Minstrel show

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Couverture de The Celebrated Negro Melodies, as Sung by the Virginia Minstrels, 1843
Personnage Jim Crow de Thomas D. Rice

Le minstrel show, ou minstrelsy, était un spectacle américain créé vers la fin des années 1820, où figuraient chants, danses, musique, intermèdes comiques, interprétés d'abord par des acteurs blancs qui se noircissaient le visage, puis, surtout après la Guerre de Sécession, par des Noirs eux-mêmes.

Les Noirs de ces spectacles apparaissaient comme ignorants, stupides, superstitieux, joyeux, et doués pour la danse et la musique. Les acteurs professionnels délaissèrent le genre vers 1910, mais des amateurs le firent durer jusque dans les années 1950. La montée de la lutte contre le racisme les fit disparaître définitivement.

Histoire[modifier | modifier le code]

Les débuts[modifier | modifier le code]

Les premières représentations théâtrales de personnages noirs interprétés par des blancs se rapportent à  l’année 1604 [1]. Les spectacles de minstrel tel qu’ils sont définis ont toutefois des origines plus tardives. C’est en 1767 qu’Andrew Barton a produit The Disapointment , la première pièce professionnelle produite aux États-Unis qui mettait en vedette un personnage « Negro »[2]. Vers la fin du 18e siècle, plusieurs types de personnages blackface ont alors commencé à apparaître aux États-Unis. Ceux-ci représentaient des serviteurs qui ajoutaient une touche de comédie aux pièces présentées [3]. Éventuellement, ces interprètes se sont retrouvés sur les scènes théâtrales de New York, dans différentes tavernes et même à présenter au cirque[4]. Effectivement, au début le phénomène blackface s’est établi dans des endroits peu respectables de New York, tel qu’à Lower Broadway, the Bowery et à Chatham Street[5]. Éventuellement, les spectacles blackface ont migré vers des scènes plus prestigieuses. Le salon célèbre Park Theatre a même hébergé de tels événements [5]. Avec les années, le théâtre minstrel est devenu une activité participative. C’est alors que les gens des classes sociales plus défavorisées ont commencé à fréquenter ces spectacles en grand nombre. Ils jetaient des objets aux acteurs et aux orchestres lorsqu’ils étaient mécontents de l’interprétation d’un personnage ou de la comédie présentée sur scène [3]. Les spectacles de minstrel typiques de l’époque étaient souvent des représentations courtes qui incorporaient des éléments de burlesque [5]. Ils se moquaient également des pièces de Shakespeare. Il était d’ailleurs possible de retrouver des spectacles qui avaient des titres tels que : « Hamlet the Dainty », « Bad Breath, the Crane of Chowder », « Julius Sneezer » et« Dars-de-Money »[5].

L’expansion du mouvement du spectacle de minstrel a permis à certains artistes blancs de se bâtir des réputations en tant qu’interprète blackface reconnu. Effectivement, Charles Matthews, George Washington Dixon et Edwin Forrest sont devenus renommés pour leur performance dans divers spectacles de minstrel [4]. Thomas Darmouth Rice a également grandement influencé le mouvement des spectacles de minstrel [6]. En 1828, il a écrit sa pièce de chant-et-danse « Jump Jim Crow » qui est alors devenue un emblème du mouvement minstrel [6]. Plusieurs croîent que Rice s’est inspiré des esclaves des plantations dans le sud des États-Unis pour créer son personnage célèbre Jim Crow. Cependant, en réalité, l’auteur a trouvé son inspiration dans le creuset New-Yorkais de Catherine Street Market, un endroit où les noirs dansaient et chantaient pour de l’argent [6]. Contrairement aux mythes populaires, Jim Crow n’est donc pas une représentation d’un esclave en particulier que Rice aurait rencontré, mais plutôt un assemblage de personnes qu’il aurait observé pendant ses visites à New York [6]. Les spectacles de minstrel et l’œuvre de Rice ont donc largement participé à créer des stéréotypes négatifs sur les noirs.

D’autre part, plusieurs personnes d’origines blanches s’intéressaient beaucoup à la chanson et à la danse typiquement noire. Au dix-neuvième siècle, certains acteurs noirs dansaient et chantaient donc dans les rues de New York pour récolter de l'argent[7]. Ils étaient souvent accompagnés par des musiciens qui jouaient de la musique typiquement associée aux afro-américains sur des instruments de percussion, tel que le banjo [7].

L'apogée[modifier | modifier le code]

Les spectacles de minstrel ont atteint leur pic de popularité entre les années 1850 et 1870 [8]. Alors que le taux de présence au théâtre chutait dramatiquement, les concerts de minstrel étaient une source de distraction qui était encore profitable pour les troupes connues. C’est alors qu’en 1843 qu’un groupe de quatre acteurs ont créé la troupe Virginia Minstrels [8]. Daniel Decateur Emmet était alors le chef de cette troupe [8]. Leurs spectacles étaient peu organisés et ne présentaient pas une structure bien définie. Les quatre membres du groupe jouaient des instruments de musique accompagnés de paroles. Ils ajoutaient également quelques remarques comiques à leur texte.  Leurs concerts terminaient toujours avec une chanson de plantation. C’est à partir de ce moment que le terme minstrel est devenu synonyme avec les performances de blackface [8]. En 1845, Ethiopian Serenaders a mis sur place une troupe de minstrel qui démontrait des actes beaucoup plus sophistiqués. Ce groupe est même devenu plus populaire que la très célèbre troupe Virginia Minstrels [9]. La troupe de minstrel la plus importante et renommée du dix-neuvième siècle était Christy’s Minstrels [8]. Les acteurs de ce groupe ont joué sur la scène de Broadway pendant près de 10 ans [8]. Stephen Foster qui est considéré comme « le père de la musique américaine » a même écrit de multiples chansons pour cette compagnie [8].

Pendant les années populaires du mouvement de minstrel, les troupes d’acteurs voyageaient énormément et présentaient leurs spectacles à plusieurs lieux variés. Effectivement, il était possible de les retrouver à performer dans des maisons d’opéra extravagantes ou même à dans des tavernes [10]. La vie de voyageurs était toutefois parfois dangereuse. Les acteurs devaient souvent passer des nuits blanches et voyager de longs périples sur des routes dangereuses. Ils étaient aussi souvent victimes d’arrestations indécentes [9]. Leurs conditions de vie les exposaient également à plusieurs  maladies infectieuses et aux voleurs [9]. La montée de popularité des spectacles de minstrel a également incité la construction de salles de théâtre grandioses à travers les États-Unis afin d’accueillir un nombre de spectateurs croissant [9].

La montée des spectacles de minstrel a incité plusieurs blancs à questionner les conditions de vie des esclaves noirs. Ils ont commencé à s’inquiéter pour ceux-ci, sans même être pleinement informés par rapport à la situation quotidienne auxquelles les esclaves devaient faire face [9].  En effet, les spectacles blackface avaient été inconsistants jusqu’alors. Certains esclaves étaient représentés comme étant joyeux alors que d’autres étaient victimes d’actes inhumains[9]. Cependant, dans les années 1850, les spectacles de minstrel ont commencé à se concentrer principalement sur le maintient de l’esclavagisme en démontrant les esclaves de façon romantique et optimiste [3]. Les histoires démontraient des esclaves qui cherchaient à plaire à leurs maîtres par le chant et la danse. Ils leur suppliaient de rester esclaves en exclamant « la chance » qu’ils avaient de travailler pour eux. Les paroles et les dialogues des spectacles de minstrel sont donc devenus très racistes et promouvaient la suprématie blanche. Le message émis par les spectacles de minstrel étaient donc très clairs : les esclaves étaient heureux avec leur situation et devaient rester ainsi [1].

Le déclin[modifier | modifier le code]

Le déclin de la popularité des spectacles de minstrel a commencé suite à la Guerre Civile aux États-Unis [8]. Pendant ce temps, des nouveaux types de spectacles et de divertissement ont également commencé à apparaître dans le nord des États-Unis. Les comédies musicales et les spectacles de vaudeville sont alors devenus des sources de divertissement plus convoitées que les spectacles de minstrel [8].

À la même époque, l’organisation des troupes de minstrel a également commencé à changer. Les troupes sont alors devenues de plus en plus grandes. Plus de dix-neuf artistes pouvaient se retrouver sur une scène en même temps[1]. Des troupes telles que J.H. Haverly’s United Mastodon Minstrels comptaient parfois plus de cent membres[5]. La mise en scène des spectacles s’est également transformée. Les décors sont devenus beaucoup plus luxueux et coûteux [9]. Il était également possible de retrouver des acrobates japonais et ou des artistes de cirque dans les mises en scène de certaines troupes [9].Ces changements organisationnels ont évidemment rendu la production des spectacles de minstrel très dispendieuse et peu profitable [9].

Malgré ces changements, les nouvelles troupes de minstrel ont toujours gardé une accentuation forte sur la musique raffinée pendant leur spectacle. La plupart des troupes ont ajouté des jubilés ou des spirituels à leur répertoire vers les années 1870 [11]. Les thèmes sociaux ont également continué à être au cœur de la plupart des spectacles. Les histoires ayant lieu sur des plantations ont donc occupé une plus petite partie dans le répertoire des spectacles de minstrel avec l’arrivée de nouveaux problèmes sociaux. La critique sociale principale ressortant des spectacles de minstrel est alors devenue la baisse du sens de moralité dans le nord urbanisé des États-Unis [9]. Les grandes villes nordiques étaient dépeintes comme étant corrompues, remplies de pauvreté et de personnes immorales [9]. Les spectacles de minstrel prônaient de leur côté la vie familiale traditionnelle tout en dénonçant les droits des femmes, le déclin de la religion et l’immoralité de l’ascension d’une société axée sur la sexualité[9].

Vers les années 1880, les spectacles de minstrel ne formaient plus qu’une petite part de l’industrie du divertissement américain. Des petites troupes amateurs ont toutefois continué à divertir des foules jusqu’au début du vingtième siècle[12]. Les audiences qui étaient encore intéressées par les spectacles de minstrel étaient surtout concentrées dans le sud rural des États-Unis. . Quelques troupes noires ont continué à présenter des spectacles pendant les années suivantes mais le mouvement n’était plus très populaire. Peu à peu, les spectacles de vaudeville sont devenus la nouvelle source de divertissement la plus convoitée à travers les États-Unis [1].

Les minstrels noirs[modifier | modifier le code]

Thomas Dilward

Pendant les années 1840 et 1850, William Henry Lane et Thomas Dilward sont devenus les premiers acteurs noirs à interpréter des personnages sur scène dans un spectacle de minstrel[9]. Des troupes composées seulement de noirs ont alors suivi dès 1855[9]. Afin d’augmenter leur popularité et d’attirer des spectateurs, ces troupes mettaient énormément d’emphase sur l’authenticité de leurs numéros en raison de leurs origines ethniques[9]. Hicks, Sawyer Minstrels et Callendar’s Consolidated Spectaculur Colored Minstrels étaient des troupes populaires composées seulement de noirs pendant le dix-neuvième siècle [10]. Même les propriétaires de ces troupes étaient noirs [10]. Certains compositeurs d’origines africaines sont également devenus des artistes reconnus grâce aux spectacles de minstrel. James Bland était un musicien, chanteur et compositeur qui a écrit plus de 700 chansons pour ce type de spectacle [10]. Sa chanson la plus populaire est « Carry Me Back to Old Virginny »[10] .

La curiosité des blancs envers les personnes noires expliquait souvent pourquoi ils étaient si intéressés par les spectacles de minstrel. Ils cherchaient à voir les noirs dans leur « état naturel » [9]. Les spectacles de minstrel noirs promouvaient ainsi le talent en chant et en danse des acteurs.

À partir des années 1860 et 1870, il ne restait que deux ou trois troupes noires qui dominaient dans le monde des spectacles de minstrel . La première se nommait Brooker and Clayton’s Georgia Minstrel et la deuxième était Sam Hague’s Slave Troupe of Georgia Minstrel [13].

La montée du racisme a rendu la pratique de cette profession très difficile pour les acteurs noirs. Lorsqu’ils présentaient des spectacles dans le sud des États-Unis, ils devaient rester dans la peau de leur personnage s’ils désiraient se promener dans les villes. Ils gardaient leurs vieux vêtements « d’esclave » et souriaient constamment pour éviter l’harcèlement. Pour des raisons de sécurité, les troupes quittaient rapidement les régions fréquentées après leurs spectacles et devaient cacher leurs biens[9]. Les salaires des acteurs noirs n’étaient pas aussi élevés que les salaires des acteurs de minstrel blancs. Ils gagnaient toutefois un salaire plus élevé que les afro-américains qui pratiquaient d’autres professions à l’époque [9].

Le contenu dans les spectacles de minstrel des troupes noires ne différait pas beaucoup de celui présenté dans les spectacles mis en scène par les blancs. L’emphase était surtout placée sur la vie des esclaves sur les plantations et différents thèmes sociaux. Les troupes ont également ajouté le jubilé à leurs spectacles[9]. Le talent en chant et en danse des acteurs de minstrel noirs a grandement participé à la montée en popularité de leur spectacle. « L’authenticité » de leur performance leur a également mérité plusieurs éloges de la part des spectateurs. De plus, un facteur important qui différenciait les troupes noires des troupes blanches était l’ajout des thèmes religieux à leurs spectacles[10]. Malgré le fait que les spectacles de minstrel perpétuaient des stéréotypes racistes par rapport aux noirs, les acteurs travaillaient subtilement à changer ceux-ci tout en se moquant de la société blanche [10].

Ceci dit, les spectacles de minstrel noirs étaient la première opportunité pour les afro-américains d’interpréter des personnages sur des scènes théâtrales d’envergure dans l’industrie du show business américain[1]. Pat H. Chappelle était d’ailleurs le premier à mettre sur pied une troupe de vaudeville composée uniquement d’acteurs noirs [14].Effectivement, The Rabbit’s Food Comedy Company a fait évoluer les spectacles de minstrel vers une forme de divertissement sophistiquée et comique[14]. Lors de sa tournée à travers les États-Unis, cette troupe a également transformé de façon positive les stéréotypes négatifs associés aux noirs de l’époque [14].

Les personnages[modifier | modifier le code]

Zip Coon, 1834

Les visages des premiers personnages de minstrel étaient recouverts de maquillage noir. Lorsque l’opinion publique envers les noirs a commencé à changer, les stéréotypes associés aux personnages de minstrel ont également évolué. Éventuellement, plusieurs personnages typiques sont nés de ce mouvement. Thomas Rice a introduit le premier archétype d’un esclave noir avec sa chanson Jump Jim Crow qui était accompagnée d’une danse [6].  Effectivement, Jim Crow et Zip Coon sont parmi les personnages les plus célèbres du mouvement de minstrel qui se moquaient des esclaves et des noirs libres[15].

Le maquillage noir et les illustrations sur les programmes des spectacles dépeignaient les personnes noires comme ayant des yeux très grands, des gros nez et des grosses lèvres [9]. Ces représentations les démontraient également comme ayant des immenses pieds. Les termes utilisés pour décrire les personnages étaient souvent associés à des animaux ou à des créatures peu civilisées. Ils étaient perçus comme des personnes qui avaient la musique, le chant et la danse dans leur sang[9]. Selon les spectacles de minstrel, les noirs étaient des personnes naïves qui n’avaient pas besoin de sommeil ou des conditions de vie acceptables pour être heureux. Les personnages démontrant des esclaves sont donc rapidement devenus victimes d’un humour peu sophistiqué. Les noms des personnages étaient également rattachés à l’instrument qu’ils jouaient [10].

Au début du vingtième siècle, les femmes faisaient partie des troupes de minstrel. Elles jouaient des rôles variant de la femme sexuelle à la sotte risible. Ma Rainey et Bessie Smith étaient toutes deux des actrices de minstrel au début de leur carrière [8].

Les personnages qui représentaient des personnes blanches se concentraient plutôt sur les stéréotypes de groupes spécifiques. Les irlandais et les allemands étaient souvent personnifiés [16]. Les premiers personnages irlandais sont apparus en 1840 et démontraient une image de personnes alcooliques et peu cultivées qui parlaient avec un accent très prononcé[16]. Les allemands étaient plutôt représentés de façon favorable lors de leur introduction dans les spectacles de minstrel en 1860. Ils étaient dépeints comme des personnes responsables, sensibles et sévères [4]. Ceci était indubitablement dû au fait que les allemands étaient interprétés par des acteurs qui étaient de la même nationalité [9].

La musique[modifier | modifier le code]

La musique et la danse ont toujours été les éléments au cœur des spectacles de minstrel et les raisons principales de leur popularité. La musique de minstrel contient des éléments de la culture noire avec des ajouts de la tradition européenne[3]. Effectivement, les musiques folkloriques irlandaises et écossaises ont eu des influences importantes sur les spectacles de minstrel [3].

Les premières chansons blackface consistaient souvent de vers qui étaient entrelacés sans liens apparents[3]. Les paroles des chansons détenaient un ton moqueur avec l’intention de rire méchamment des noirs. Les textes des spectacles de minstrel incorporaient également des histoires folkloriques qui abordaient des mythes concernant les animaux[10].

Les instruments utilisés dans les spectacles de minstrel étaient très variés. Il était possible de retrouver un mélange du banjo américain, des tambourines européennes, du violon différents instruments de percussion [17]. Bref, la musique et la danse des spectacles de minstrel  ne représentaient pas réellement la culture noire de l’époque. C’était plutôt une interprétation selon les blancs [5]. Le spectacle de minstrel était donc l' un des premiers exemples d’une appropriation culturelle et de l’exploitation de la culture noire par les blancs [1].

Malgré les éléments grandioses des prestations de blackface, les auditoires du dix-neuvième siècle croyaient que les chansons et les danses représentées dans les spectacles de minstrel étaient authentiques à la culture noire. En ajoutant des caricatures et la musique « typiquement » noire, les spectacles de minstrel ont ajouté une touche d’inconnu et de surprise aux soirées pour les spectateurs blancs [5]. Les auditoires étaient donc dupés par l’information transmise dans ces spectacles.

Les influences modernes[modifier | modifier le code]

Les spectacles de minstrel ont joué un rôle important dans la formation de l’opinion publique sur les noirs aux États-Unis pendant le dix-neuvième siècle. Les idées préconçues que les noirs étaient des personnes sans éducation qui étaient toujours souriantes et très musicales ont été perpétuées par le racisme retrouvé dans les spectacles de minstrel jusqu’au milieu du vingtième siècle. Les spectacles de minstrel ont également eu une influence importante dans le monde du divertissement. Effectivement, il est possible de retrouver ses racines dans les spectacles de vaudeville, à la radio, à la télévision et même dans certains personnages animés du vingtième et du vingt-et-unième siècle [8]. En effet, lors du déclin des spectacles de minstrel, le phénomène blackface a repris vie dans les spectacles de vaudeville. Les artistes de ce type de spectacle ont même incorporé certaines chansons et numéros de danse des spectacles de minstrel dans leurs numéros [13]. Walt Disney a même fait référence aux stéréotypes des minstrel avec son personnage célèbre Mickey Mouse [18]. Celui-ci chante, danse et sourie constamment, tout comme les noirs dans les spectacles de minstrel[18].

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d, e et f Watkins, Mel (1994), On the Real Side: Laughing, Lying, and Signifying—The Underground Tradition of African-American Humor that Transformed American Culture, from Slavery to Richard Pryor, New York: Simon & Schuster.
  2. Green, A. W. (1970). "Jim Crow", "Zip Coon": The Northern Origins of Negro Minstrelsy. The Massachusetts Review, 385-397.
  3. a, b, c, d, e et f Cockrell, Dale (1997), Demons of Disorder: Early Blackface Minstrels and their World, Cambridge University Press / Cambridge Studies in American Theatre and Drama, ISBN 0-521-56828-5.
  4. a, b et c Strausbaugh, John (2006). Black Like You. Tarcher. ISBN 1-58542-498-6
  5. a, b, c, d, e, f et g Lott, Eric (1993), Love and Theft: Blackface Minstrelsy and the American Working Class, New York: Oxford University Press, ISBN 0-19-509641-X.
  6. a, b, c, d et e Béthune, Christian 8300 defect for UNSW L'Homme, 1 July 2007, Issue 183, p. 147-161
  7. a et b Thoms F. De Voe, The Market Book (1862), New York:Burt Franklin 1969, p. 344, quoted in Lott 1993, pp. 41–42. 
  8. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j et k « minstrel show | American theatre » (consulté le 18 avril 2015)
  9. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k, l, m, n, o, p, q, r, s, t, u et v Toll, Robert C. (1974), Blacking Up: The Minstrel Show in Nineteenth-century America, New York: Oxford University Press.
  10. a, b, c, d, e, f, g, h et i « Minstrel show », sur cs.mcgill.ca (consulté le 18 avril 2015)
  11. Baer, Hans A., and Merrill Singer. African American religion: Varieties of protest and accommodation. Univ. of Tennessee Press, 2002.
  12. « The Survival of Blackface Minstrel Shows in the Adirondack Foothills », sur www.nyfolklore.org (consulté le 18 avril 2015)
  13. a et b Cullen, Frank, Florence Hackman, and Donald McNeilly. Vaudeville, Old and New: an encyclopedia of variety performers in America. Psychology Press, 2006.
  14. a, b et c “Rabbit's Foot Comedy Company; T. G. Williams;William Mosely; Ross Jackson; Sam Catlett; Mr. Chappelle.” News/Opinion, The Freeman, page 6. October 7, 1905. Indianapolis, Indiana    
  15. « Blackface! - The History of Racist Blackface Stereotypes », sur black-face.com (consulté le 18 avril 2015)
  16. a et b Mary Wood, « Exploiting Race and Ethnicity: Irish Caricatures and Stereotypes », sur xroads.virginia.edu (consulté le 18 avril 2015)
  17. Beth Lenz, The Bones in the United States: History and Performance Practice. M. A. Thesis, University of Michigan, 1989    
  18. a et b Sacks, Howard L.; Sacks, Judith (1993), Way up North in Dixie: A Black Family's Claim to the Confederate Anthem, Washington: Smithsonian Institution Press.

Voir aussi[modifier | modifier le code]