Mira Falardeau

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Mira Falardeau
Naissance
Ottawa, Drapeau du Canada Canada
Nationalité Canadienne
Profession
Autres activités
Formation

Mira Falardeau (B.A. M.A. Ph.D.) est une historienne et auteure québécoise de bande dessinée, née en 1948 à Ottawa.

Biographie[modifier | modifier le code]

Mira Falardeau obtient une maîtrise en histoire de l'Art de l'Université Laval de Québec en 1978. Son mémoire s'intitule L'Humour visuel : un modèle d'analyse visuelle des images comiques.

Comme auteure de bande dessinée, elle débute en 1974 en publiant dans le journal québécois Mainbasse, puis, en 1975, dans le supplément Perspectives[1]. De 1976 à 1980, elle produit un strip mensuel dans le magazine montréalais Châtelaine[2] et poursuit ses collaborations avec Le Fil des événements (Québec) et CWS/CF Les cahiers de la femme (Toronto). En 1982, elle collabore à la revue Le Temps fou (Montréal) et de 1984 à 1987, avec le magazine La Vie en rose.

C'est en 1981 qu'elle obtient son doctorat de l'Institut d'esthétique et des sciences de l'art à l'université de la Sorbonne (Paris), dont la thèse a pour titre La bande dessinée faite par les femmes en France et au Québec depuis 1960.

Falardeau a été professeure en cinéma et communication et de français à l’université Laval (1975-1976, 1992), l’université d’Ottawa (1983-1984), au Cégep de Sainte-Foy (1987-89), au Cégep de Limoilou (1997-2005).

Au fil des années, elle a publié plusieurs articles sur le sujet de la bande dessinée dans divers journaux[3] et revues.

Membre fondatrice de la Société des créateur(trice)s et ami(e)s de la bande dessinée (S.c.a.B.D.) en 1985, elle s'implique dans le domaine de la BD en en devenant la présidente et la porte-parole pendant quelques années.

Elle a fondé en 1993 les éditions Falardeau, une petite maison d'édition qui a publié en majeure partie les albums de son époux, l'auteur André-Philippe Côté. La structure cesse ses activités en 1998, après avoir cédé son fonds aux Éditions Soulières.

Elle a été commissaire de nombreuses expositions (voir bibliographie), notamment Les aventures de la bande dessinée québécoise au Musée du Québec, sur les 100 ans de la BD québécoise[4], qui s'est tenue au Musée du Québec en 1997-1998.

Elle publie en 2000 une adaptation en bande dessinée[5] de La Mercière assassinée d'Anne Hébert.

Elle a consacré des ouvrages au cinéma d'animation québécois, à la bande dessinée québécoise et à la caricature au Québec, s'intéressant ainsi à l'humour visuel sous toutes ses formes.

Son Histoire de la caricature au Québec, coécrite avec Robert Aird a reçu deux prix en 2010 : le 3e prix du livre politique de la présidence de l’Assemblée nationale du Québec en avril[6] et le grand prix de l’Assemblée nationale du Québec décerné par l’IHAF en octobre[7] . Elle est membre de l'Observatoire de l'humour rattaché à l'ENH de Montréal.

Depuis 2008, elle s'adonne à la sculpture humoristique sur bois avec des ajouts de matériel numérique.

Elle habite la ville de Québec.

Œuvre[modifier | modifier le code]

Articles[modifier | modifier le code]

  • « Pour une analyse de l'image comique », Communication/Information (Québec), III, 3, 1978, p. 21-52.
  • « Les femmes dessinatrices de bande dessinée », La Nouvelle Barre du jour (Montréal), Spécial BD, 110-111, 1982, p. 81-91.
  • « La bande dessinée au Québec », Communication et langages (Paris), été 1993, p. 46-63.
  • « La BD française est née au Canada », Communication et langages (Paris), 126, décembre 2000, p. 21-47lire en ligne.
  • « La naissance de la bande dessinée de langue française », Communication (Québec), 2000.
  • « L'humour visuel québécois », Humoresques (Paris), Spécial Humour québécois, 25, janvier 2007, p. 33-53.
  • « Albéric Bourgeois, caricaturiste québécois », Papiers nickelés (Paris), 15, 2007, p. 16-17.
  • « Henri Julien, l'un des premiers caricaturistes canadiens français », Papiers nickelés, 18, 2008, p. 6-7.
  • (en) « Vignettiste/Caricaturiste in Québec? », Leggendaria (Rome), 2009.
  • « La naissance de la caricature dans les journaux québécois », Cap-aux-Diamants (Québec), 101, 2010, p. 27-33.
  • « La figure de l'inversion dans la bande dessinée féministe », Trip (Montréal), 7, 2012, p. 201-210.
  • « Chantal Montellier et la cause des femmes », Triedere (Vienne), 6, janvier 2012, p. 116-123.
  • « Obom (Diane Obomsawin) », Papiers nickelés, 40, 2014, p. 29-30."
  • "L'image de la femme dans la bande dessinée québécoise", Cap-aux-Diamants (Québec), 133, 2018, p. 14-20.

Bandes dessinées[modifier | modifier le code]

  • Publications dans les magazines Châtelaine , Perspectives, (années 1970), La Vie en rose, Les cahiers de la femme-Canadian Women Studies, Le Soleil, Québec-Français, Heresies, (années 80).
  • Et vlan ! On s'expose..., collectif, Québec, Société des créateur(trice)s et ami(e)s de la bande dessinée (S.c.a.B.D.), 1985.
  • La Mercière assassinée, Montréal, Soulières éditeur, 2000.

Essais[modifier | modifier le code]

  • La bande dessinée au Québec, Montréal, éditions du Boréal, coll. « Boréal Express », 1994.
  • Histoire du cinéma d'animation au Québec, Montréal, VLB éditeur, coll. « Typo essai », 2006.
  • Histoire de la caricature au Québec, avec Robert Aird, Montréal, VLB éditeur, 2009.
  • Femmes et humour, Québec, Presses de l'université Laval / Paris, Hermann, 2014.
  • Humour et liberté d'expression, Presses de l'Université Laval, 2015[8]

Contributions[modifier | modifier le code]

  • « Le français dans la bande dessinée québécoise », dans Les Œuvres de création et le français au Québec, Québec, Éditeur Officiel, tome III, 1984, p. 25-31.
  • « La BD au Québec », dans Les Pratiques culturelles de grande consommation. Le marché francophone, Québec, CEFAN / Nuit blanche, 1992, p. 71-86.
  • « La case Montellier », dans Femme et Écriture, I am a camera, Chantal Montellier, Paris, Espace Delphine Seyrig, février 1994, p. 49-57.
  • « La bande dessinée », dans Robert Laliberté (direction), Le Québec, connais-tu ? La littérature québécoise, Montréal, Presses universitaires du Québec numérique, 2014.
  • « La bande dessinée québécoise de 1945 à 1980 », dans Claude Martin (direction), 1968, L'édition en ébullition, Montréal, Musée de l'imprimerie du Québec, 2014.

Expositions collectives[modifier | modifier le code]

  • 1981: Art et féminisme, Musée d'art contemporain, Montréal
  • 1981: Porks Roasts, 250 Feminists Drawings, UBC Gallery, Vancouver
  • 1982: Women Cartoonists, Cartoonist Guild, New York
  • 1983: Radical Humor, New York University
  • 1985 : Et Vlan ! On s'expose... 15 ans de bande dessinée dans la région de Québec, Galerie d'art La Passerelle, Sainte-Foy et Premier Salon international de la bande dessinée de Montréal
  • 2017: La voix des images, 9 dessinatrices féministes, Galerie Powerhouse La centrale, Montréal
  • 2018: Au bout du crayon: les droits des femmes, Cannes

Commissariat d’expositions[modifier | modifier le code]

  • Les Aventures de la bande dessinée québécoise , Musée du Québec, 1997
  • André-Philippe Côté, du bon côté, Maison Hamel-Bruneau, 2003
  • Les débuts de la bande dessinée québécoise de 1904 à 1908, Bibliothèque Nationale du Québec, 2004
  • Dessine-moi un jeu- des jeux dans les journaux aux jeux vidéo, Le Grand Rire, 2006
  • André-Philippe Côté, un certain côté de Québec, Bibliothèque de Charlesbourg, 2007
  • Les histoires en images : ancêtres de la BD, Grande Bibliothèque de Montréal, 2008
  • Manga : art du mouvement et Raconte-moi un manga, Grande Bibliothèque de Montréal, 2011-2012-2013
  • L'arme du rire: Caricature et liberté d'expression, Bibliothèque Gabrielle-Roy, Québec, octobre 2015[9]
  • Le polar au Québec, Bibliothèque Gabrielle-Roy, Québec, octobre 2016

Références[modifier | modifier le code]

  1. Christine Eddie, « Ces bonnes femmes qui font des "p'tits bonhommes », dans Châtelaine, août 1979, p. 37-40 ; Danièle Lemay, « Mira Falardeau, bédéiste québécoise », dans Canadian Women Studies / Les Cahiers de la Femme, printemps 1987, p. 76-79.
  2. Sylvie Laplante, « Elles dessinent par la bande », dans La Vie en rose, juin 1985.
  3. Brigitte Lamontagne, « L'histoire cahoteuse de la BD québécoise », dans Le Fil de événements du 26 septembre 1991.
  4. Mélanie Pageau, « Une exposition hilarante », dans Le Soleil du 11 juin 1997 ; Denise Martel, « 100 ans de BD québécoise », dans Le Journal de Québec du 16 juin 1997.
  5. Régis Tremblay, « Anne Hébert en BD », dans Le Soleil du 4 février 2000.
  6. Site de l'Assemblée nationale du Québec, consulté en mars 2014.
  7. Site de l'IHAF, consulté en mars 2014.
  8. « Plus on est de fous, plus on lit », Radio-Canada Première, 15 octobre 2015.
  9. Josiane Desloges, « "La caricature ou l'art de dégainer les crayons" », Le Soleil. Québec,‎

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Article connexe[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]