSS
- Récipiendaire de l'ordre du Drapeau rouge du travail
- Docteur honoris causa
- Naissance à Liepāja
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- Décès à Riga
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