Mira Maodus

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Mira Maodus
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Biographie
Naissance
Voir et modifier les données sur Wikidata (78 ans)
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Nikola Tesla (grand-oncle)Voir et modifier les données sur Wikidata

Mira Maodus est une peintre française d'origine serbo-russe appartenant au courant abstrait, née en 1942. Elle partage son temps entre Paris, Belgrade et Tokyo.

Biographie[modifier | modifier le code]

Mira Maodus est née le dans un camp militaire italien à Medak (dans les Balkans) où sa mère Sofija Tesla, nièce de l’inventeur Nikola Tesla, avait fui[réf. souhaitée].

L’artiste passe sa jeunesse à Belgrade, la capitale actuelle de la Serbie. Dès le plus jeune âge, Mira Maodus a un penchant naturel pour l’art, passion empêchée par sa mère[réf. nécessaire]. En 1965, l’artiste décide de quitter Belgrade à la recherche de son chemin artistique. Elle étudie d’abord à Werkkunstschule à Francfort de 1965 à 1968, puis à l’Académie des beaux arts de Venise de 1969 à 1972 et à l’École nationale supérieure des beaux-arts de Paris de 1972 à 1975. Le titre de son mémoire de Master à l’Université de Milan (1978) est La scuola di Bologna nel 17°secolo - Guido Reni, Annibale Caracci and Guercino.

Au cours de ses voyages et de ses études, Mira développe une profonde admiration pour la Renaissance italienne, l’expressionnisme allemand, pour l’école de Paris (notamment Chaim Soutine et Amedeo Modigliani), pour l’Avant-garde russe, le mouvement Co.Br.a. et ainsi pour le street art[réf. souhaitée]. Grâce à ses voyages au Japon, où elle a vécu pendant sept ans, l’artiste explore l’étude de la calligraphie comme forme d’art.

Dans son parcours d’artiste sont identifiables deux périodes[réf. nécessaire], une première période où elle peint comme les Nouveaux Fauves, dans une sobriété “Matissienne" et une deuxième période où elle trouve son véritable chemin[réf. souhaitée]. Depuis son arrivée à Paris dans les années 1970, elle se dirige vers l'abstraction en juxtaposant les touches de couleurs et en ne jouant que sur les chromatismes. Mots, idéogrammes, caractères cyrilliques, chiffres naissent à nouveau sous formes oniriques. Une superposition complexe de formes et des codes.

Depuis 1973, l’artiste participe à plusieurs expositions collectives et personnelles auprès de galeries privées et dans des musées en France, Serbie, Japon, Italie, Russie, Suisse, Grande-Bretagne, États-Unis, Canada. Mira Maodus est membre de l’Association ULUS (The association of Visual Artists of Serbia) et de La Maison des Artistes en France.

Ses œuvres figurent dans la collection permanente du Musée national de Belgrade (Serbie), Musée d’art contemporain de Belgrade, Musée d’arte moderne Banja Luka (Boznia), Musée Trebinje (Hercegovina), Musée National Art Arad (Roumanie) et Miyagi Museum of Art de Sendai (Japon).

Depuis 1977, Mira Maodus vit et travaille dans le dernier atelier d’artiste de la Cité Falguière[1], à Montparnasse. C’est dans ce même atelier[2] que, dans les premières décennies du dernier siècle, vécut et travailla l’artiste russe Chaim Soutine. Dans la cour de l’Atelier de Soutine, Amedeo Modigliani a sculpté La Cariatide (New York, The Museum of Modern Art).

Musées, collections permanentes[modifier | modifier le code]

Musée national de Belgrade (Serbie) : The massacre of Serbs, 1987 ;

The Miyagi Museum of art, Sendai (Japon) : Metro, passengers, Paris, 1986 ;

musée d’art contemporain de Belgrade (Serbie) ;

musée d’art moderne de Banja Luka (Bosnie) ;

musée de Trebinje (Herzégovine)

Expositions de groupe[modifier | modifier le code]

2020 : Galerija '73, Belgrade (Serbie)

2019 : Galerie Saphir, Paris (France);

2019 : Kobe Art, Kobe (Japon) ;

2018 : 844 Art Gallery, Tokyo (Japon) ;

2010 : salon du 150e anniversaire de la Mairie du 15e arrondissement, Paris (France) ;

de 1996 à présent : salon de mai, Paris ;

de 1984 à 2005 : exposition avec le groupe Sha-Gi-Tzu au musée de Ueno, Tokyo ;

1984 : union des femmes peintres et sculpteurs, Musée du Luxembourg, Paris ;

1981 : Première Convergence Jeune Expression, Paris ;

1980 : Jeune Peinture Jeune Expression, Paris ;

1980 : Salon d'automne, Paris ;

1977 : Festa des’Amicizia (médaille d’or), Brescia (Italie) ;

1977 : Premio Morazzone (médaille d’or) Varese (Italie) ;

1973 : atelier Gilly Etienne Martin de l’École des Beaux-Arts, Maison de la culture Bourges, Mairie de Clermont-Ferrand (France)

1972 : galerie Bevilacqua La Masa, Venise (Italie)

Expositions personnelles[modifier | modifier le code]

2020 Musée d'Herzégovine "Le vies, en honneur à Jovan Dučić" Trebinje (Herzégovine)

2018 Momo Contemporary Art Gallery, Tokyo (Japon)

2017 Exposition A Chromatic Explosion, Belgrade (Serbie)

De 2007 à 2016 carte de vœux pour l'Unesco

2013 Centre culturel russe, Luxembourg

2010 :

Centre culturel russe à Belgrade (Serbie) ;

Affiche 150e anniversaire de la Mairie du 15e arrondissement, Paris

Bibliothèque National Pancevo (Serbie)

Galerie Etoile Tokyo (Japon)

2008 Musée national, Arad (Roumanie)

2005 Dom Kukture Trstenik (Serbie)

2004 Gradska Galerija Uzice (Serbie)

2001 Galerie Etoile, Nihonbashi Kyobashi Art Festival, Tokyo

2000 Japan Art Forum, Kyoto (Japon)

1998 Galerie ULUS, associations des artistes serbes, Belgrade (Serbie)

1997 Musée national, Belgrade

1994 Miharaya Galerie, Tokyo

1993 Galerie Espace Takarashi, Tokyo

1992 Galerie JC Riedel, Paris

1991 Ghion Galerie, Tokyo

1990 Galerija Stara Kapetanija, Zemun (Serbie)

1988 Ghion Galerie, Tokyo

1988 Japon Press Gallerie, Tokyo

1987 Galerie JC Riedel, Paris

1983 Maeda Galerie, Nagoya (Japon)

1983 Kikukawa Galerie, Ube, (Japon)

1982-1987 Ghendai Galerie, Tokyo

1980 Centre Chaillot-Galleria, Paris

1977 Galerie ASCA, Brescia (Italie)

1977 Galerie Barbaroux, Milan (Italie)

1973 Galerie Mondadori, Vérone (Italie)

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Références[modifier | modifier le code]

  1. « À l'ombre de Pasteur, la cité Falguière », article de Jacques Mauve et Michel Debonne. Bulletin de la Société d'histoire et d'archéologie du XVe arrondissement de Paris, no 8.
  2. Alessandro De Stefani: "Modigliani alla Cité Falguière: la prima fase della scultura nel suo contesto immediato" Articolo in Studiolo, revue d'Histoire de l'Art de l'Académie de France à Rome Villa Médicis (No.12, 2015, p. 5)