Minerva Mirabal

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Minerva Mirabal
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Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 33 ans)
Nom de naissance
María Argentina Minerva Mirabal ReyesVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Formation
Activités
Avocate, militante politiqueVoir et modifier les données sur Wikidata
Fratrie
María Teresa Mirabal
Patria Mirabal
Bélgica Adela Mirabal Reyes (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Conjoint

Minerva Mirabal ( - ) est une avocate et militante dominicaine; et une des sœurs assassinées pendant la dictature de Rafael Leónidas Trujillo[1]. Minerva a été une des premières femmes à obtenir un diplôme en droit pendant la dictature. Elle fut diplômée de l'Université Autonome de Saint-Domingue.

Premières années[modifier | modifier le code]

María Argentina Minerva Mirabal Reyes de Tavárez est la fille de Mercedes Reyes Camilo et d'Enrique Mirabal, un marchand et paysan. Dès son plus jeune âge elle se distingue par son intelligence : à 5 ans elle sait lire et écrire correctement ; à sept ans elle récite des vers de classiques français, comme Victor Hugo. À douze ans, ses parents l'envoient à l’école de la Inmaculada Concepción de La Vega. Elle obtient son diplôme en 1946 en Lettres et Philosophie.

Minerva, comme Patria, aimait l'art, surtout Picasso et Neruda.

En 1954, en vacances à Jarabacoa, Minerva rencontre Manuel Aurelio Tavárez Justo (Manolo), également étudiant en droit, qui sera son futur mari. Elle a eu trois enfants avec lui, Minerva Josefina née en , Sarah Jeovah en et Manuel Enrique en .

Lutte contre la tyrannie de Trujillo[modifier | modifier le code]

Minerva participa régulièrement aux réunions clandestines qui donnèrent naissance au Mouvement Révolutionnaire du . Selon le témoignage de ceux qui l'ont connue, Minerva était une femme exceptionnelle qui s'est distinguée dans toutes les activités auxquelles elle a participé, notamment dans son militantisme antitrujilliste. Cela lui valut d'être appréhendée à plusieurs reprises par le Service du renseignement militaire. Son assassinat à 34 ans ainsi que celui de ses sœurs Patria (36 ans) et María (25 ans) a indigné la population et a contribué à renforcer le mouvement de contestation de la dictature.

Le début de la fin[modifier | modifier le code]

Les difficultés commencèrent en , lorsque Minerva et ses parents, invités par les plus hautes autorités de la province, assistèrent à une fête à Santiago au Palais du Gouvernement en l'honneur du dictateur Trujillo. Trujillo rencontra Minerva Mirabal et fut attiré par sa beauté. Quelques jours après que Trujillo a fixé son regard sur Minerva, la famille Mirabal reçut une autre invitation du gouvernement à la mi-août, cette fois pour assister à l'inauguration de l'hôtel Montaña à Jarabacoa. À cette occasion, le dictateur et son fils Ramfis dansèrent avec Minerva. Trujillo profita de l'occasion pour montrer son attirance pour elle, un comportement qui n'était pas au goût de la jeune femme qui, par conséquent, arrêta de danser.

À la troisième invitation, Trujillo, dès qu'il arriva sur place, reprit sa séduction avec plus de zèle. Il dansa et discuta plusieurs fois avec elle mais fut une fois de plus rejeté. Cela rendit Trujillo furieux, humilié par la famille Mirabal, et il la fera assassiner.

Sous le nom de "Mariposa" (Papillon en français), Minerva entra dans la clandestinité.

Assassinat[modifier | modifier le code]

Le , alors que Minerva, Patria et María Teresa Mirabal revenaient d'une visite à leurs maris emprisonnés, elles furent prises en embuscade par des agents du Service d'Intelligence Militaire (SIM), près de Puerto Plata et conduites dans une maison de campagne dans la commune de La Cumbre où elles furent assassinées à la machette. Leur chauffeur Rufino de la Cruz a également été tué. Les dépouilles des sœurs sont conservées au musée des sœurs Mirabal à Salcedo en République Dominicaine.

La dernière des sœurs, Dédé Mirabal laisse penser dans son livre Vivas en su Jardin (Vivre dans son Jardin en français) que ses sœurs sont mortes étouffées.

Références[modifier | modifier le code]

CULOTTÉES (des femmes qui ne font que ce qu'elles veulent) 1 => de Pénélope Bagieu : Gallimard (bande dessinée)

Liens externes[modifier | modifier le code]