Minoru Shibuya

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Minoru Shibuya
Description de cette image, également commentée ci-après
Minoru Shibuya en 1960
Naissance
Nagasaki (Japon)
Nationalité Drapeau du Japon Japonais
Décès (à 73 ans)
Profession Réalisateur
Scénariste
Films notables Ceux d'aujourd'hui
Le Christ en bronze

Minoru Shibuya (渋谷実, Shibuya Minoru?, - ) est un réalisateur japonais.

Biographie[modifier | modifier le code]

Né à Tokyo, Minoru Shibuya fréquente l'université Keiō mais la quitte avant d'être diplômé[1]. Il rejoint la Shōchiku en 1930 et y travaille comme assistant auprès de Yasujirō Ozu, Mikio Naruse, et Heinosuke Gosho, avant de faire ses débuts en tant que réalisateur en 1937[2]. Shibuya « travaille avec la même facilité dans la comédie et le mélodrame, [et] laisse sa marque en tant que chroniqueur ironique mais compatissant des difficultés du début de la période d'après-guerre »[3].

Un film notable est Le Radis et la carotte, supposé être le dernier film d'Ozu avant qu'il meurt. Mais comme le note le critique Chris Fujiwara, « les films de Shibuya sont à mille lieues de ceux d'Ozu : durs, parfois véhéments, imprégnés d'humour noir, qui tendent à déformer le corps humain ou à le pousser dans les tréfonds de compositions violemment modernistes »[3].

Il dirige près d'une cinquantaine de films entre 1937 et 1966[4].

Filmographie sélective[modifier | modifier le code]

Ryō Ikebe et Isuzu Yamada dans Ceux d'aujourd'hui (1952)

Les titres en français se basent sur la filmographie de Minoru Shibuya dans l'ouvrage Le Cinéma japonais de Tadao Sato[5].

  • 1937 : Madame n'en saura rien (奥様に知らすべからず, Okusama ni shirasu bekarazu?)
  • 1937 : La Demande en mariage de maman (ママの縁談, Mama no endan?)
  • 1938 : La Mère et l'enfant (母と子, Haha to ko?)
  • 1939 : Vent du sud (南風, Minamikaze?)
  • 1950 : Tohu-bohu (てんやわんや, Tenya wanya?)
  • 1951 : L'École de la liberté (自由学校, Jiyū gakkō?)
  • 1952 : Ceux d'aujourd'hui (現代人, Gendai-jin?)[6]
  • 1952 : Pas de consultations aujourd'hui (本日休診, Honjitsu kyūshin?)
  • 1956 : Le Christ en bronze (青銅の基督, Seidō no Kirisuto?)[7]
  • 1957 : Les Justiciers (正義派, Seigiha?)
  • 1957 : Le Quartier des fous (気違い部落, Kichigai buraku?)
  • 1958 : La Saison des mauvaises femmes (悪女の季節, Akujo no kisetsu?)
  • 1961 : La Pie-grièche (もず, Mozu?)
  • 1961 : Braves gens, belles journées (好人好日, Kōjin kōjitsu?)
  • 1961 : Le Paradis des ivrognes (酔っぱらい天国, Yopparai tengoku?)
  • 1965 : Le Radis et la Carotte (大根と人参, Daikon to ninjin?)

Récompenses et distinctions[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Shibuya Minoru », Nihon jinmei daijiten+Plus, Kōdansha (consulté le 23 juin 2011)
  2. « Minoru Shibuya », Moving Image Source, Museum of the Moving Image (consulté le 23 juin 2011)
  3. a et b Chris Fujiwara, « Finished Business », Moving Image Source, Museum of the Moving Image, (consulté le 23 juin 2011)
  4. (ja) « Filmographie », sur JMDB (consulté le 14 juin 2018)
  5. Tadao Satō, Le Cinéma japonais (tome II), Éditions du Centre Pompidou, , 324 p. (ISBN 2-85850-930-1), p. 281-282
  6. a et b Ceux d'aujourd'hui - Festival de Cannes
  7. a et b Le Christ en bronze - Festival de Cannes

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Source[modifier | modifier le code]