Ministres de François II

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Ministres de François II

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1 an, 4 mois et 25 jours

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Informations générales
Conseil des ministres réunion préparatoire au Conseil du roi et réunissant tous les membres du Conseil d’en haut
Législature Une assemblée des notables du 21 au 26 août 1560 à Fontainebleau, mais pas de législature permanente, ni d'états généraux de 1507 à 1559, les parlements du royaume sont des cours de justices
Régime Royaume de France (monarchie féodale)
Roi François II de France
Composition du Gouvernement
Chef pas de chef de gouvernement, les ministres sont nommés et révoqués par le roi, qui exerce de facto la fonction de chef de gouvernement
Membres 9 (uniquement masculin)
Histoire et événements
Décès du roi Henri II, son fils aîné, François II lui succède.
Décès du roi François II, son frère, Charles IX, lui succède.
Liste des gouvernements de la France

Les Ministres de François II ont formé le 26e gouvernement de la France sous la monarchie féodale du Royaume de France. Ils ont été en fonction pendant le règne du roi François II entre le et le .

Histoire[modifier | modifier le code]

Le 30 juin 1559, lors d'un tournoi en l'honneur du futur mariage de Emmanuel-Philibert de Savoie avec Marguerite, la sœur du roi, le roi Henri II de France est blessé à l’œil par Gabriel de Montgommery[1].

L’état du roi Henri II se détériore à partir du 4 juillet puis le roi décède le 10 juillet, jour du mariage. Son fils aîné, François II, âgé de 15 ans et 8 mois, lui succède. Selon la loi, il est majeur. Il n'a donc pas besoin de s'entourer d’un conseil de régence[2]. Les protestants espèrent obtenir la fin de la répression catholique, mais le premier jour de son règne, François II commande à ses quatre secrétaires d'État de s'adresser à sa mère, la reine Catherine de Médicis, qui, accablée par la mort de son époux, confie les rênes du gouvernement aux Guises catholiques partisans d'une fermeté envers la religion réformée[3].

Marie de Guise, la mère de l'épouse de François II, est la sœur utérine de François de Guise et de Charles de Guise qui exercent leur ascendant sur François II. Pour prendre en main le pouvoir et diriger l'essentiel de la politique royale, les deux frères Guise font une véritable « révolution de palais »[4] dans les ministres de Henri II en se répartissant les charges du pouvoir au détriment de leur ancien rival, Anne de Montmorency qui est confirmé dans ses charges de connétable (le roi précédent a ordonné la survivance de sa fonction pour son fils François de Montmorency), mais est évincé de la cour, ainsi que du chancelier Jean Bertrand qui doit rendre les sceaux au chancelier François Olivier (ce dernier va démissionner le 2 janvier 1560).

Le duc de Guise, François prend en main la charge de grand-maître ainsi que la direction de l'armée royale et le cardinal de Lorraine prend la direction des finances, de la justice et de la diplomatie[5].

Les Guises catholiques, convaincus d'être en droit de réprimer l'hérésie calviniste, s'imposent comme les nouveaux maîtres de la cour[6].

Deux princes du sang protestants, Antoine de Bourbon et son frère le prince de Condé, possèdent la légitimité pour gouverner la France, mais restent inactif en refusant de se débarrasser des Guises pour ne pas provoquer de conflit ouvert avec la cour où ils ont leurs intérêts.

Le prince de Condé va privilégier une conspiration à couvert. En mars 1560, plusieurs gentilshommes protestants complotant pour enlever François II sont dénoncés et arrêtés. Le 17 mars, le roi François II confie au duc de Guise, François la lieutenance générale du royaume.

Dès le mois de juillet 1560, Anne de Montmorency réintègre la cour et le conseil du roi - avec une influence évidemment moindre que sous Henri II.

Vers le 4 ou 5 octobre, le roi déclare la guerre aux rebelles, face aux membres du conseil et aux chevaliers de l’ordre présents à la cour. Tous prêtent serment de fidélité au roi. Il interpelle aussi la reine Catherine : « Vous aussi ma mère, vous serez de cette guerre »[7].

Dès novembre 1560, l'état de santé du roi s'aggrave jusqu'à tomber en syncope le 17 novembre. Le , des maux insupportables à l'oreille ont raison de François II qui décède sans postérité, ses ministres passent sous l'autorité de son frère Charles IX, âgé de dix ans.

Le 21 décembre 1560, les membres du Conseil privé nomment Catherine de Médicis « gouvernante de France ». Les Guises se retirent de la cour. Marie Stuart, veuve de François II, retourne en Écosse.

Composition[modifier | modifier le code]

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Chef et surintendant général de la Maison du Roi (Grand maître de France)
Logo Imprimerie royale 1816.png
Secrétaire d'État des Affaires étrangères
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Grand maître de l'artillerie de France
Orn ext Connétable de France.svg
Connétable de France
Orn ext Amiral de France.svg
Secrétaire d'État de la Marine
Sceau de Philippe Auguste. - Archives Nationales - SC-D157.jpg
Garde des sceaux
Icone Chancelier de France.svg
Chancelier de France
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Grand chambellan de France
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Surintendant des finances
15591563 : François de Lorraine, duc de Guise (15191563) 15581567 : Jacques Bourdin, seigneur de Villeines (1558 – 1567) (en même temps à la Marine). 15501567 : Jean d'Estrées (1486 – 1571), comte d'Orbec 15381567 :
Anne, duc de Montmorency (1492 – 1567)
15581567 : Jacques Bourdin, seigneur de Villeines (1558 – 1567) (en même temps aux Affaires étrangères). 10 juillet 1559 – avril 1560 : vacance 1559 – 2 janvier 1560 : François Olivier (15191563) 15511562 : François de Lorraine, duc de Guise (15191563) 15591563 : Charles de Guise, cardinal de Lorraine (1524 – 1574)
1er avril – 2 juin 1560 : Jean de Morvillier (1506 – 1577) 1er avril – février 1568 : Michel de L'Hospital (conseiller au Parlement de Paris) (1503 – 1573)
30 juin 1560 – février 1568 : Michel de L'Hospital (conseiller au Parlement de Paris) (1503 – 1573)

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Jean Pierre Ducros, Histoire d'Emmanuel-Philibert, duc de Savoie, Chamerot, (présentation en ligne)
  2. Arlette Jouanna (dir.), Histoire et dictionnaire des guerres de religion, 1559-1598, Robert Laffont, coll. « Bouquins », 1998, p. 52-53 et 1067.
  3. Voir Lucien Romier, La Conjuration d'Amboise. L'aurore sanglante de la liberté de conscience, le règne et la mort de François II, Paris, Librairie académique Perrin et Cie, p. 1 et 3, et, Jean-Hippolyte Mariéjol, Catherine de Médicis, Hachette, 1920. Réédition : Tallandier, 1979, p. 94-95.
  4. Lucien Romier, La Conjuration d'Amboise..., op. cit., p. 2-3.
  5. Lettres du cardinal Charles de Lorraine (1524-1574), s.d. Daniel Cuisiat, Genève : Droz, coll. « Travaux Humanisme Renaissance », 1998, p. 14
  6. Lettres du cardinal Charles..., op. cit., p. 2, note 22 et Arlette Jouanna (dir.), Histoire et dictionnaire..., op. cit., p. 53.
  7. Lucien Romier, op. cit, p. 243-244.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Arlette Jouanna, Jacqueline Boucher et Dominique Biloghi, Histoire et dictionnaire des guerres de religion, Paris, Robert Laffont, coll. « Bouquins », , 1526 p. (ISBN 2-221-07425-4, présentation en ligne).
  • Lucien Romier, La Conjuration d'Amboise : l'aurore sanglante de la liberté de conscience, le règne et la mort de François II, paris, Librairie académique Perrin et Cie, , 290 p. (présentation en ligne).