Mine G. Kırıkkanat

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Mine G. Kırıkkanat
Description de cette image, également commentée ci-après
Mine G. Kırıkkanat au Salon du livre de Paris (2010)
Nom de naissance Mine Gökçe Kırıkkanat
Naissance
Ankara
Activité principale
Journaliste, romancière
Auteur
Langue d’écriture turc

Mine Gökçe Kırıkkanat est une journaliste et romancière turque, née en à Ankara.

Biographie[modifier | modifier le code]

Elle est diplômée du lycée français Notre Dame de Sion d'Istanbul et de l'université d'Istanbul.

Sociologue de formation, elle est journaliste et a travaillé en Espagne de 1986 à 1990 à Bilbao et à Madrid comme correspondante de Cumhuriyet ; en France de 1991 à 2010 d'abord pour Milliyet, puis comme éditorialiste aux quotidiens turcs Radikal et Vatan. Depuis elle est éditorialiste du quotidien turc Cumhuriyet, et participe régulièrement au programme Kiosque de TV5 Monde[1] et publie ses articles en français sur le Blog Planétaire de la même chaine (TV5Monde).

Elle a reçu trois fois le prix de la journaliste turque la plus courageuse[2].

Ses écrits lui ont valu 42 procès. Fin 2017, alors que l'autoritarisme et la politique d'islamisation du président Recep Tayyip Erdoğan est décriée, notamment dans les milieux laïcs, elle déclare : « Je suis la cible privilégiée des islamistes car je pense que le problème en Turquie n'est pas l'islamisme mais l'islam, frein à l'égalité entre homme et femme. J'ai pu le dire en toute liberté, malgré les menaces de mort, avant l'arrivée de l'AKP au pouvoir qui menace de prison toute contradiction »[3].

Œuvres[modifier | modifier le code]

Elle a publié plusieurs essais, nouvelles et romans, traduits en 8 langues, dont deux traduits en français.

  • La Malédiction de Constantin [« Bir gün gece »], Paris, trad. Valérie Gay-Aksoy, Éditions Métailié, , 228 p. (ISBN 978-2-86424-590-2). Cet ouvrage est traduit également en arabe (Égypte/Etrac Publishing, 2012)
  • Le sang des rêves, Paris, Éditions Métailié, , 228 p. (ISBN 978-2-86424-743-2)[4].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Alibis n° 21
  2. Mine G. Kırıkkanat, « Qui vais-je cuisiner aujourd'hui? », Libération, 07/10/2006, en ligne.
  3. Olivier Michel, « Turquie : ceux qui résistent encore à Erdogan », Le Figaro Magazine, semaine du 29 décembre 2017, pages 44-52.
  4. Cet ouvrage est traduit également en italien (Il sangue dei sogni/Gremese, 2011) ; albanais (Destina/Shtepia Botuese Fan Noli, 2012) ; bulgare (Destina/Uniscorp, 2012) ; arabe (Égypte/Alarabi,2012) ; roumain (Destina/Editura Univers, 2011)

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :