Min Aung Hlaing

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Min Aung Hlaing
Senior General Min Aung Hlaing 2017 (cropped).jpg
Biographie
Naissance
Voir et modifier les données sur Wikidata (64 ans)
TavoyVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Formation
Defence Services Academy (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Activité
Autres informations
Grade militaire

Min Aung Hlaing, né le à Tavoy, région de Tenasserim est un général birman, commandant en chef de l’armée.

Biographie[modifier | modifier le code]

Le père de Min Aung Hlaing est ingénieur civil au ministère de la construction. Min Aung étudie le droit à l'Université des arts et des sciensuites ences de Rangoon de 1972 à 1973, avant de rejoindre la Defense Services Academy à la 19e session de 1974. Il occupe des postes de commandement dans l'armée. Il se fait connaître en 2009 pour avoir mené une offensive contre l'armée insurgée de l'Alliance démocratique des nationalités du Myanmar à Kokang[1]. Il est nommé successivement lieutenant général (fin 2009) ; le il devient le nouveau commandant en chef des forces armées du Myanmar, en remplacement du chef de l'État sortant et chef de la junte, le général en chef Than Shwe ; vice Senior Général en et enfin Senior Général en .

L'importance du général en Birmanie[modifier | modifier le code]

L’historien Thant Myint-U estime que depuis les années 90 l'armée a toujours un rôle central central dans le pays et qu'il y a toujours un homme fort en la personne de Min Aung Hlaing[2].

La répression des Rohingya[modifier | modifier le code]

L'ONU et la plupart des pays et observateurs condamnent l'action de l'armée et donc celle de Min Aung Hlaing contre les Rohingyas qualifiée de nettoyage ethnique. Le commandant en chef le nie et déclare « que cette campagne n'était que la réponse aux attaques d’extrémistes Bengalis du  »[3]. Il rencontre le pape le et lui affirme qu’il n’y a pas de persécution dans son pays[4].

Accusation par l'ONU de crimes contre l’humanité et crimes de guerre[modifier | modifier le code]

Un rapport de l’ONU, publié le , accuse le commandant en chef de génocide, crimes contre l’humanité et crimes de guerre[5]. Ce sont les massacres à grande échelle commis par l’armée birmane contre les Rohingya, qui constituent les faits visés[6]. La commission de l'ONU chargée de l'enquête, dirigée par Marzuki Darusman, vise également cinq autres personnes, dont l'adjoint du commandant en chef, le général Soe Win. À la suite de la publication du rapport de l’ONU  le réseau social Facebook a annoncé avoir banni le compte du commandant en chef de l’armée[7], ainsi que ceux d’une vingtaine d’autres individus et organisations également sanctionnés, comme la télévision militaire Myawady.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) David Paquette, « Min Aung Hlaing Appointed Vice-Senior General », Irrawaddy,‎ (lire en ligne)
  2. Arnaud Vaulerin, « Thant Myint-U : «La Birmanie n’a jamais été totalement en paix» », Libération,‎
  3. Thomas Cluzel, « Rohingyas : l'armée birmane assume le nettoyage ethnique », sur franceculture.fr,
  4. Harold Thibault, « En Birmanie, le général Min Aung Hlaing au centre du jeu », Le Monde,‎  :

    « Ses troupes ont beau être accusées de nettoyage ethnique contre les Rohingya par le représentant des Nations unies sur les droits de l’homme, les Etats-Unis et une flopée d’autres acteurs internationaux, le plus haut gradé de la Tatmadaw est « aimé » par plus de 1,3 million de personnes sur le réseau social. »

  5. Bruno Philip, « Un rapport de l’ONU accuse le chef de l’armée birmane de « génocide » : La pression internationale s’accroît un an après les massacres de Rohingya », Le Monde,‎ , p. 3
  6. Dorian Malovic, « Pour l’ONU, le chef de l’armée birmane doit être poursuivi en justice », La Croix,‎ (lire en ligne)
    La mission de l’ONU, qui n’a pas été autorisée à se rendre en Birmanie, a interrogé 857 victimes et témoins et s’est aussi servi d’images satellites pour évaluer le nombre de villages brûlés et abandonnés. Selon le rapport, « les crimes commis et la manière dont ils ont été perpétrés, sont de nature, de gravité et de portées similaires à ceux qui ont permis d’établir l’intention génocidaire dans d’autres contextes ».
  7. « Birmanie: la page du chef de l'armée fermée par Facebook », Presse océan,‎ (lire en ligne)

Liens externes[modifier | modifier le code]