Mioara Mandea

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Mioara Mandea[1], née à Bucarest en Roumanie, est une géophysicienne spécialisée dans l'étude du magnétisme et de la gravité planétaire. Ses recherches ont permis de mettre en évidence diverses signatures des mouvements du noyau liquide de la Terre, à partir de données obtenues grâce à plusieurs missions spatiales françaises et européennes. Depuis 2011, elle dirige le programme Terre Solide du pôle Observation du Centre National d'Etudes Spatiales[2].

Biographie[modifier | modifier le code]

Mioara Mandea est diplômée en ingénierie géologique et géophysique, docteur en géophysique et de prospection géophysique de l'Université de Bucarest depuis 1993, docteur en géophysique interne de l'Institut de Physique du Globe de Paris[3] (1996). Elle a soutenu son habilitation à diriger des recherches de l'Université Paris VII en 2001. Elle a publié plus de 200 articles[4] et a encadré plus de dix étudiants pendant leurs études de doctorat.

Elle est depuis 2012 responsable du programme « Terre solide » à l'Observation de la Terre du CNES.

Organismes[modifier | modifier le code]

Mioara Mandea est membre de nombreux organismes scientifiques nationaux et internationaux :

Carrière scientifique[modifier | modifier le code]

Mandea est une géophysicienne principalement impliquée dans la mesure, la cartographie et la compréhension de la multitude des champs magnétiques rencontrés dans l'espace près de la Terre et près des planètes semblables à la Terre. Tout au long de sa carrière, elle a participé aux efforts de mesure du champ magnétique terrestre[8], depuis le sol et le terrain jusqu'à l'espace grâce aux instruments embarqués par les agences spatiales françaises[9] et européenne[10].

Elle a développé ses propres recherches, en s'intéressant à la modélisation du champ magnétique central et de ses variations temporelles (avec un accent particulier sur les secousses géomagnétiques[11]), ainsi qu'à l'étude des autres contributions des champs (champs lithosphériques et externes). En utilisant l'information géomagnétique pour déterminer les propriétés physiques internes de la Terre[12] (la conductivité inférieure du manteau et les mouvements des fluides à la limite noyau-manteau), elle a pu montrer que le magnétisme terrestre doit être étudié en lien avec les champs de gravité.

Elle a participé au développement de l'observation spatiale des planètes par son implication dans la gestion de la recherche.

Distinctions[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. Mioara H. Mandéa - Scopus, Mendeley. 2020.
  2. a b c d e f g et h Alexander Jordan, « mioara mandea - cv », sur www.mioara-mandea.eu (consulté le 12 mars 2021)
  3. « Institut de physique du Globe de Paris | Terre - Planètes - Environnement - Risques naturels », sur www.ipgp.fr (consulté le 8 mars 2019)
  4. (en) Mioara Mandea et al.,, « Recent changes of the Earth’s core derived from satellite observations of magnetic and gravity fields », Proceedings of the National Academy of Sciences, vol. 109, no 47,‎ , p. 19129–19133 (ISSN 0027-8424 et 1091-6490, PMID 23064635, DOI 10.1073/pnas.1207346109, lire en ligne, consulté le 8 mars 2019)
  5. (en-US) « AGU - American Geophysical Union », sur AGU (consulté le 8 mars 2019)
  6. (en-GB) « EGU », sur European Geosciences Union (EGU) (consulté le 8 mars 2019)
  7. « Société géologique de France », sur www.geosoc.fr (consulté le 8 mars 2019)
  8. (en) « Earth's magnetic field », dans Wikipedia, (lire en ligne)
  9. « cnes | Le site du Centre national d'études spatiales », sur cnes (consulté le 8 mars 2019)
  10. (en-GB) esa, « ESA », sur European Space Agency (consulté le 8 mars 2019)
  11. « Assmilation de données géomagnétiques et dynamique dans le noyau terrestre »
  12. « ISTerre - Analyse de données géomagnétiques », sur www.isterre.fr (consulté le 8 mars 2019)
  13. « ACADÉMIE ROYALE DE BELGIQUE ANNUAIRE 2020 » (consulté le 12 mars 2021)
  14. a et b (en-US) « Mioara Mandea Receives 2014 International Award », sur Eos (consulté le 8 mars 2019)
  15. Décret du 14 novembre 2016 portant promotion et nomination (lire en ligne)
  16. (en) « Academia Europaea members personal page » (consulté le 12 mars 2021)