Milrinone

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La milrinone est un médicament en perfusion intraveineuse, inhibiteur de la phosphodiestérase 3 et utilisé comme inotrope positif (augmentation de la contraction cardiaque) dans les cas d'insuffisance cardiaque grave et décompensée.

Il est utilisé à partir des années 1990[1].

Propriétés[modifier | modifier le code]

Il s'agit d'un médicament inotrope positif, moins tachycardisant que la dobutamine, avec un effet vasodilatateur et jouant également de façon positive sur la fonction diastolique du cœur[1].

Il n'influence pas le pronostic de l'insuffisance cardiaque[2].

Une forme orale a été testée mais son emploi entraîne une augmentation de la mortalité des insuffisants cardiaques[3].

La milrinone inhalée est utilisée pour traiter l’hypertension artérielle pulmonaire, pour faciliter le sevrage de la circulation extracorporelle et prévenir la dysfonction ventriculaire droite.[4]

Pharmacocinétique[modifier | modifier le code]

Sa demi vie est longue (plus de 50 minutes[1]) et son élimination est rénale.

Effets secondaires[modifier | modifier le code]

Du fait de son effet vasodilatateur, il peut provoquer, dans certains cas, une hypotension[2].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a b et c (en) Francis GS, Bartos JA, Adatya S, « Inotropes » J Am Coll Cardiol, 2014;63:2069–2078.
  2. a et b (en) Cuffe MS, Califf RM, Adams Jr. KF et al. « Short-term intravenous milrinone for acute exacerbation of chronic heart failure: a randomized controlled trial » JAMA, 2002;287:1541–1547.
  3. (en) Packer M, Carver JR, Rodeheffer RJ et al. « Effect of oral milrinone on mortality in severe chronic heart failure. The PROMISE Study Research Group » N Engl J Med, 1991;325:1468–1475.
  4. (en) Jean Lambert, Louis P. Perrault, Jean-Claude Tardif et Mahsa Elmi-Sarabi, « A multicentre randomized-controlled trial of inhaled milrinone in high-risk cardiac surgical patients », Canadian Journal of Anesthesia/Journal canadien d'anesthésie, vol. 63, no 10,‎ , p. 1140–1153 (ISSN 1496-8975 et 0832-610X, DOI 10.1007/s12630-016-0709-8, lire en ligne, consulté le 12 décembre 2018)