Mínos Kalokerinós

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Mínos Kalokerinós
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Biographie
Naissance
Décès
Nom dans la langue maternelle
Μίνως ΚαλοκαιρινόςVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Formation
Activités
Fratrie
Lysímachos Kalokerinós (d)Voir et modifier les données sur Wikidata

Mínos Kalokerinós (en grec moderne : Μίνως Καλοκαιρινός, 1843, Héraklion - 1907, Héraklion) est un homme d'affaires et passionné d'archéologie. Il est connu pour avoir été le premier à mener des fouilles à Cnossos[1].

Il est aussi le premier à avoir identifié le site avec le palais minoen[2].

Biographie[modifier | modifier le code]

Il est le plus jeune fils d'Andréas Kalokerinós, le propriétaire des terres du site de Cnossos[3]. Il passe son enseignement secondaire sur l'île de Syros, puis s'inscrit à la faculté de droit d'Athènes où il étudie pour un an seulement. L'état de santé de son père le force à retourner à Héraklion. Après le décès de celui-ci il reprend les affaires paternelles avec son frère Lysímachos Kalokerinós (de). Par la suite ils gèrent ensemble une manufacture de savon.

En 1869, il épousa Skévo Kyriazí avec qui il eut cinq enfants.

En 1895, son entreprise fit faillite.

Il reprit ses études de droit en 1903[4].

Fouille[modifier | modifier le code]

Les préparatifs de la fouille commencèrent en 1877 sur la colline de Kefála et la fouille elle-même en 1878, mais les autorités ottomanes qui contrôlent alors l'île y mettent fin trois semaines plus tard[5].

Néanmoins, des portions de l'aile ouest et plus précisément des magasins ouest furent alors repérées pour la première fois, ainsi qu'un angle de la salle du trône.

La poursuite des recherches intéressa de nombreux fouilleurs étrangers comme W.J. Stillman, Heinrich Schlieman et enfin l'archéologue Sir Arthur John Evans qui sera le premier à découvrir et vraiment mettre au jour le légendaire palais du roi Minos[2].

Collection[modifier | modifier le code]

Les trouvailles des fouilles de Mínos Kalokerinós furent incluses dans sa propre collection[6]. Au cours des violences perpétrées par les Turcs le , sa maison fut pillée et incendiée en même temps que sa collection. Seuls de rares objets furent conservés, surtout des jarres de l'aile ouest du palais qu'il avait eu le temps de donner à des musées de Grèce, Paris et Londres dans le but de soulever l'intérêt pour Cnossos[2].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Knossos | Knossos | our place | Municipality of Heraklion », sur www.heraklion.gr (consulté le )
  2. a b et c Giorgos Tzorakis, Cnossos, Nouveau guide du palais de Cnossos, Athènes, édition Hespéros, , 120 p. (ISBN 978-960-8103-65-8)
  3. Index Data, www.indexdata.dk and University of Crete Library, www.lib.uoc.gr, « University of Crete Library », sur anemi.lib.uoc.gr (consulté le )
  4. « Μίνωας Καλοκαιρινός: Ο άνθρωπος που οδήγησε τα βήματα του Έβανς », sur historyreport.gr (consulté le )
  5. Bernard Haussoullier, « Vases peints archaïques découverts à Cnossos (Crète) », http://www.persee.fr/doc/bch_0007-4217_1880_num_4_1_4306, no Volume 4 - Numéro 1,‎ (lire en ligne)
  6. « Bulletin de correspondance hellénique », sur persee.fr, (consulté le )

Liens externes[modifier | modifier le code]